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Le duel du week-end : Bourgarit – Mauvaka, fers de lance pour une étoile

Le duel du week-end : Bourgarit – Mauvaka, fers de lance pour une étoile
Par Rugbyrama

Le 21/05/2021 à 16:32Mis à jour

CHAMPIONS CUP - La Rochelle et le Stade toulousain vont se disputer demain la finale de la Champions Cup 2021 à Twickenham. Dans le gros combat attendu, un duel se démarque en l’absence de Julien Marchand, celui entre Pierre Bourgarit et Peato Mauvaka.

L’attaque : avantage Bourgarit

Les deux équipes attaquent avec un style de jeu plutôt différent. Alors que Toulouse mise surtout sur la qualité de ses trois-quarts pour trouver une solution offensive, La Rochelle préfère faire confiance à sa puissance. Il y a donc ici une opposition de style, qui se ressent d’ailleurs dans les chiffres. Prenons par exemple les 10 meilleurs marqueurs d’essais de notre cher Top 14 cette saison. L’ailier Matthis Lebel est en tête avec 13 réalisations à son actif. Un peu plus bas, on retrouve Cheslin Kolbe qui compte lui 7 essais marqués.

Intercalé entre ces deux arrières, on peut noter la présence d’un avant rochelais : Pierre Bourgarit. Le talonneur dynamique réalise la meilleure saison de sa jeune carrière et a réussi à planter 9 essais cette saison. Souvent lancé en fer de lance, le Gersois d’origine fait parler son énergie débordante pour échapper aux plaquages et se faufiler entre les défenseurs. Bon en conquête, il profite aussi c’est vrai de plusieurs ballons portés pour venir aplatir le cuir dans l’en-but adverse. Des talonneurs qui marquent un triplé contre Agen, suivi d’un doublé la semaine suivante contre Bayonne, il n’y en a pas 1000.

Pour autant, Mauvaka n’est pas un mauvais attaquant, lui qui est plus dans un profil polyvalent. Pour preuve, il a déjà débuté un match en tant que troisième ligne centre cette saison, c’était en novembre face à Pau.

La défense : égalité

Très difficile de départager les deux talons au niveau de leur apport défensif. Le Toulousain est, comme dit précédemment, peut-être plus polyvalent, ce qui lui permet d’être efficace au plaquage et de couvrir plus de terrain. Le Rochelais est lui un spécialiste des grattages au sol et tient des statistiques très solides au plaquage. Par exemple, contre le Leinster, le Gersois a gratté trois ballons important et réalisé 14 plaquages.

Les deux sont d’une grande activité et aucun ne se démarque vraiment sur ce point-là. Match nul.

La forme du moment : avantage Bourgarit

Il y a une différence entre les deux joueurs. Bourgarit est un titulaire en puissance avec le Stade rochelais, Mauvaka n’est pour l’instant que la doublure de Julien Marchand à Toulouse. Cette hiérarchie fait que le Maritime a joué 22 matchs cette saison (18 en tant que titulaire), alors que le Haut-Garonnais n’en a disputé "que" 18 (10 seulement en tant que titulaire). Bourgarit n’a donc cessé d’enchaîner, alors que Mauvaka a vécu deux mois sans jouer entre janvier et mars, à cause d’une blessure, du covid et de l’équipe de France (sélectionné mais sans minute).

Mauvaka assume son rôle, "c’est une concurrence saine", avait-il en plus déclaré. Mais il n’est pas le joueur qui débute habituellement les matchs importants, comme la demi-finale contre Bordeaux, où il n’a disputé que 16 minutes. La suspension de Marchand lui profite pour la finale, mais il a, c’est certain, moins de rythme que Pierre Bourgarit. D’autant plus que ce dernier avait encore été en feu lors de la demi-finale contre le Leinster.

Le résultat : 3-1 pour Pierre Bourgarit

La finale de Champions Cup est un événement qui va tenir toute la France en haleine ce samedi. Et pour départager les deux premiers du championnat, rien n’est joué par avance. Alors même si Bourgarit, en bien meilleure forme actuellement, domine ce duel, tout peut se passer dans une finale. Mauvaka aura sûrement une énorme envie de montrer qu’il peut monter dans la hiérarchie, et qu’il peut faire gagner des titres à son équipe. Rendez-vous samedi à 17h45.

Par Yanis GUILLOU

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