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Soyaux-Angoulême : ce plafond de verre à briser pour rêver

Soyaux-Angoulême : ce plafond de verre à briser pour rêver

Le 17/01/2020 à 15:04Mis à jour Le 17/01/2020 à 15:05

PRO D2 - Auteur d'un début de saison canon et même leader éphémère pendant deux journées, le SA XV, désormais 8e, rentre peu à peu dans le rang faute de résultats probants face aux cadors de la division. Comme lors de ses trois premières saisons. Le déplacement chez le co-leader Grenoble, dimanche (J17), pourrait marquer un tournant en cas de succès.

Le constat est amer et personne ne l'occulte dans les couloirs du Stade Chanzy. Face aux gros bras, Soyaux-Angoulême cale. Toujours ou presque. Prenez les cadors actuels ou récents de Pro D2. A savoir Perpignan, Grenoble, Oyonnax, Bayonne, Agen et Brive. Le bilan du SA XV face à ses équipes, depuis la montée du club en Pro D2 (2016), est tout simplement famélique : 22 matches, 18 défaites, 2 nuls pour 2 petites victoires. Seul l'Aviron est tombé face aux Charentais. Statistique éloquente pour une formation désormais encline à jouer une qualification historique.

Mais, après tout, quoi de plus normal que de se heurter à ce plafond de verre pour un club à l'ascension si vertigineuse, qui évoluait en fédérale 3 il y a dix ans. "On sait que l'on ne joue pas dans la même cour, reconnaît aisément le capitaine et deuxième ligne Anthony Coletta. On a encore un petit blocage. J'espère qu'à l'avenir, on va trouver les solutions. Il va falloir les gagner, ces matches-là, si l'on veut un jour espérer jouer quelque chose de plus haut."

1/20 face au trio de tête

Guillaume Laforgue est de l'aventure depuis 2012, et lui assure ne pas en faire une "psychose". Tout simplement parce que Soyaux n'est pas encore armé, à ses yeux. "On n'est clairement pas prêts à jouer le haut de tableau sur une saison, on ne se prend pas la tête plus que ça. Notre championnat est ailleurs. On a toujours eu du mal contre les gros. Surtout sur ces matches d'hiver où physiquement on est clairement en déficit, notamment devant", confie le couteau suisse charentais. Tantôt arrière, tantôt ouvreur, parfois positionné en 9 pour dépanner.

"Dans le jeu, tu rivalises, c'est vraiment la maturité du groupe et la capacité à sortir des temps faibles qui fera la différence. Prendre la bonne décision au bon moment, analyse aussi le manager charentais Adrien Buononato dans l'émission Les Tontons Flankers diffusée ce vendredi soir (19h30) sur Eurosport 2. Mais on doit être capable de taper un gros." Encore raté, pour l'instant tout du moins, cette saison. Un seul point pris au classement sur 20 possibles, face au trio de tête du moment Grenoble-Oyo-Perpi. Quatre défaites, dont trois à la maison. Le FCG est d'ailleurs la toute première équipe de Pro D2 à être repartie de Chanzy avec un bonus offensif (3-28), en octobre dernier, dans le match présenté comme le "choc des leaders".

Lors de la phase aller, le club charentais en a aussi pris 50 à Perpignan qui, au passage, reste la seule équipe contre laquelle le SA XV n'a pas pris de point en déplacement, cette saison. Mathieu Ugalde, quelques jours après l'annonce de sa prolongation jusqu'en 2023, préfère retenir la thèse du jour-sans : "Les trois fois où l'on s'est troué cette année, c'est contre ces trois gros. Si on ne fait pas des matches parfaits contre ces équipes, on ne les gagnera pas. Je ne sais pas si c'est un complexe d'infériorité ou autre chose..."

" Pour que l'armoire à souvenirs soit complète, il faut accrocher un gros"

Avant d'aller défier Grenoble au Stade des Alpes, le SA XV peut toutefois s'appuyer, pour montrer les muscles, sur ce point de bonus décroché in extremis contre l'USAP, jeudi dernier. Dans le vestiaire, encore plus que d'habitude, tout le monde avait "les boules", raconte l'entraîneur des ¾ Mirco Bergamasco : "On se rapproche encore plus d'un leader. Les joueurs le sentent. On commence à travailler comme il faut, et ils voient que ça marche. On prend conscience qu'on est capable de faire la différence. Il faut un temps d'adaptation aux projets de jeu qui ont changé à l'intersaison, il faut juste avoir cette patience." En gros, ça viendra.

Il reste deux occasions, cette saison. La première pas plus tard que ce dimanche, à Grenoble. Puis le 5 mai prochain, lors de la J29, sur la pelouse d'Oyonnax. Deux déplacements cochés par Adrien Buononato. L'ancien manager de l'USO veut briser au plus vite cette spirale infernale : "On a des joueurs qui arrivent en fin de carrière, qui sont sur leur dernière année de contrat, on a vraiment envie de basculer. La victoire à Colomiers et le bonus offensif à Nevers, beaucoup vont s'en rappeler. Maintenant, pour que l'armoire à souvenirs soit complète, il faut accrocher un gros. J'aimerai bien que ce soit ce week-end, ce serait vachement chouette. Je ne sais pas si c'est le meilleur endroit, mais feu quoi ! (rires)"

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