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La Rochelle, pas timorée face à Clermont

La Rochelle, pas timorée face à Clermont

Le 08/05/2019 à 09:04

CHALLENGE CUP - Qualifiés pour la première finale de leur histoire en coupe d’Europe, et plus largement dans celle d’une grande compétition, les Rochelais n’ont pas le vécu des Clermontois à ce niveau. "Et alors ?", répondent les Jaune et Noir, pas complexés et déterminés à jouer leur rugby.

Jamais deux sans trois. Les Rochelais auront eu besoin d’une troisième demi-finale en deux ans, après celle de Challenge Cup et de Top 14 en 2017, pour décrocher une première finale dans une grande compétition. Un parcours que loue et rappelle le responsable sportif Jono Gibbes. “Le groupe s’est construit cette opportunité, en sortant d’abord de la poule même s’il a perdu à la maison contre Bristol. Nous avons bien maîtrisé la poule et passé les deux petites finales, Bristol, en quart, et Sale, en demie”, dit Gibbes.

Au club depuis 2011, le pilier droit Uini Atonio a des mots forts pour parler de cette finale de Challenge Cup contre Clermont. “C’est monstrueux !, dit le pilier international. Je n’ai rien gagné avec La Rochelle, à part une montée en Top 14 (en 2014, ndlr). Pour moi, je peux dire que c’est une finale que je ne vais jamais oublier dans ma carrière. À la fin d’une carrière, on ne se souvient que des bons moments. Des copains, des mecs avec qui tu as joué et des phases finales.”

Après un match très engagé contre Toulon, samedi, les têtes ont dû basculer rapidement en début de semaine. La semaine est donc courte en termes de préparation et assez particulière, vu l’enjeu. “Le match est vendredi, c’est un peu bizarre, confirme le responsable sportif des Jaune et Noir, Jono Gibbes. Les joueurs ont pris leurs responsabilités face à un adversaire français que nous connaissons bien. A l’intérieur du groupe, il y a quelque chose de fort pour faire la meilleure performance possible lors de cette finale. Le but, c’est de bien attaquer la finale et de mettre Clermont sous pression durant 80 minutes.”

Stress à minimiser

Mardi après-midi, à trois jours du match, le groupe ne semblait pas vraiment s’en faire de cette opposition contre les Jaunards. “J’ai zéro pression, glisse Uini Atonio. Avec le groupe, nous sommes arrivés jusque-là. L’objectif, c’était une demi-finale à la maison et nous l’avons rempli.” Que faire dans les derniers jours d’une finale pour les Rochelais qui manquent forcément de vécu à ce niveau ? Jono Gibbes, lui, est déjà passé par là, notamment avec Clermont lorsqu’il y était en charge des avants. “C’est sûr qu’il y a de la pression mais il faut minimiser le stress, indique le Néo-Zélandais. C’est différent pour chacun. Ce n’est pas très utile de faire trop d’analyses de certaines choses car le groupe a déjà construit ses habitudes depuis 10 mois, 10 mois et demi. Ce qui sera important durant la finale, c’est d’utiliser toutes les ressources que nous nous servons depuis longtemps. Il y a certaines situations que nous connaissons très bien. Il n’est pas nécessaire de faire trop d’analyses.”

Une vision partagée par Geoffrey Doumayrou. Vainqueur en 2017 de cette même compétition avec Paris, le centre international ne voit pas forcément de déséquilibre entre les deux équipes. Clermont, plus expérimenté ? Et alors ? “Non, ça ne veut pas forcément dire quelque chose, argumente l’Héraultais. Avec Montpellier, j’y suis allé en finale contre le grand Toulouse (en Top 14, en 2011). A la 72e minute, nous étions encore devant au score. Sur cette finale-là (perdue 15-10), nous n’avions pas vu de différence entre une équipe qui n’avait jamais connu de finale voire de phase finale tout court et une autre qui avait déjà remporté un grand nombre de Brennus. Si nous jouons détendus et vu que nous n’avons rien à perdre, nous ne partirons pas avec du retard face à Clermont qui a l’habitude de jouer ces matchs-là.” Tout est dit.

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