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Afrique du Sud/NZ, l'antisèche: Leur maîtrise est telle que ces All Blacks semblent imbattables

L'antisèche: Leur maîtrise est telle que ces All Blacks semblent imbattables

Le 24/10/2015 à 21:14Mis à jour Le 25/10/2015 à 10:39

COUPE DU MONDE - La Nouvelle-Zélande s'est imposée de peu contre l'Afrique du Sud en demi-finale (20-18), mais grâce à ses cadors comme Dan Carter en forme, elle n'a jamais paniqué. Même si les Springboks ont mis une intensité hors du commun dans cette rencontre, les All Blacks sont restés maîtres de leur sujet. Notre antisèche.

Le jeu : Que ce fut dur pour les All Blacks

Vous aviez trouvé les quarts de finale intenses ? Alors que dire de cette demie ! Pour la première fois depuis le début de la Coupe du monde, les Néo-Zélandais ont été sérieusement mis en difficulté. En cause, la défense rugueuse de l'Afrique du Sud et le 100 % au pied des buteurs des Springboks. Malgré deux essais à zéro (Kaino, 6e et Barrett, 52e) et une main mise sur le ballon (57 % de possession sur l'ensemble du match), les All Blacks ont dû lutter jusqu'au bout pour s'imposer de deux petits points. Les hommes de Richie McCaw se sont aussi énormément mis à la faute: 13 pénalités sifflées contre eux. En finale (samedi 31, à 17h), ils ne pourront pas se permettre d'offrir tant de points à leur adversaire, qu'il s'agisse de l'Australie ou de l'Argentine.

Julian Savea pris par la défense sud-africaine - Afrique du Sud-Nouvelle-Zélande, 24 octobre 2015

Julian Savea pris par la défense sud-africaine - Afrique du Sud-Nouvelle-Zélande, 24 octobre 2015Icon Sport

Les joueurs : Carter au sommet, Habana au plus mal

Dan Carter a brillé. L'ouvreur néo-zélandais a parfaitement maîtrisé la deuxième mi-temps et a très bien su gérer l'infériorité numérique de son équipe, réduite à 14 juste avant la pause après un carton jaune contre Jerome Kaino. La deuxième ligne a été excellente comme à son habitude. Brodie Retallick et Sam Whitelock ont été particulièrement à l'aise en touche où ils ont tous les deux volé un ballon à l'alignement sud-africain, pourtant un des meilleurs de la compétition. A l'inverse, moins à son avantage, le troisième ligne Kieran Read a été beaucoup sanctionné (4 pénalités sifflées à son encontre). Et on se demande toujours où Julian Savea a bien pu passer. Très en vue lors des phases de poule et en quart, l'ailier néo-zélandais a été transparent contre l'Afrique du Sud...

Dan Carter, l'ouvreur de la Nouvelle-Zélande lors du quart de finale contre l'Afrique du Sud - 24 octobre 2015

Dan Carter, l'ouvreur de la Nouvelle-Zélande lors du quart de finale contre l'Afrique du Sud - 24 octobre 2015Icon Sport

Côté sud-africain, Francois Louw a réalisé un excellent match en défense, avec 13 plaquages réussis, pour un seul manqué. Qui dit mieux ? Le deuxième ligne Eben Etzebeth, 16/16 au plaquage. Match à oublier en revanche pour Bryan Habana qui a été incapable de faire la différence. Rentré à l'heure de jeu, le deuxième ligne Victor Matfield non plus n'a pas réussi à faire basculer le cours du match. Il a même coûté beaucoup à son équipe.

Ce qui aurait pu tout changer : Si Habana n'avait pas multiplié les fautes grossières

Comment un joueur aussi expérimenté que l'ailier sud-africain Bryan Habana a-t-il pu se laisser aller à commettre de telles fautes ? D'abord sa montée illicite sur Dan Carter, alors qu'il tentait de transformer l'essai de Jerome Kaino, puis son acte d'antijeu sur le demi de mêlée Aaron Smith, qui lui a valu un carton jaune. Sans oublier son plaquage sans ballon sur Milner-Skudder... Si les Springboks n'avaient pas joué à 14 pendant 10 minutes, ils auraient peut-être eu le pep's nécessaire pour faire basculer la fin de match.

Le tweet animalier

La stat : 3

Les joueurs de Steve Hansen n'ont manqué que trois plaquages dans cette demi-finale, sur 84 réalisés, terminant ainsi avec 96 % de réussite dans cet exercice. Une stat tout simplement hallucinante. L'Afrique du Sud a eu plus de déchet, avec 20 plaquages manqués.

La décla : Schalk Burger (3e ligne de l'Afrique du Sud)

Les Springboks sont revenus de loin après leur défaite inaugurale contre le Japon, et le troisième ligne Schalk Burger en est bien conscient.

" C'est dur. Mais je pense que plus tard, on pourra se dire qu'on a réussi quelque chose de beau, un joli redressement"
Le sud-africain Schalk Burger pris par la défense néo-zélandaise lors de la demi-finale Afrique du Sud-Nouvelle-Zélande, 24 octobre 2015

Le sud-africain Schalk Burger pris par la défense néo-zélandaise lors de la demi-finale Afrique du Sud-Nouvelle-Zélande, 24 octobre 2015Icon Sport

La question : Les All Blacks sont-ils imbattables ?

Non. Car personne n'est imbattable. Mais franchement, quand on voit le jeu que les Néo-Zélandais proposent depuis 4 ans et leur sérénité autant sur le terrain que dans les vestiaires et à l'extérieur, on voit mal qui pourrait les inquiéter. A la pause de cette demie très serrée, il n'y avait pas la moindre trace de stress sur les visages néo-zélandais. Et à l'issue de la rencontre, le sélectionneur Steve Hansen n'a pas montré plus d'inquiétude que ses joueurs. "Je me fiche de savoir qui on prendra en finale".

Quand il faut jouer, les All Blacks répondent présents. Tout comme face à une équipe qui lui impose un combat physique de tous les instants. Grâce à leurs cadres expérimentés (McCaw, Carter, Nonu, Smith, Read), cette équipe ne s'affole jamais. Sa maîtrise est impressionnante. Depuis leur titre de champion du monde en 2011, les All Blacks n'ont perdu que 3 fois. Cela laisse bouche bée. Mais l'Australie est la dernière nation à les avoir battu, le 8 août dernier, dans le Rugby Championship. Preuve que tout est possible.

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