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Impossible est-il Toulousain ?

Impossible est-il Toulousain ?
Par Vincent Bissonnet via Midi Olympique

Le 18/04/2019 à 19:03Mis à jour Le 19/04/2019 à 02:07

CHAMPIONS CUP - Le Stade toulousain affronte, ce dimanche, à 16h15, le Leinster, sur sa pelouse de l’Aviva Stadium. Face au tenant du titre, favori à sa succession, la troupe d’Ugo Mola se sait contrainte à l’exploit. Pour y parvenir, il faudra ajouter à l’audace une rigueur de tous les instants. Le salut passera par un match parfait.

Ce dimanche, à 16 h 15, quand Wayne Barnes lancera les hostilités à l’Aviva Stadium, le Stade toulousain partira à l’assaut d’un des plus grands défis de son histoire moderne. Tout simplement. Sur sa route va se dresser un roc, un pic, une montagne : le Leinster, en son royaume, solidement ancré sur son trône de fer. Bienvenue en enfer, aux portes du paradis, paradoxalement. Jerome Kaino et ses partenaires vont à la fois se mesurer au XV du Trèfle bis, au joueur couronné roi du monde, à la meilleure équipe de la décennie avec quatre titres sur les dix dernières saisons, à une armada restant sur quatorze succès à domicile dans la compétition, à l’attaque numéro un en points comme en essais de toutes les poules de cette édition. Et on en passe…

Au cours toutes ses campagnes continentales, le Stade toulousain a-t-il déjà réalisé pareil exploit ? Peut-être jamais, étonnamment. Les Rouge et Noir ont certes remporté deux demi-finales outre-Manche, à Leicester, en 2005, et à Reading, trois ans plus tard, face aux Irish, mais l’adversité paraissait moins redoutable, moins prestigieuse. Les plus belles lignes de sa légende sont surtout écrites à Ernest-Wallon ou lors d’affrontements franco-français fratricides. N’insultons pas le passé mais apprécions à sa juste valeur le challenge à venir. "Je ne sais pas si vous vous rendez compte de l’équipe chez qui nous allons jouer, c’est hallucinant, souffle Ugo Mola. On va jouer ce qui se fait de mieux en Europe."

La valeur de l’adversaire situe la portée de la performance à accomplir : "S’il y a un moment pour réaliser une prestation parfaite, c’est sans doute maintenant. Un match parfait offensivement et défensivement, en effectuant un carton plein sur nos occasions et en se montrant intraitables. La discipline, je n’en parle même pas. C’est tout ce qu’il faudra pour enlever la cinquième étoile promise au Leinster." Une bonne prestation ne suffira certainement pas : demandez aux derniers demi-finalistes du Stade, en 2011, défaits 32 à 23, sur cette même pelouse, au terme d’une bataille homérique.

Pour changer le cours d’une histoire écrite à l’avance du côté de Dublin, les Rouge et Noir devront impérativement troubler la symphonie habituellement récitée par Jonathan Sexton et son orchestre. L’entraîneur principal prévient : "J’espère que l’on arrivera à mettre du désordre car si ça reste sur l’ordre établi, c’est le Leinster qui jouera la finale de la Coupe d’Europe." L’avenir n’attend plus, comme le disait si bien Romain Ntamack, en octobre dernier, avant le lever de rideau de cette Coupe d’Europe : "Nous sommes fiers du passé mais, aujourd’hui, c’est notre génération, notre aventure. C’est un autre temps et c’est à nous d’écrire notre propre histoire. Ce qui s’est passé avant est beau mais on a aussi envie que les gens soient fiers de nous dans quelques années."

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