Midi Olympique

Toulouse reste invaincu au bout du suspense !

Toulouse reste invaincu au bout du suspense !

Le 18/09/2021 à 18:52Mis à jour Le 18/09/2021 à 19:40

TOP 14 - Le Stade Toulousain s’est imposé samedi après-midi sur la pelouse de Montpellier (15-17). Dominés territorialement et fébriles défensivement, les Toulousains ont su faire le dos rond à 13 contre 15 en fin de match pour conserver son succès. Montpellier peut nourrir de gros regrets.

Ce Stade Toulousain était prenable. Mais ce Stade Toulousain n’a pas été pris. Pourtant, Montpellier a bien failli créer la sensation en faisant tomber le Champion de France en titre sur sa pelouse du GGL Stadium. Un franc soleil, pas de vent : les conditions laissaient présager un grand match de rugby entre deux équipes en confiance. Et ça n’a pas manqué, en première période au moins. Il n’a pas fallu patienter bien longtemps pour assister au premier tournant de la rencontre. Première minute de jeu, sur le coup d’envoi, Montpellier assure la conservation de ballon dans ses 22m. Mais Toulouse asphyxie son adversaire d’entrée de jeu avec un premier ballon gagné dans le ruck. Dupont joue vite sur le côté droit, le ballon circule jusqu’à Arthur Bonneval qui parvient à laisser le ballon en vie. Au soutien, Romain Ntamack n’a plus qu’à ramasser le ballon pour assommer le GGL Stadium de Montpellier, plein comme un œuf : 0-7 après la transformation de Ramos.

Les deux équipes mettent du rythme aux quatre coins du terrain, à l’image de cette incroyable séquence de plusieurs minutes sans le moindre arrêt de jeu après un essai refusé à Serfontein (8e). Si du rythme il y a, c’est en revanche plus difficile de voir de grands mouvements de jeu. La faute à une conquête, notamment la touche, défaillante des deux côtés. Le talonneur Jérémie Maurouard l’avait prédit : Toulouse n’est sans doute pas la meilleure équipe devant”. Les faits ne lui donnent pas tort. Sur un groupé pénétrant, le Montpellier Hérault Rugby souhaite sonner la révolte. Le jeune international italien Garbisi enquille et permet aux Héraultais de débloquer le compteur : 3-7 (22e). Après une grosse entame de match, le Stade Toulousain tombe dans l’indiscipline. Il faut reconnaître que la défense hyper-agressive ne leur permet pas de distiller leur jeu. Toulouse est fébrile mais garde la tête froide pour virer logiquement en tête à la pause (3-7).

Les Cistes se révoltent, Toulouse trop réaliste

Montpellier a bien retenu la leçon de son entame de match complètement manquée et revient sur la pelouse avec de bien meilleures intentions. Dans la continuité de la fin de première période, les joueurs de Philippe Saint-André ne changent pas de plan de jeu : une défense très agressive et un pack conquérant. Mais même sevré de ballons, le Stade Toulousain reste le Stade Toulousain. La marque des grands ? Le réalisme. Malgré de nombreux ballons perdus sous les multiples assauts au pied de Garbisi, Toulouse parvient à revenir dans les 22m adverses. Il n’aura eu besoin que d’une seule munition pour montrer taper du poing sur la table. Sur une pénaltouche bien assurée, Ntamack, d’un coup d'œil, voit le surnombre dans le fermé avec un cinq contre deux. L’ouvreur du XV de France décale Lucas Tauzin qui contrôle en deux temps avant d’éteindre le public montpelliérain (3-14, 50e).

Malgré une indéniable domination montpelliéraine, le Stade Toulousain se nourrit des nombreuses fautes de main adverses. Il est même à un doigt de mettre fin à leurs velléités à l’heure de jeu sur un essai refusé à David Ainuu, néanmoins récompensé par une pénalité transformée par Ramos (3-17, 61e). La suite ? Un récital montpelliérain. Une fin de match à sens unique pour un MHR remis en scelle sur un exploit personnel du jeune Martin Doan après deux raffuts (10-17, 66e). Les Héraultais font alors parler la supériorité de leur huit de devant pour acculer des Toulousains réduits à 13 suite à la sortie de Tafili sur carton jaune. La règle de carence s’applique faute de pilier droit disponible, Placines et Bonneval en font les frais. D’une longue passe au pied, Garbisi met sur orbite Vincent Rattez mais manque la transformation du bord de touche (15-17, 78e). Malgré une dernière munition, les Languedociens vont perdre la balle de match sur un ballon échappé par Forletta à l’entrée des 22 toulousains (80+1). Cruel pour Montpellier qui ne peut malheureusement se contenter que du bonus défensif.

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