Midi Olympique

Onze ans après, Toulouse décroche une nouvelle finale européenne

Onze ans après, Toulouse décroche une nouvelle finale européenne

Le 01/05/2021 à 17:47Mis à jour Le 01/05/2021 à 21:36

CHAMPIONS CUP - Dans des conditions compliquées à Ernest-Wallon, le Stade toulousain est venu à bout de l'Union Bordeaux-Bègles (21-9) et a décroché le premier ticket pour la finale de Champions Cup. Sans briller ballon en main malgré les essais de Lebel (5e) et Dupont (71e), les joueurs d'Ugo Mola ont encore pesé en défense et au sol pour maîtriser le tempo de la rencontre.

Plein de promesses entouraient ce premier duel franco-français du dernier carré européen. Dans le coin rouge, des Toulousains qui attendaient une finale depuis onze ans et dans le coin bleu, des Bordelo-Bèglais encore prêt à marquer un peu plus l'histoire du club dans ces phases finales. Malheureusement, le COVID est venu semer la zizanie dans la préparation de l'UBB qui n'avait plus joué depuis trois semaines et seulement deux entraînements collectifs avant cette échéance.

Malgré tout, la première période était très dense et plutôt équilibrée. Sous des trombes d'eau et face au vent, Jalibert marquait le premier sur pénalité avant une réaction éclair des Toulousains. Pour leur première vraie possession dans le camp girondin, Médard créait le décalage avec une passe volleyée et Lebel concluait en crochetant les derniers défenseurs (5e). L'UBB réussissait à repasser devant grâce à son buteur (5-6) et tenait son maigre avantage malgré un carton jaune pour Woki (25e) après un en-avant volontaire. Impatients et imprécis ballon en main, les joueurs Haut-garonnais ont finalement récupéré des pénalités en mêlée pour permettre à Ntamack de donner l'avantage aux siens avant la mi-temps (8-6).

Vidéo - Le débrief de Toulouse-UBB en quatre points déterminants

08:55

Toulouse a étouffé l'espoir bordelais

La deuxième période s'est disputée dans des conditions plus clémentes mais cela n'a pas complètement décadenassé cette demi-finale. Si les Toulousains voulaient marquer trop vite dans le premier acte, ils ont été beaucoup plus pragmatiques dans le second avec une intensité redoublée en défense et au sol. Fer de lance de ces montées en inversé, le centre Pita Ahki a étouffé les offensives bordelo-bèglaises sans parler de la seconde lame souvent mise par ses avants. Pris dans les duels, les joueurs de Christophe Urios se sont mis à la faute à répétition et Ntamack creusait l'écart au pied (14-6, 64e). Jalibert lui répondait dans la foulée (14-9, 68e) et l'espoir d'un money time complètement fou commençait à naître.

Maxime Lucu et Matthieu Jalibert (Bordeaux-Bègles)

Maxime Lucu et Matthieu Jalibert (Bordeaux-Bègles)Icon Sport

Nos rêves ont vite été douchés par la vista du centre néo-zélandais qui crochetait et ouvrait l'intervalle à Médard. L'arrière toulousain transmettait en tombant à Holmes qui s'échappait pour finalement décaler Dupont et lui offrir un deuxième essai décisif (71e). Bordeaux-Bègles ne s'en relevait pas alors que Pita Ahki était élu homme du match en toute logique et à l'image d'un nouveau tour à élimination directe maîtrisé par les Toulousains.

Comme en quart à Clermont, Toulouse a donné le tempo de ce gros combat et a tenu sur la longueur (21-9) pour décrocher sa première finale européenne onze ans après son titre en 2010. De son côté, Bordeaux-Bègles a payé cash sa préparation tronquée et a manqué de jus pour perturber la grosse organisation haut-garonnaise. L'aventure girondine restera tout de même historique sur la scène européenne et pourrait continuer en championnat dans les semaines à venir.

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