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Comment faire déjouer les Saracens ?

Comment faire déjouer les Saracens ?

Le 25/09/2020 à 10:00Mis à jour Le 25/09/2020 à 10:01

CHAMPIONS CUP - Opposé aux Saracens en demi-finale de la Champions Cup, samedi dans son enceinte de la Paris La Défense Arena, le Racing 92 sera confronté à l’un des collectifs les mieux en place de ces cinq dernières années. Que ce soit dans l’engagement ou la stratégie, les Racingmen devront rendre une copie parfaite.

Le refrain est souvent le même : "ils ne font rien d’extraordinaire". Sur le terrain, le jeu mis en place par les Sarries est loin d’emporter les foules. Mais les Anglais ont démontré depuis longtemps qu’ils n’avaient pas besoin de bien jouer à la baballe pour se construire un palmarès impressionnant (Trois Coupe d’Europe). Les Saracens ont ainsi remporté dix de leurs onze derniers matchs éliminatoires en Champions Cup (une défaite), notamment leurs quatre derniers d’affilée. Leur seule défaite dans cette série a eu lieu contre le Leinster en quart de finale 2018 (30-19). "Depuis le début de l’année, on n’a jamais rencontré une équipe aussi costaud, aussi forte", souligne le talonneur du Racing 92 Camille Chat.

"Depuis le début de l’année, on n’a jamais rencontré une équipe aussi forte"

Véritable rouleau compresseur tactique, la formation de Mark MacCall récite son rugby avec une précision rare. Même les départs de Will Skelton (La Rochelle), George Kruis (Japon), Titi Lamositele (Montpellier), Liam Williams (Scarlets), Ben Spencer (Bath) ou bien encore Alex Lozowski (Montpellier) n’ont affaibli leur collectif. "Ils ont quelques joueurs qui sont partis, mais ils ont un XV titulaire… c’est quasiment l’équipe d’Angleterre. On sait que ça va être un rude combat", glisse Camille Chat. D’autant que les stats ne plaident pas vraiment en faveur des Racingmen.

Champions Cup - Le Racing 92 face aux Saracens

Champions Cup - Le Racing 92 face aux SaracensIcon Sport

Les Saracens ont en effet remporté six de leurs huit confrontations face au Racing 92 en Champions Cup (deux défaites), notamment lors de leurs deux précédentes rencontres en phase à élimination directe (quart de finale 2015 et finale 2016). Le Racing s’est toutefois imposé à domicile 30-10 cette saison, lors de la première journée.

Une véritable "meute de loups"

Alors que craindre précisément de ces fameux Sarries, champions en titre ? Le pack, tout d’abord, avec une mêlée solide incarnée par le talonneur Jamie George et, surtout, le pilier Mako Vunipola. Les Racingmen devront par ailleurs repousser les ballons-portés des Anglais autour du deuxième-ligne Maro Itoje, impérial pour guider son pack vers l’en-but adversaire. Et que dire du troisième-ligne sud-africain Michael Rhodes, infatigable plaqueur, qui justifie à lui-seul l’appellation de "Wolfpack" ("meute de loups" en français ) choisie pour décrire le système de défense ultra-agressive des Sarries créé par Paul Gustard.

Derrière, malgré l’absence de l’ouvreur Owen Farrell, suspendu jusqu’au 5 octobre, Alex Goode assure parfaitement l’intérim, que ce soit face aux perches ou dans l’orientation du jeu. Enfin, le puissant centre Brad Barritt concentre les défenseurs tandis qu’Elliot Daly déplace le jeu à merveille avec son coup de pied monstrueux.

"J’espère que sur le plan de la stratégie, on sera bon"

Bref, le collectif des Saracens est complet, quasi sans failles. "Ce qui est important, c’est d’être prêt à 14 heures, samedi. On sait très bien que c’est une équipe très dure sur l’homme, capable offensivement comme défensivement de gagner les duels. Il faut être lucide. Ce n’est pas tout de faire un gros match, il faut le remporter. J’espère que sur le plan de la stratégie, on sera bon", insiste le Directeur du Rugby Laurent Travers. Pour le demi de mêlée Teddy Iribaren, il faut toutefois "arrêter de regarder les Saracens et leur suprématie."

Promis à la relégation en D2 anglaise la saison prochaine, en raison d'infractions au plafond salarial, les Saracens ont enfin un atout bien plus précieux que leur stratégie ou leur puissance : cette détermination commune de faire taire l’Europe du rugby et de démontrer à tous qu’ils sont indétrônables.

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