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ELECTION LNR - Remonté, Bouscatel égratigne le bilan de Goze et dénonce une élection pipée

Remonté, Bouscatel égratigne le bilan de Goze et dénonce une élection pipée

Le 04/10/2016 à 18:05Mis à jour Le 04/10/2016 à 18:06

ELECTION LNR - René Bouscatel n'a guère apprécié l'éviction totale de Mourad Boudjellal des instances de la LNR. Il est monté au créneau pour défendre son homologue toulonnais.

René Bouscatel n'est pas avare de mots piquants. Remonté, il n'a guère apprécié l'éviction totale de Mourad Boudjellal des instances de la LNR. Tranchant, le président du Stade toulousain a pris la défense de son homologue toulonnais et taclé au passage Paul Goze, largement réélu à la tête de la Ligue. L'élection de ce dernier ne fait donc pas l'unanimité.

" Pour que Mourad ait une chance, il aurait fallu que les élections au Comité Directeur se fassent dans des conditions normales"

René Bouscatel explique pourquoi la mise à l'écart de Mourad Boudjellal était plus qu'attendue. "Pour qu'il ait une chance, il aurait fallu que les élections au Comité Directeur se fassent dans des conditions normales. Pour cela, il n'aurait pas fallu que Mourad, ou un autre, soit obligé de se déclarer à la fois comme candidat au Comité Directeur et à la présidence de la Ligue. Parce que là vous devenez un concurrent pour d'autres candidats à la présidence. Toutes une série de présidents de club, qui auraient pu voter pour lui au Comité Directeur, ne l'ont pas fait car il aurait ensuite concurrencé leur candidat préféré. Ce mode d'élection empêche les candidats battus de siéger au Comité Directeur, ce qui est regrettable car toutes les opinions et les tendances doivent être représentées".

René Bouscatel et Mourad Boudjellal

René Bouscatel et Mourad BoudjellalIcon Sport

Une économie du rugby "taillée en pièce par les effets pervers des règles coercitives de la Ligue"

"Je ne suis pas d'accord sur tout avec Mourad mais il a eu le courage de se présenter et il a aussi de bonnes idées", poursuit le président toulousain. "Notamment sur l'économie du rugby, taillée en pièce pour ne pas dire plus par les effets pervers des règles coercitives de la Ligue. Je suis pour les JIFF et le Salary Cap mais comme cela est fait, cela créé une inflation des salaires des JIFF qui fait que des clubs adossées à des entreprises ou des investisseurs peuvent tenir le choc en remettant dans le pot chaque année tandis que pour les autres, comme Toulouse, qui vivent sur leur propre économie, c'est bien plus compliqué. Détournées par certains, les règles du Salary Cap faussent la concurrence. Je ne sais pas si Mourad donne des solutions, mais il dénonce ces dérives et il a raison".

" Le fait de dire que c'est pareil partout ne console personne. C'est une réponse à la Paul Goze..."

Interrogé sur la baisse globale d'affluence dans les stades, Paul Goze assure ne pas être inquiet. Il avance pour cela l'argument le contexte d'attentats défavorable à toutes les composantes des secteurs du sport et du spectacle, et attend des lendemains meilleurs. Une réponse qui a laissé René Bouscatel particulièrement circonspect. "Le fait de dire que c'est pareil partout ne console personne. C'est une réponse à la Paul Goze... Il ne répond pas sur les causes. Je préférerais que ce ne soit pas pareil partout et qu'on puisse circonscrire les causes quand cela touche un club. Quand c'est tous, c'est bien qu'il y a un problème de fond plus complexe. Cela me paraît surprenant qu'un président de la Ligue puisse dire cela car si tout le monde est concerné, c'est que c'est grave". Les prochains échanges entre les deux hommes s'annoncent quelque peu glacials.

René Bouscatel, l'actuel président de Toulouse - juin 2016

René Bouscatel, l'actuel président de Toulouse - juin 2016AFP

La réélection de Paul Goze en détails

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