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Cabalou : "Il faut gagner en maturité"

Cabalou : "Il faut gagner en maturité"
Par Rugbyrama

Le 14/07/2019 à 09:03

WOMEN'S RUGBY SUPER SERIES - À quelques heures du dernier match des Bleues à San Diego, la Toulousaine Camille Cabalou s’est confiée sur son repositionnement au centre et la rencontre qui attend l’équipe de France face aux États-Unis. En cas de victoire bonifiée, la bande à Annick Hayraud peut encore rêver à une deuxième place.

Rugbyrama : Face aux Anglaises, vous étiez titulaire pour la première fois dans ce Women’s Super Series, attendiez-vous avec impatience ce moment ?

Camille Cabalou : Bien-sûr, mais on savait pertinemment que ça allait beaucoup tourner car c’est l’objectif de voir les filles sur différents postes. On était averties, mais là, être titulaire au poste de centre c’était vraiment une satisfaction et j’attendais ça avec impatience parce que ça faisait deux ans que je n’étais pas appelée. J’avais à cœur de montrer ce que je savais faire et de jouer à ce poste-là que je préfère. Je suis très contente de revenir et d’occuper le poste qui m’est cher. Pouvoir jouer à la fois à l’ouverture et au centre me permet de m’adapter à différents styles de par rapport aux adversaires. Ça me permet aussi d’épauler les 10 avec ma vision du jeu et cela m’aide aussi beaucoup quand j’évolue en tant que premier centre.

Il a fallu vite basculer sur le match des États-Unis.

C.C. : Tout à fait, nous avons visionné nos erreurs à la vidéo, nous sommes forcément déçues mais quand même satisfaites de l’engagement et de notre production. On a vu que ce genre de match se joue sur des détails, on a un peu pêché dans la stratégie et il faut que le groupe grandisse encore un peu. Face aux États-Unis, il faut tenter d’être plus rigoureuses, d’abord sur les petits détails.

Comment vous sentez-vous à quelques heures de la rencontre ?

C.C. : L’objectif était de bien récupérer entre les deux matches, maintenant, il faut gagner pour finir cette tournée sur une bonne note.

Le jeu au pied sera-t-il une arme prioritaire pour cette dernière rencontre ?

C.C. : Le vent souffle pas mal à San Diego. En deuxième mi-temps ça a été difficile pour nous face aux Anglaises, elles avaient deux gros pieds et nous avons mal géré. Ce sera une arme importante ce dimanche, c’est sûr.

Quels sont les points forts de cette équipe ?

C.C. : J’ai déjà joué plusieurs fois cette équipe par le passé et leur jeu est moins huilé que celui de l’Angleterre. Le jeu des Anglaises est très robotique et la mixité fait leur force. Concernant les Américaines, elles disposent d’une énorme densité devant. Je pense que c’est moins "rugby" mais quand même très puissant.

Une des solutions pourrait-être de tenir davantage le ballon et multiplier les séquences ?

C.C. : C’est là qu’il faut qu’on grandisse et ne pas pêcher dans la stratégie de jeu, dans les moments importants et breaker au bon moment. faut gagner en maturité, on a un groupe assez jeune, on voit qu’on n’a pas beaucoup de capes par rapport aux Anglaises ou la moyenne doit être à 30 ou 40 sélections. C’est quand même énorme, donc jouer ce type de matches-là c’est ce qu’on veut, face aux meilleures nations c’est engranger de l’expérience et être performantes sur tous les détails du haut niveau.

Le poste de centre fût décimé au cours de la compétition avec les blessures de Gabrielle Vernier, Maelle Filopon et Elise Pignot, ces pépins ont-ils perturbé le groupe ?

C.C. : Pas forcément mais c’est sûr qu’il y a un peu d’affect et ça chamboule un petit peu le groupe mais je ne pense pas que ça mette à mal l’équipe dans la performance.

Avez-vous hâte d’en découdre ?

C.C. : Oui c’est ça, on a hâte d’en finir et surtout de terminer en beauté.

Par Thomas Saint-Antonin

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