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Un Toulouse quatre étoiles

Un Toulouse quatre étoiles
Par Rugbyrama

Le 22/05/2010 à 15:48Mis à jour

Au terme d'une rencontre palpitante, Toulouse s'impose devant Biarritz (21-19) et glane son quatrième titre européen. Supérieurs en mêlée fermée et inspirés offensivement, les Haut-Garonnais se sont appuyés sur les bottes de Skrela et Fritz. Le BO aura des regrets, marquant le seul essai du match.

Il a fallu attendre la 73e minute de jeu pour vraiment vibrer. Après plus d'une heure d'un match engagé mais pas flamboyant, le centre biarrot Karmichael Hunt aplatissait le premier essai de la rencontre après un contre sur la ligne médiane. Le BOPB revenait à 19-21 et le public du Stade de France s'enflammait pour la première fois. Mais, malgré toute l'énergie (du désespoir ?) mise par les Biarrots dans leur fin de match, ils ne pouvaient empêcher la machine toulousaine de marcher vers son quatrième titre sur la scène continentale. Après 1996, 2003 et 2005, Toulouse est sacré roi d'Europe en 2010 au terme d'un match parfaitement maîtrisé. Biarritz lui perd pour la deuxième fois en finale de H Cup.

Pourtant, l'entame était bien biarrote. Plus agressifs, dominateurs à l'impact, les Basques occupaient parfaitement le terrain et monopolisaient le ballon. N'ayant pas joué depuis trois semaines, ils voulaient soigner leur début de match... Ils ne parvenaient pas à trouver la faille dans la ligne de défense adverse toutefois et devaient compter sur la botte de Yachvili pour scorer. Mais les Toulousains n'allaient pas subir plus longtemps. Ils s'appuyaient sur leur domination en conquête (en mêlée notamment avec deux pénalités et deux bras cassés sifflés en leur faveur en une demi-heure) pour refaire leur retard. C'étaient eux qui, impulsant enfin du rythme dans leurs attaques, se montraient les plus dangereux sur leurs ballons d'attaque, à la 34e minute notamment après une percée de Fritz sur un ballon de récupération dans ses 40 mètres. C'est d'ailleurs ce même Fritz, auteur d'une très bonne performance, qui permettait aux siens de virer en tête à la pause 12-9 grâce à un drop à la 39e (et une pénalité de 53 mètres à la 22e).

Maîtrise toulousaine

Au retour des vestiaires, la pression restait haut-garonnaise. Et elle se faisait chaque minute plus prégnante, étouffante. A la 47e, les hommes de Guy Novès laissaient de nouveau échapper une occasion imparable avec Médard qui commettait un en-avant à 5 mètres de la ligne sur une situation de deux contre un. Mais, même en supériorité numérique après le carton jaune reçu par Albacete (48e), le BOPB ne parvenait pas à reprendre le contrôle du jeu. Pour preuve, Toulouse parvenait à inscrire six points durant ses dix minutes à quatorze (drops de Skrela; 52e, 59e), contre trois seulement pour Biarritz (pénalité de Yachvili, 50e).

Acculés dans leur camp, les Basques passaient leur fin de match à endiguer les assauts adverses. Moins forts, tout simplement, que ces Toulousains impressionnants de maîtrise. Skrela, en réussite dans ses tentatives (5/7), se chargeait de transformer les pénalités offertes par les Biarrots, toujours gênés en mêlée notamment. Lecouls, Johnston et Dusautoir n'étaient plus dans le camp basque comme ce fut le cas lors de la finale de Top 14 2006 et ça se voyait... A la 71e, le Stade toulousain menait 21-12. On pensait alors qu'il se dirigeait tranquillement vers le titre. Puis Hunt surgit... Un sursaut d'orgueil. Juste de quoi pimenter un peu le scénario de cette finale logiquement remportée par les Rouge et Noir. Biarritz, qui a joué trop peu, trop tard, n'a pas sauvé sa saison. Toulouse, qui affirme depuis des semaines que la H Cup constituait son seul objectif cette saison, si.

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