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À Castres, la grinta est toujours là

À Castres, la grinta est toujours là

Le 26/02/2020 à 15:03

TOP 14 – Confronté à la lutte pour le maintien, le Castres Olympique a fait toujours montre de ce caractère qui lui a permis des saisons durant de participer aux phases finales ou de remporter des titres. Mais alors que l’UBB de Christophe Urios se dresse sur sa route, le CO n’est pas au bout de son chemin.

La saison dernière, le Castres Olympique a lutté jusqu’au bout afin de se qualifier pour les phases finales auxquelles il n’a pas participé in fine. Une première depuis 2015 où le club avait frôlé la descente. Cette saison, pour le moment, la lutte rime avec maintien. D’ailleurs, la réunion début février de tout le sportif qui a suivi le 27-0 encaissé à domicile face au Racing 92 a eu ses vertus. Officialiser dans les têtes et les discours que les Tarnais se battraient cette saison pour ne pas descendre a eu un effet libérateur.

Le pilier Wilfrid Hounkpatin a confirmé que cette réunion avait permis que « dorénavant, tout le monde (soit) sur la même longueur d’onde afin de bien travailler ensemble avec un nouvel objectif en tête. Les résultats ont déjà démontré qu’on ne faisait qu’un, ce qui est la force de notre groupe. » Lui qui a eu la joie d’être appelé dans le groupe France avant de devoir le quitter sur blessure ou de prolonger son contrat avec le CO avait le sourire en ce début de semaine. « Des succès contre des concurrents directs font que l’on respire un peu. On se sent libérés mais le calendrier ne permet pas de se relâcher et on doit garder ce cap. »

Il s'agissait en effet de savoir si ce club et ce groupe aux forts caractères allait savoir combattre de la même manière afin de ne pas connaître la Pro D2 comme il avait su le faire dans un passé récent pour atteindre la gloire. Les Babillot, Capo Ortega, Kockott, Urdapilleta et consorts étaient attendus au tournant. Les deux victoires de rang contre des concurrents directs donc (Agen et Pau) dans des fameux matches de la mort ont démontré toute la grinta des hommes d’un coach Mauricio Reggiardo qui en déborde et qui a déjà sauvé le CO de la relégation en 2015 justement, tout comme le SUA précédemment.

Hounkpatin : « L'ADN de notre club »

A titre de comparaison, peut-être que l’effectif d’un Stade Français, également composé pour viser la qualification, connait plus de difficultés à mettre les mains dans le cambouis de la bagarre pour éviter les deux dernières places du classement. Toujours Wilfrid Hounkpatin : « Dès que je suis arrivé, les anciens m’ont inculqué la mentalité d’ici de ne jamais rien lâcher, que ce soit en match comme à chaque entraînement. Cela fait partie de notre ADN. On a aussi la chance d’être un club familial proche de son public qui nous motive au plus près. On leur doit aussi ça. »

Février et mars pourraient donc être des mois cruciaux dans la quête des Bleu et Blanc. Après avoir franchi les obstacles Agen et Section paloise, Bayonne et le Stade Français seront affrontés successivement avant la fin du mois de mars. Au printemps fleurissant, les gaillards du Sidobre en sauront déjà davantage sur la tendance de leur fin de saison.

Reste une savoureuse parenthèse au milieu de tout ça. Ce dimanche à l’heure de l’apéro, les Castrais rendent une petite visite de courtoisie à leur ancien coach Christophe Urios qui avait eu la politesse de gagner avec son nouvel UBB à Pierre-Fabre au match aller. Si tous les points sont bons à prendre quand on lutte pour ne pas descendre, surtout face à des concurrents directs, il est aussi des matches de prestige un tantinet différents, dont la préparation est plus facile en termes de motivation. Gagner chez le leader de votre ancien mentor parti en colère, voici un nouveau challenge à la hauteur de la grinta des hommes des rives de l’Agout.

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