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Parisse : "Un état d'esprit fantastique"

Parisse : "Un état d'esprit fantastique"

Le 09/05/2021 à 10:01Mis à jour Le 09/05/2021 à 10:04

TOP 14 - Touché par la Covid-19, Sergio Parisse retrouvait la compétition un mois et demi après sa dernière apparition, et disputait ainsi son deuxième match depuis février. Auteur d'une performance intéressante, le troisième ligne italien est revenu en conférence de presse sur la démonstration de son équipe face au Stade toulousain (44-10).

Sergio, cette large victoire contre Toulouse lance parfaitement le marathon qui attend le RCT, avec trois matchs en une semaine...

Ça s'est plutôt bien passé au niveau comptable, puisque nous avons pris le maximum de points (sourire). Ensuite, dans le contenu, l'équipe a affiché un très bon état d'esprit. Nous commençons bien le marathon de trois matchs en sept jours qui nous attend, avec cette belle victoire à domicile contre Toulouse.

Si vous avez déroulé en suivant, la première demi-heure semblait plutôt à l'avantage des Toulousains, qui tenaient le ballon et vous faisaient constamment reculer. Avez-vous craint que la rencontre puisse ne pas tourner en votre faveur ?

Une équipe peut avoir le ballon 80 minutes, si en face la défense ne bouge pas... Et justement, nous sommes parvenus à bien tenir. Alors même si Toulouse avait le contrôle du ballon, nous n'avons pas craqué. Cette équipe toulousaine a prouvé à plusieurs reprises en déplacement cette saison que, même en faisant tourner son effectif, elle était capable d'être très compétitive. Alors en début de match nous avons laissé le contrôle du ballon à Toulouse, mais nous sommes ensuite parvenus à remettre la main dessus, à obtenir des pénalités, à marquer des points et deux essais, ce qui nous permet de rentrer aux vestiaires avec un bel avantage (20-3). Parfois dans la saison, il nous était arrivé d'être inconstants, avec une première mi-temps intéressante et une deuxième compliquée, mais aujourd'hui, malgré deux cartons jaunes, je crois que nous avons montré une belle solidarité collective, un état d'esprit fantastique, ce qui nous a permis d'obtenir les cinq points.

Vous parliez des cartons jaunes, reçus par Julien Ory et Gabin Villière en début de deuxième période (45e et 48e). S'expliquent-ils par un coup de moins bien physique de votre part ?

Je ne sais pas si c'est physique, mais personnellement j'étais un peu dans le dur... En réalité, je pense surtout que les Toulousains n'avaient rien à perdre : ils étaient venus avec une équipe assez remaniée, et pas mal de jeunes, et ont ainsi essayé de jouer sans complexe. Ils ont donc tenté de forcer les actions, parfois un peu trop, et nous ont mis à la faute. L'arbitre a décidé que ces dernières méritaient des cartons, voilà tout. Alors oui, nous avons connu en deuxième période un moment plus compliqué, mais malgré cela, je pense qu'en défense nous avons été plutôt solidaires. Nous n'avons pris qu'un essai, pour cinq marqués. Cet état d'esprit est rassurant pour la suite.

La charnière, composée de Louis Carbonel (29 points) et de Baptiste Serin, nouveau capitaine, a semblé vous montrer la voie lors de cette rencontre. Comment analysez-vous leur performance ?

N'importe quelle équipe a besoin d'avoir des patrons, et le 9 et le 10, de par leur position, sont très importants. Et ce soir, Baptiste et Carbo ont très bien géré le match, ont fait la différence. Baptiste a marqué un essai, Louis deux, et quand tu joues devant ça fait du bien d'avoir une charnière qui est performante. C'est de bon augure pour la suite, ça tombe très bien. C'est vraiment une bonne nouvelle. Enfin, je pense que Baptiste a assuré en tant que capitaine. Ç'a dû lui faire du bien d'avoir autour de lui des joueurs qui ont répondu présents dans l'état d'esprit.

Il y a également eu la première de Charles Ollivon en deuxième ligne...

C'est un joueur qui, athlétiquement et physiquement, a le gabarit et les atouts pour jouer en deuxième ligne. Dans un profil différent des autres joueurs à ce poste, évidemment, mais je pense qu'aujourd'hui Charles a montré énormément d'humilité. Il est troisième ligne, capitaine de l'équipe de France, mais n'a malgré tout pas hésité une seconde à monter en deuxième barre. Je suis content pour lui, il a fait un bon match, et au moment où nous sommes assez limités en deuxième ligne, avoir quelqu'un comme Charles qui performe alors que ce n'est pas son poste, ça nous fait énormément de bien. Chapeau à lui.

Top 14 - RCT - Charles Ollivon lors du match contre le Stade Toulousain le 08/05/2021

Top 14 - RCT - Charles Ollivon lors du match contre le Stade Toulousain le 08/05/2021Icon Sport

Et vous, auriez-vous pu dépanner également à ce poste ?

S'il faut monter d'un cran, ce sera sans problème (sourire). La décision a été prise par le staff, par rapport à différents éléments techniques, tactiques et des choix de jeu, mais cela m'est déjà arrivé, et je n'aurais aucun problème à monter d'un cran si cela m'était demandé.

Comment appréhendez-vous le fait de devoir rechausser les crampons dans trois jours, pour un déplacement à Montpellier ?

Savoir, à 37 ans, que dans trois jours il faut jouer un nouveau match, ça fait mal à la tête (rires). En Coupe du monde, je pense avoir déjà disputé deux matchs en quatre jours, mais jamais en Top14. Je ne sais pas comment nous allons faire, mais c'est certain que le staff et Patrice (Collazo) vont devoir gérer la forme des mecs. On va faire un point demain pour connaître les pépins liés à ce match contre Toulouse, savoir qui a été touché et où en sont les mecs qui n'ont pas joué, afin d'aligner une équipe compétitive contre Montpellier. Nous, les joueurs, allons serrer les dents, et faire avec. Malheureusement, nous savons très bien qu'avec cette saison et la covid, beaucoup de matchs ont été décalés et nous n'avons pas le choix. Nous allons essayer de bien récupérer, car nous n'avons pas beaucoup de temps pour préparer ce déplacement.

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