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Les malheurs des Saracens, la chance du Racing ?

Les malheurs des Saracens, la chance du Racing ?

Le 13/11/2019 à 19:00Mis à jour Le 15/11/2019 à 16:16

CHAMPIONS CUP - Le Racing 92 ouvre ce dimanche sa campagne européenne par la réception des Saracens. Si affronter le tenant du titre en entrée a de quoi faire peur, la situation chaotique dans laquelle il se trouve rebat les cartes et peut profiter aux Ciel et Blancs.

À l’annonce du tirage au sort des poules de la Champions Cup en juin dernier, il était entendu que les Racingmen, tombés dans le groupe de la mort (avec les Saracens, le Munster et les Ospreys), seraient confrontés au pire d’entrée de jeu. Pas un cadeau, en effet, de recevoir l’écrasante machine à gagner anglaise pour démarrer une compétition où le faux-pas à domicile est presque rédhibitoire. Cinq mois plus tard, la peur a peut-être changé de camp. La sanction de 35 points de retrait (et 6,2 millions d’euros d’amende) pour non-respect du Salary Cap anglais, prononcée la semaine dernière, est passée par là et impacte violemment les perspectives du club de la banlieue londonienne.

Samedi, à l’issue de la victoire des Sarries à Gloucester (12-21, 4e journée de Premiership), leur manager Mark McCall a donné des indications précises sur ce à quoi pourrait ressembler la saison européenne de son équipe : " Notre mission, à l’heure actuelle, si la sanction est confirmée en appel, est de tout mettre en œuvre pour éviter la descente. Nous avons donc un plan pour ce scenario catastrophe qui affectera notre stratégie en Champions Cup ". Comprenez que le tenant du titre lâchera volontairement la compétition pour mettre toutes ses billes dans son opération maintien en championnat. Un message forcément entendu par les joueurs avant de se rendre à Paris La Défense Arena et alors que rien n’indique des chances de succès en appel pour une réduction de peine.

"C’est bien sur le terrain qu’on va les jouer"

"Ils ont des problèmes extra-sportifs, mais sur le terrain, quand on voit leur dernière performance à Gloucester, on a la preuve que les joueurs veulent répondre sportivement et faire ce qu’il faut pour leur club, tempère le directeur du rugby du Racing 92 Laurent Travers. Sur le terrain, tout va très bien pour eux et malheureusement pour nous, c’est bien sur le terrain qu’on va les jouer ! ". Le terrain, parlons-en justement ! Le retour des internationaux a apporté au Racing la force de frappe qui lui faisait cruellement défaut depuis le début de la saison, comme en atteste la victoire bonifiée de dimanche à Jean-Bouin (9-25) face au moribond voisin parisien.

L’Angleterre ayant disputé la finale de la Coupe du monde le 2 novembre dernier, Mark McCall n’a pas encore pu remettre les Farrell, Itoje, Vunipola, Daly et consort dans le bain. Et il ne devrait pas plus le faire dimanche : " Ils aiment le club et ils auraient tous voulu jouer contre Gloucester mais il n’en a jamais été question. Ils sont de nouveau avec nous mais il me paraît surréaliste de les aligner dimanche, deux semaines seulement après avoir pris part à une finale de Coupe du monde. Ceux qui ont joué à leur place durant cette période méritent par ailleurs de connaître l’expérience de la Champions Cup ". Une expérience forcément particulière vu le contexte très agité du moment. Si Laurent Travers ne s’estime " pas favori face à cette équipe capable de gagner partout ", les circonstances plaident pour un rééquilibrage du rapport de force. Au Racing 92 d’en profiter.

Vidéo - Poulain : "Et si c'était le bon moment pour prendre les Saracens..."

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