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La France passe au rouge

La France passe au rouge
Par Rugbyrama

Le 15/10/2011 à 11:50Mis à jour Le 15/10/2011 à 13:30

Quel stress ! Le XV de France s’est qualifié pour la finale de la Coupe du monde en battant le pays de Galles sur la plus petite des marges (9-8), la peur au ventre, et à 15 contre 14 pendant une heure après l’expulsion de Warburton. Les Bleus affronteront le vainqueur d’Australie-Nouvelle-Zélande.

Pour la première fois en douze ans, l'équipe de France s'est invitée en finale de Coupe du monde. Malgré des victoires peu convaincantes face au Japon et au Canada, malgré des défaites face à la Nouvelle-Zélande et les Tonga, malgré une profonde remise en question en cours de compétition, les Bleus ont trouvé les ressources pour se frayer un chemin vers les étoiles. Étincelants en quart contre l'Angleterre, ils n'ont pas été brillants face aux Gallois lors de cette demi-finale. Mais ils ont su saisir leur chance.

Et ils en ont eu, de la chance. Le sort leur a donné un joli coup de main en leur permettant de jouer près d'une heure en supériorité numérique. La faute à un plaquage cathédrale de Warburton sur Clerc (18e) sanctionné d'un carton rouge par M. Rolland. Jusque-là exemplaire, le jeune capitaine gallois a mené les siens à la perte. Cruel bégaiement de l'histoire après le rouge reçu par Huw Richards lors de la demi-finale 1987 contre la Nouvelle-Zélande.

Le vrai tournant du match en tout cas. On ne saura jamais s'ils auraient décroché la première finale mondiale de leur histoire sans ça, mais force est de constater que ce sont les Gallois qui ont dominé cette partie. Dès le début, ils imposaient de longues séquences aux Bleus qui subissaient à l'impact et sur les charges dévastatrices de Roberts au milieu du terrain.

Galles: 3 pénalités et 1 transformation ratées

Même à 14 contre 15, ils continuaient de se montrer les plus dangereux. La pluie qui avait commencé à tomber sur l'Eden Park quinze minutes avant le coup d'envoi a peut-être contrarié les plans tricolores... Désorganisés dans leur jeu, les Français s'en remettaient à la botte de Parra pour scorer (9-3, 50e). Et quand l'ouvreur clermontois trouvait des brèches dans la défense adverse, le soutien tardait ou commettait des fautes en suivant.

C'était même le pays de Galles qui marquait le seul essai de la partie (Phillips, 59e), alors que les Bleus semblaient avoir pris le dessus grâce à leur domination en conquête (six ballons récupérés en touche) et une bonne occupation du terrain. C'était sans compter sur un excellent coup du futur Bayonnais qui marquait petit côté malgré un deux contre cinq (9-8). Face à des Français au jeu minimaliste, les Diables rouges, remarquables de courage, ne perdaient jamais leurs intentions et campaient dans le camp adverse durant les vingt dernières minutes de la partie. Malgré leur infériorité numérique, c'est eux qui maîtrisaient cette demi-finale.

Acculés, les hommes de Marc Lièvremont tremblaient, très fort. Ils suffoquaient quand Halfpenny manquait une pénalité de 50 mètres face aux poteaux (76e) pour quelques centimètres seulement. Mais ils s'imposaient d'un tout petit point, après une interminable séquence de 29 phases de jeu dans leur camp. Pour la flamboyance, on repassera. Mais l'essentiel n'est pas là. Le XV de France jouera dimanche la troisième finale mondiale de son histoire. Le rêve continue.

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