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FRANCE - NOUVELLE-ZÉLANDE - Waisake Naholo / Julian Savea : ça va piquer !

Naholo - Savea : ça va piquer !

Le 25/11/2016 à 09:25

TEST-MATCH - Samedi soir au Stade de France (21 heures), les All Blacks se présenteront avec leurs ailiers surpuissants : Julian Savea et Waisake Naholo. Deux joueurs qui pourraient déchirer le rideau défensif du XV de France, qui affiche encore des lacunes…

L’expression "ça va piquer", si souvent employée par les rugbymen, prendra tout son sens samedi soir au Stade de France (21 heures). Si l’équipe des All Blacks a cette richesse incomparable d’amener le danger quels que soient les joueurs sur le terrain, du talonneur Dane Coles jusqu’à l’arrière Israel Dagg, deux pépites suscitent toutefois une attention bien particulière : Julian Savea (26 ans, 192 cm, 108 kg) et Waisake Naholo (25 ans, 186 cm, 96 kg).

Deux monstres de puissance et de percussion, qui châtient les défenses dès qu’ils ont le moindre espace. Forcément, la cicatrice du quart de finale de la dernière Coupe du monde (62-13) et le sillon noir tracé par Savea sur les visages de Nakaitaci, Spedding et Slimani ressurgissent dans toutes les mémoires.

Julian Savea (Nouvelle-Zélande) face à la France - 17 octobre 2015

Julian Savea (Nouvelle-Zélande) face à la France - 17 octobre 2015AFP

Si les joueurs du XV de France refusent de se focaliser sur les deux ailiers néo-zélandais, leur profil de destructeur des défenses leur demandera malgré tout la plus grande vigilance. "Ce sont deux des meilleurs ailiers au monde", souligne le trois-quarts centre Rémi Lamerat (26 ans, 10 sélections). "Ils sont très véloces et sont très toniques pour se sortir des défenses. Ce sera important de se baisser pour les plaquer parce qu’ils sont très puissants du haut du corps pour vous raffuter. Mais on a Virimi (Vakatawa) et Noa (Nakaitaci) (sourire) ! Ils sont peut-être moins médiatisés mais j’ai entièrement confiance en eux pour rivaliser face à ces deux montagnes".

Deux montagnes qui ne laisseront aucune miette. "Dès qu’on donne des ballons à ces joueurs, ils sont directement exploités", souligne Guy Novès. "Mais si on se concentre sur un ou deux joueurs… J’aimerais que vous me citiez sur quel joueur all black on va pouvoir se reposer (sourire)".

Guy Novès (XV de France) - novembre 2016

Guy Novès (XV de France) - novembre 2016Icon Sport

Un test en défense pour le collectif français

En regardant de plus près les statistiques de Savea (45 essais en 51 sélections) et de Naholo (6 essais en 11 sélections), sans revenir sur celles - impressionnantes - des All Blacks ces derniers mois (une moyenne de 6 essais par match lors du dernier Rugby Championship, 7 essais inscrits lors des deux matches face à l’Irlande et 10 essais passés aux Italiens), on mesure mieux la lourde tâche qui attend la défense du XV de France.

Une défense collective qui fait partie de ces secteurs dans lesquels Guy Novès a trouvé son équipe "faible, très faible même". "Le secteur sur lequel on doit progresser, le plus criard, ça reste d’avoir une organisation collective correcte", souligne Guy Novès. "Mais je pense que notre organisation progresse. Petit à petit, le fait de jouer contre les meilleurs, ça nous permet de toucher du doigt nos points faibles momentanés qui ne sont pas faibles en Top 14 mais qui font jour dans ce contexte où tout va très vite. La défense est liée à la préparation physique, à la capacité de tenir de temps de jeu auxquels on n’est pas habitués".

Waisake Naholo (Nouvelle-Zélande)

Waisake Naholo (Nouvelle-Zélande)AFP

Alors pour éviter de voir Naholo venir se proposer au cœur du jeu ou Savea ridiculiser une nouvelle fois les Tricolores, le système défensif couvé par Gérald Bastide devra s’articuler avec une plus grande réactivité. "Il faudra monter plus vite et communiquer davantage pour mieux circuler", insiste Lamerat. "Mais on a encore du mal à agresser les attaquants adverses. C’est un petit peu le défi qu’on s’est fixé. Il faut qu’on mette plus d’agressivité dans les premiers plaquages. Ça donnera envie à toute l’équipe d’aller les chercher et non pas de glisser sur les extérieurs. Mais si on a peur, ce n’est même pas la peine de sortir du couloir".

Et Guy Novès ne tolèrera aucun comportement frileux dans le combat. "Le secteur de l’investissement individuel nous fait défaut mais il ne faut pas délaisser cet engagement", lâche le sélectionneur. "La Nouvelle-Zélande reste une équipe où le combat est prioritaire. Si vous vous sortez devant les All Blacks, vous savez très bien que vous allez en prendre 80. La priorité, c’est le don de soi…" Le don de soi face à Savea et Naholo ? Bon courage.

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