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Ulutule : "On a à cœur de se racheter"

Ulutule : "On a à cœur de se racheter"

Le 19/05/2022 à 19:18Mis à jour Le 19/05/2022 à 19:19

SEVENS - Ce vendredi débute à Toulouse l'ultime étape du circuit mondial féminin à 7. Médaillées d'argent lors des Jeux olympiques de Tokyo l'année dernière, les Bleues n'ont, cette saison, pas encore dépassé la troisième marche du podium en tournoi. La capitaine de l'équipe de France, Jade Ulutule, évoque les ambitions du groupe, impatient à l'idée de découvrir Ernest-Wallon.

Vous voyagez à travers le monde toute l’année, avez-vous une attente particulière avant cette étape française ?

Une attente, non. C’est plus un plaisir : on joue à la maison, on aura les meilleures conditions, on n’a pas forcément besoin de s’adapter, car il n’y a pas de décalage horaire… Ce n’est que du bonheur d’avoir une étape à domicile.

Auparavant, les étapes françaises avaient lieu à Paris. Cette année, c’est à Toulouse que le tournoi prend place. Qu’est-ce que cela change ?

Est-ce que ce public peut vous aider à franchir un palier pour venir à bout des mastodontes que sont la Nouvelle-Zélande et l’Australie ?

Oui, certainement. Ce sera forcément un plus sur les matchs couperets. Ce sont des nations que l’on arrive à battre en match de poules. À nous de réussir à reproduire ces performances-là en phase finale.

L’objectif est de rester à la deuxième place du classement mondial…

D’autant que la Coupe du monde de rugby à 7 arrive après…

Toulouse, c’est la dernière étape avant le Mondial, le dernier rendez-vous. Ce sera vraiment un bon point pour voir le travail que l’on a effectué au cours des trois derniers mois, et nous permettre de nous projeter de la meilleure des façons sur la Coupe du monde.

C’est la première fois que vous jouez en France depuis les JO. Est-ce aussi un moyen de voir si vos performances ont changé quelque chose pour vous, au niveau de l’engouement du public ?

On n’a pas eu la chance de jouer à domicile depuis le Covid, donc c’est sûr que pouvoir avoir le public… On espère que les Jeux olympiques auront fait rêver du monde devant la télévision cet été, et qu’on aura la chance d’avoir tout le soutien des supporters ce week-end.

Depuis votre médaille d’argent à Tokyo l’été dernier, vous n’avez plus disputé de finale. Que vous a-t-il manqué ?

Des petits détails, de la constance sur les matchs de phase finale… Après, c’est aussi un nouveau groupe, avec des jeunes joueuses au niveau de l’expérience en World Series. On a construit tout au long de la saison. On avait à cœur d’atteindre des finales, on n’est pas passé loin sur certains tournois. On donnera tout pour faire le meilleur résultat ce week-end, et pourquoi pas atteindre la finale.

Étant donné qu’il s’agit de la dernière étape de la saison, et en plus en France, est-ce que la notion de plaisir va être décuplée ?

Oui, il y a peut-être encore un peu plus d’excitation et d’envie d’être à ce week-end. Après, on a toujours à cœur de performer quand on porte ce maillot, donc ça ne changera pas forcément beaucoup.

Ressentez-vous davantage de ferveur pour le rugby à 7 depuis les JO de 2016 ?

Je pense qu’on s’en est surtout rendu compte après les Jeux olympiques de Tokyo. Lorsque nous sommes rentrées en France, en raison de l’importance de l’évènement, il y avait encore plus d’engouement et de sollicitations. Une chose qu’on n’avait pas eue après notre deuxième place à la Coupe du monde 2018. Les gens commencent de plus en plus à découvrir et à apprécier le rugby à 7, donc c’est tant mieux. J’espère que les performances de ce week-end feront que ça continue.

Quelles sont vos impressions sur votre poule, constituée de l’Irlande, de l’Angleterre et du Brésil ?

Ce sont des adversaires que l’on connaît plutôt bien, qu’on a rencontré plusieurs fois cette saison. On aura à cœur de finir premières de la poule, surtout après ce match pour la troisième place perdu contre l’Irlande à Langford, qui nous reste un peu en travers. On aura donc à cœur de se racheter.

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