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Saracens : et maintenant l’union sacrée

Saracens : et maintenant l’union sacrée

Le 18/11/2019 à 15:00

CHAMPIONS CUP - Sans les stars du XV de la Rose et toujours sous la menace d’un retrait de 35 points en Premiership, les Saracens ont concédé la défaite et le bonus offensif au Racing 92 ce dimanche (30-10). En pleine tempête, ils assurent faire front tous ensemble en attendant de meilleurs lendemains.

Trois jours avant le match, Henry Chavancy disait n’accorder aucun crédit à Mark McCall lorsque le manager des Sarries déclarait, quelques jours plus tôt, qu’il serait obligé de faire un choix stratégique au détriment de la Champions Cup si les 35 points de retrait en championnat, qui accablent son club, se voyaient confirmés. Il disait aussi que l’équipe qui se présenterait à Paris La Défense Arena ce dimanche, celle-là même qui s’était imposée à Gloucester la semaine précédente (12-21) sans Farrell, Itoje et consort, n’avait rien d’une pâle réserve.

Il fallait donc attendre pour voir et on a vu. Des Saracens certes en dessous des Franciliens, qui ont concédé un bonus offensif, mais pas transparents non plus. Pas assez en tout cas pour parler d’impasse : " Si on avait perdu de cinquante points et qu’on avait été complètement surclassé, ce constat aurait pu être fait mais cela n’a pas été le cas, a déclaré McCall à l’issue de la rencontre. On n’a pas très bien joué mais on a quand même montré de belles valeurs en défense. De par les circonstances actuelles, dans les vingt dernières minutes, il aurait été facile de ne pas se battre comme on s’est battu et de ne pas s’accrocher comme on l’a fait ". L’humiliation évitée au mental, presque une petite victoire pour le patron sportif des banlieusards londoniens, pour qui la préparation de cette première échéance européenne de la saison, dans ce contexte de crise, n’avait pas grand-chose de simple.

Champions cup - Teddy Thomas (Racing), face aux Saracens.

Champions cup - Teddy Thomas (Racing), face aux Saracens.Icon Sport

" On va continuer à se battre"

" La situation était la même pour nous à Gloucester la semaine précédente et on a quand même réussi à s’imposer, tempère t-il. Maintenant, c’est sûr que ce n’est pas idéal pour préparer les matchs. Cela occupe les esprits et on passe par différentes émotions chaque jour. La semaine qui arrive, le groupe sera réuni au complet pour la première fois cette saison. Cela nous laissera la possibilité de parler entre nous et de définir ensemble comment nous pouvons aller de l’avant ".

Un pacte qui doit être scellé dans l’urgence, à l’unanimité, avec toutes les forces en présence et pour un seul objectif : réussir contre vents et marées la meilleure saison possible. Dans les coulisses de la salle de spectacle de Nanterre, dimanche soir, le troisième ligne Jackson Wray a donné la tonalité d’un discours rassembleur : " Il n’y a aucune fracture dans le groupe. Bien-sûr que cela a été les montagnes russes sur le plan émotionnel depuis la semaine dernière mais je peux assurer que, des joueurs aux kinés en passant par les coachs, personne ne crée de division. On a toujours été soudé, dans les bons comme dans les mauvais moments, et cette épreuve, qui nous affecte tous, est l’occasion de nous ressouder encore plus. On a perdu notre premier match de la saison en Champions Cup mais ce n’est pas pour autant que la compétition est terminée pour nous ! On va continuer à se battre ". Peut-être pas la meilleure des nouvelles pour les Ospreys, prochains adversaires des Saracens dans la compétition.

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