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Brennan : "Le rugby français n'est pas mort"

Brennan : "Le rugby français n'est pas mort"

Le 18/03/2018 à 17:49Mis à jour Le 19/03/2018 à 10:15

Daniel Brennan, capitaine France U20 - Fier de son groupe, le pilier toulousain affirme que les Bleuets ont déjà basculé sur la Coupe du Monde.

Rugbyrama : Daniel, quel est le sentiment qui prédomine après ce titre de champions d'Europe ?

Daniel Brennan : Il y a beaucoup de joie, évidemment, mais également beaucoup de soulagement. C'est un poids enlevé sur nos épaules. Nous avons travaillé pour remporter ce trophée, et la défaite contre l'Angleterre nous a mis un vrai coup au moral. Il a donc fallu relever la tête, ce que nous avons su faire.

Pendant le match connaissiez-vous le score des Anglais qui, si vous n'aviez pas pris le bonus, vous auraient privé du Tournoi ?

D.B. : A la mi-temps, nous savions qu'il y avait 15-15, mais le staff s'est bien passé de nous dire que dans le dernier quart d'heure les Anglais avaient arrachés le bonus. Enfin... Comme je suis sorti à la 60e minute, j'étais au courant. C'était horrible. Pour éviter de faire des calculs, nous savions qu'il nous fallait le bonus avant la rencontre, mais du moment où les Anglais ont pris provisoirement la tête du Tournoi, c'est devenu réalité. Nous étions dos au mur mais nous avons réussi notre pari.

Comment avez-vous vécu l'essai de Jules Gimbert ?

D.B. : Très honnêtement ? Je ne regardais pas le match, je parlais avec Guillaume (ndlr Marchand), quand j'ai entendu des cris de joie. Alors j'ai regardé et j'ai vu Matthis (Lebel) déborder, servir Adrien (Seguret) et Pierre-Louis (Barassi) décaler Jules qui terminait parfaitement l'action. C'était fou. J'ai attrapé Guillaume et je lui ai dit "on a gagné, on est champions, c'est sûr !" car je savais que les gars feraient le nécessaire.

Cette défaite dans le crunch vous laisse-t-elle un goût amer ?

D.B. : Bien sûr, elle laisse une forme de frustration. Nous rêvions d'être au top, de faire cinq sur cinq et surtout de battre les Anglais. Nous n'avons su le faire, ce qui nous a coûté le Grand chelem. Maintenant ne faisons pas les fines bouches, remporter le Tournoi est magnifique.

Vous succédez à la génération Iturria, Serin ou Camara, ça participe de la satisfaction ?

D.B. : Vous imaginez, c'est cette équipe qui a remporté le Tournoi 2014 qui fait aujourd'hui les beaux jours du XV de France. C'est énorme. C'est un honneur pour nous tous. Puis ça montre que nous avons de la ressource... et que le rugby français n'est pas mort !

Qu'est-ce que ça représente pour vous, en tant que capitaine ?

D.B. : Une immense fierté. Avoir pu emmener ce groupe, cette bande de potes restera à jamais en moi. Surtout que nous avons remporté la compétition. Nous en garderons toujours un souvenir particulier. Très honnêtement, je pense que c'est le plus beau moment de notre jeune carrière. Mais chacun sait que c'est une marche. Car cette équipe a déjà la Coupe du monde en tête. Nous sommes heureux, fiers, et nous avons bu une ou deux bières entre copains ce week-end pour fêter ce titre, mais nous avons déjà basculé sur le mondial.

Les meilleurs :

Pour le Pays de Galles : Reffell, Baldwin, M. Williams

Pour la France : Woki, Gros, Barassi, Laporte, Cordin, Zegueur, Gimbert

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