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Le début de la fin

Le début de la fin
Par Rugbyrama

Le 12/03/2011 à 10:56Mis à jour Le 12/03/2011 à 20:34

Enorme sensation avec la défaite des Bleus en Italie pour le compte de la 4e journée du Tournoi des 6 nations (22-21). A six mois du prochain Mondial, les Français sont au plus bas. Ils ont montré toutes leurs limites face à des Italiens valeureux. Un revers qui va faire couler beaucoup d'encre...

Incroyable, invraisemblable… Les Français se sont inclinés (21-22) pour la première fois de leur histoire en terres italiennes. Pour la première fois, ils ont perdu en match officiel face à la Squadra azzurra. Quatre mois après le naufrage contre l’Australie, les Bleus ont donc vécu un second cataclysme ce samedi. Ils s’étaient présentés au Flaminio avec deux objectifs. Celui de l’emporter pour rester dans la course au titre dans ce Tournoi, et ensuite se rassurer sur le plan offensif. Ni l’un, ni l’autre n’a été atteint. C’était impensable avant le match. Cela s’est pourtant produit… Acculés dans leur propre camp durant la dernière demi-heure, les Bleus ont fini par s’écrouler sous les coups de boutoir italiens, via une dernière pénalité de Mirco Bergamasco (76e). L’humiliation suprême… C’est désormais officiel : le chantier menant à la Coupe du monde est immense pour le staff français. Certainement insurmontable.

Stériles sur leurs lancements de jeu, en panne de solutions au large, en manque de créativité, les Bleus n’ont pu s’en remettre qu’à la supériorité de certains talents individuels pour tenter de s’en sortir. Cela n’a même pas suffi. Vincent Clerc avait pourtant essayé de réveiller une équipe apathique après un premier quart d’heure totalement à l’avantage d’Italiens plus mordants et agressifs. La France subissait chaque impact quand vint la 14e minute, ce ballon pour Clerc. Une accélération le long de la touche et un coup de pied par-dessus pour un exploit personnel qui donnait l’avantage aux Bleus (5-3). Mais Aurélien Rougerie laissait passer une énorme occasion de marquer en échappant le ballon au moment d’aplatir quelques minutes plus tard.

Un déchet affligeant

Surtout, les Bleus ne sont jamais vraiment arrivés à franchir, excepté sur des ballons de récupération, alignant approximations et fautes techniques. Une stérilité symbolisée par les chandelles à répétition de Trinh-Duc en début de match, par les charges infructueuses de Chabal, par les passes hasardeuses de Rougerie… On en passe ! Voilà comment les Français ne menaient que deux petites longueurs (8-6) à la mi-temps. Voilà comment ils ont fini par s’effondrer sur la pelouse du Flaminio.

Au retour des vestiaires, les Italiens ont donné l’illusion de baisser pavillon physiquement. Les Bleus en ont profité. Très peu. Une pénalité puis un essai de Morgan Parra (50e) après un exploit individuel de Trinh-Duc (encore !) et ils avaient creusé un écart conséquent (18-6). A cet instant, on pensait logiquement voir l’équipe de France s’envoler au tableau d’affichage. Il n’en fut rien, bien au contraire. Ennuyeuse et improductive, sa prestation allait même atteindre l’inacceptable, voire le ridicule… Complètement mis sous pression par des Transalpins survoltés, elle encaissait d’abord un essai de Masi (58e) en bout de ligne. Incapables de réagir, les Bleus ont définitivement plié à quatre minutes de la fin. Ce samedi, ils savent qu’ils ne peuvent plus remporter le Tournoi. Mais cela ne doit être que le dernier des soucis de Marc Lièvremont… Aujourd’hui, c’est la honte pour le rugby français !

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