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Quesada est-il toujours le même ?

Quesada est-il toujours le même ?

Le 30/09/2020 à 09:02Mis à jour Le 30/09/2020 à 10:01

TOP 14 - Sacré champion de France en 2015 avec le Stade français Paris, Gonzalo Quesada a débuté une nouvelle aventure avec le club de la capitale, affaibli depuis plusieurs saisons. Au moment où Paris jouera son premier match à domicile de la saison, face à Bayonne, l’Argentin cristallise les espoirs de tous les supporters. Mais l’homme a-t-il changé ? Sa méthode d’entraînement a-t-elle évolué ?

Rares sont les joueurs, aucun en fait, qui ont un jour égratigné l’image de Gonzalo Quesada. Même en off. Adepte d’un discours mesuré et positif, féru de psychologie, le technicien argentin a toujours été apprécié pour sa manière de manager les hommes. On lui a bien reproché, parce qu’il fallait bien lui trouver des défauts, d’être trop gentil. Pas vraiment adepte des colères à la Bernard Laporte, Quesada s’est toujours défendu de savoir "rentrer" dans un joueur quand il le fallait. Mais dans l’intimité d’un face-à-face. Jamais devant l’ensemble du groupe.

"Il est là pour rassurer, pas pour brimer les joueurs. Il nous accompagne" , confirme le talonneur Laurent Panis. De retour à Paris, après une parenthèse de trois ans au Biarritz Olympique, comme adjoint de Mario Ledesma chez les Pumas et à la tête de la province des Jaguares en Super Rugby, Gonzalo Quesada sait que le challenge est de taille. Il est souvent difficile de retrouver la magie d’un premier amour.

"J’en avais beaucoup entendu parler en bien. Il va nous faire progresser"

"Je sais la responsabilité que j’ai sur les épaules. Elle me plait beaucoup. Elle me donne beaucoup d’enthousiasme", confiait-il toutefois, le 30 juin dernier, lors de sa présentation aux côtés du propriétaire, le docteur Wild, et du directeur général Thomas Lombard. Sacré champion de France en 2015 et champion d’Europe en 2017 (Challenge Cup) avec le Stade français Paris, l’ancien demi d’ouverture argentin retrouve un club délabré, en perpétuelle reconstruction, toujours fragile après l’épisode Heyneke Meyer. Gonzalo Quesada peut-il à lui-seul panser les plaies du club parisien ?

Top 14 - Gaël Fickou (Stade français)

Top 14 - Gaël Fickou (Stade français)Icon Sport

"J’en avais beaucoup entendu parler en bien. Il nous apporte énormément de précision, de détails. Il va nous faire progresser. C’est très bien pour le club. C’est quelqu’un qui a joué, qui a entraîné. Il connaît bien le club. Il a entraîné de grandes équipes avant. C’est une chance pour nous", insiste le trois-quarts centre Gaël Fickou.

"Il y a une barrière coach-joueurs. Il y a ce respect de la hiérarchie"

Finaliste du Super Rugby en 2019 avec les Jaguares, l’Argentin a confirmé qu’il était un technicien de tout premier plan. Mais a-t-il vraiment changé ? "Sur les bases, ça reste le même. Mais il a forcément évolué après son passage à Biarritz et en Argentine. Il était déjà exigeant à l’époque, très rigoureux. Après, il y a un peu de nouveautés…", glisse dans un sourire le deuxième-ligne Paul Gabrillagues, lancé en TOP 14 par Quesada un soir d’août 2014. Et d’ajouter : "Il y a une barrière coach-joueurs. Il n’y a pas ce rapport de copains. J’ai joué avec Julien et Laurent mais maintenant, ce sont mes entraîneurs. Gonzalo est mon entraîneur. Il y a ce respect de la hiérarchie."

"On fonctionne tous les trois de manière assez simple, assez saine. On verra dans les moments difficiles, si notre relation est aussi solide"

À quelques détails près - on imagine déjà quelques surprises tactiques réservées par l’Argentin à ses adversaires - Quesada reste donc le même. Le Stade Français ne peut que s’en réjouir. Reste à savoir s’il retrouvera aux côtés de ses adjoints, Laurent Sempéré et Julien Arias, la même Alchimie qu’avec ses complices de sa première aventure parisienne, Simon Raiwuli et Jeff Dubois.

Top 14 - Julien Arias, entraîneur du Stade français

Top 14 - Julien Arias, entraîneur du Stade françaisIcon Sport

"On est content de pouvoir bosser avec lui. On échange beaucoup au sein du staff pour apporter nos idées sur le jeu, sur les hommes. Aujourd’hui, on bosse beaucoup et on passe de très bons moments. Il a vu autres choses. Il s’est confronté à ce que se fait de mieux avec le Super Rugby. Ça lui a donné un bagage en plus. C’est de bon augure pour nous. On fonctionne tous les trois de manière assez simple, assez saine. On ne se prend pas trop la tête, en tout cas pour l’instant. On verra dans les moments difficiles, si notre relation est aussi solide", souligne l’entraîneur des arrières Julien Arias. Pour l’heure, Gonzalo Quesada est attendu comme le Messie.

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