Coupe du monde de rugby 2023 - Mort subite, cinq tireurs... Le règlement en cas d'égalité et de prolongation

  • Thomas Ramos pourrait être amené à botter lors d'une séance de tirs au but, en cas d'égalité en prolongation.
    Thomas Ramos pourrait être amené à botter lors d'une séance de tirs au but, en cas d'égalité en prolongation. Icon Sport - Icon Sport
Publié le Mis à jour
Partager :

La phase finale de la Coupe du monde débutera ce samedi, avec les premiers quarts de finale. Dans ces matchs couperets, le règlement est très précis en cas de prolongation et plusieurs scénarios sont possibles.

La tension monte d'un cran. Après un mois de phase de poules, la Coupe du monde s'élève au niveau des matchs couperets, avec le début des quarts de finale, ce samedi. Les huit nations encore en lice préparent méticuleusement leur stratégie mais devront également avoir un œil sur le règlement de World Rugby en cas de prolongation. Des règles différentes du Top 14 ou de la Champions Cup notamment.

Si deux équipes n'arrivent pas à se départager à l'issue du temps réglementaire, elles jouent deux périodes de prolongation de dix minutes. Un tirage au sort sera effectué par l'arbitre juste après le coup de sifflet final pour déterminer quelle nation tapera le coup d'envoi de la première prolongation. En cas d'égalité à l'issue de la prolongation, les deux équipes rejouent "une troisième période" en mode mort subite. 

Antoine Dupont et les Toulousains avaient été jusqu'aux tirs au but en quart de finale de Champions Cup, en mai 2022.
Antoine Dupont et les Toulousains avaient été jusqu'aux tirs au but en quart de finale de Champions Cup, en mai 2022. PA Images / Icon Sport - PA Images / Icon Sport

Des tirs au but avec cinq botteurs différents

En résumé, la première équipe qui marque gagne la rencontre, que ce soit un drop, une pénalité ou un essai. Mais si au bout de ces dix minutes supplémentaires le score reste figé, les deux équipes se départageront aux tirs au but. Les sélectionneurs des deux nations choisiront cinq tireurs qui frapperont depuis trois zones différentes, sur la ligne des vingt-deux mètres (à gauche, au milieu, à droite).

Le premier tireur de l'équipe A tape en face des poteaux, le premier tireur de l'équipe B également. Les deux joueurs suivants (un de chaque équipe) botteront de la deuxième zone et ainsi de suite jusqu’à ce que les cinq joueurs de chaque équipe aient botté ou jusqu’à ce qu’une équipe ne soit plus en mesure d’égaler le score de l’autre équipe avec le nombre restant de coups de pied. Exemple : si l'équipe A a réussi trois coups de pied et l'équipe B aucun, l'équipe A remporte le match puisqu'elle ne pourra pas être rejointe. 

L'Afrique du Sud a fait appel mardi d'une décision de l'Agence mondiale antidopage, pour éviter l'application de sanctions immédiates.

En savoir plus : https://t.co/yDmhS1kr1K pic.twitter.com/EEy2RsSlH6

— RUGBYRAMA (@RugbyramaFR) October 11, 2023

En cas d’égalité du nombre de coups de pied réussis après les cinq tentatives, l’épreuve continuera sur une base de "mort subite", suivant le même ordre de buteurs que lors de la première série de coups de pied.

3 égalités en 63 matchs de phase finale

Une égalité en phase finale de Coupe du monde n'arrive quasiment jamais. En soixante-trois rencontres, seule trois sont allées en prolongation, à chaque fois en finale, c'est-à-dire 4% des rencontres. En 1995, l'Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande se sont répondues à coups de pénalités et de drops dans un match cadenassé (9-9). En prolongation, Andrew Merthens crut donner le succès aux All Blacks mais Joel Stansky a finalement tiré deux coups de canon pour émerveiller la nation arc-en-ciel (15-12 pour l'Afrique du Sud).

Quatre ans plus tard, ce qui reste comme le plus beau match sans essai du Mondial n'a pas réussi à départager l'Australie et l'Afrique du Sud, en demi-finale. Dans une rencontre spectaculaire mais avec des défenses intraitables, Matt Burke et Jannie de Beer se sont livrés un impressionnant duel de canonniers, interrompu par un drop de Stephen Larkham. 18-18, au coup de sifflet final. Mais l'Australie a ensuite fait la différence en s'imposant 27-21.

Jonny Wilkinson avait scellé le sort de la finale 2003 avec un drop mythique en prolongation.
Jonny Wilkinson avait scellé le sort de la finale 2003 avec un drop mythique en prolongation. Sbi / Icon Sport - Sbi / Icon Sport

Enfin, la finale de 2003 reste à jamais gravée dans l'histoire du rugby mondial. Incapables de se départager au terme d'une finale épique, l'Australie et l'Angleterre ont prolongé le plaisir au-delà du temps réglementaire. Le XV de la Rose pensait avoir fait le plus dur en menant 14-5 à la pause, mais les Wallabies ont comblé leurs neuf points de retard pour arracher une prolongation dans la chaleur de Sydney, grâce à une pénalité à la 79ème minute d'Elton Flatley.

En prolongation, Jonny Wilkinson a redonné trois points d'avance aux Anglais avant que le buteur australien ne lui réponde au tee. Mais à une minute du terme, "Wilko" a déclenché un drop resté dans la légende pour offrir le trophée Webb-Ellis au XV de la Rose, sur le score de 20 à 17.

Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?

Les commentaires (1)
noustepais Il y a 4 mois Le 11/10/2023 à 12:58

Évitons les prolongations face aux Boks...