Icon Sport

Barry : "À la fin du bloc, nous saurons si nous avons le niveau pour être parmi les six premiers"

Barry : "À la fin du bloc, nous saurons si nous avons le niveau pour être parmi les six premiers"

Le 13/02/2020 à 12:00

Le BO, qui va affronter coup sur coup quatre prétendants aux phases finales, va passer un mois de février intense. Si les rouge et blanc espèrent mieux voyager qu’ils ne l’ont fait jusqu’alors, ils voudront également afficher un visage offensif plus tranchant.

Mardi après-midi, nous avons parlé de ces axes de progression avec Steeve Barry qui s’est fait une place dans l’effectif rouge et blanc, malgré une grosse concurrence…

Le match face à Angoulême, avant la semaine de pause, vous avait-il laissé sur votre faim ?

C’est sûr que c’est une rencontre pendant laquelle nous avons plus défendu qu’attaqué. Nous voulions être ambitieux dans le jeu et essayer de marquer pas mal de points, mais la défense d’Angoulême est très solide. Nous nous contentons donc de la victoire. Ce n’est pas la plus belle, mais on prend.

Ce bloc qui démarre est-il, à vos yeux, le plus relevé que vous ayez à jouer depuis le début de la saison ?

Oui, je pense. Nous ne jouons pratiquement que des équipes du Top 6 avec Perpignan, Grenoble, Vannes et Nevers. Vannes est invaincu cette saison à domicile. Perpignan est premier. Grenoble troisième. Et Nevers est en train de se relancer complètement par rapport à leur début de saison. C’est un gros, gros bloc en perspective. Nous voudrons assurer nos matchs à domicile et faire des coups à l’extérieur si c’est possible pour ramener un maximum de points des deux déplacements.

Ces quatre matchs font-ils peur ?

Oui et non. Je dirais plutôt qu’il est excitant à jouer dans le sens où, à la fin, nous saurons si nous avons le niveau pour être parmi les six premiers ou pas. Nous pourrons alors nous situer par rapport à la suite. D’ailleurs, ça va être quatre matchs un peu en mode “phases finales”. Ce bloc clé sera un révélateur.

Comment expliquez-vous les carences du BO à l’extérieur ?

Nous avons souvent fait preuve d’indiscipline ou de manque de régularité en conquête ou dans le jeu derrière. Il y a peut-être un petit manque d’implication.

Est-ce un problème mental ?

C’est vrai que nous voyageons assez mal. Nous n’avons gagné qu’à Valence Romans, sinon, nous n’avons ramené que des points de bonus défensif. C’est sûr qu’il faut qu’on fasse mieux à l’extérieur et rien de tel qu’un bloc comme celui-là pour essayer de faire quelque chose. De toute façon, il va falloir que l’on apprenne à voyager. Si jamais nous participons aux phases finales et que nous devons disputer un barrage, nous devrons apprendre à jouer et gagner à l'extérieur.

À ce sujet, vos derniers déplacements sont meilleurs que ceux du début de championnat…

Oui, à chaque fois, nous ne sommes pas très loin. À Oyonnax, nous faisons une bonne entame et nous nous faisons rattraper ensuite. Contre Colomiers, nous n’étions pas si mal non plus. Il manque encore ce petit détail qui fait tourner le match en notre faveur.

Vous êtes, avec Romain Ruffenach, le meilleur marqueur d’essais du BO (sept réalisations). Était-ce inespéré après la dernière saison que vous avez connue à La Rochelle ?

C’est sûr que sans jouer, tu ne peux pas marquer (rires). Je suis très content, tout se passe super bien. Les essais viennent après un travail collectif. Sans faire de la fausse modestie, je ne vais pas me tirer la couverture parce que la plupart ont été inscrits après des diagonales de Pierre Bernard ou Willie Du Plessis. Je n’y suis pas pour grand-chose. Ça me permet aussi de m’installer dans la rotation de manière durable. Ce n’est pas une revanche, mais une grosse satisfaction par rapport à la saison que j’ai vécue l’année dernière.

Surtout que la concurrence, à l’aile, est rude à Biarritz…

Je crois que nous sommes un des clubs les plus fournis à l’aile. "Lazza" (Benoît Lazzarotto, NDLR) est un finisseur hors-pair. Il est dans le circuit depuis dix ans et il est quasiment meilleur marqueur de la saison à chaque fois. Il a toujours le bon rebond, le bon timing. "Starky" (Gavin Stark, NDLR), est plutôt un ailier physique, il fait des différences individuelles à lui tout seul. Yohann Artru est super électrique, c’est un gros duelliste. Tous sont des très bons défenseurs. Ça met une pression positive, puisque tu ne peux pas passer à côté et foirer ton match.

Du coup, comment tirez-vous votre épingle du jeu ? Votre polyvalence pèse en votre faveur...

J’essaye d’être plutôt rapide et duelliste. Je pense que je vais plus ressembler à Yohann Artru qu’à "Lazza" ou "Starky". C’est évident que, comme j’ai la particularité de pouvoir jouer à plusieurs postes, ça peut être un avantage.

Après un début de saison à l’arrière (quatre titularisations), vous avez disputé les sept derniers matchs à l’aile. Pourquoi ?

Ximun Lucu et Charles Bouldoire sont revenus. Ça s’est bien passé quand j’ai été décalé à l’aile. Le staff n’avait plus trop besoin de moi derrière. Les coachs me préfèrent à l’aile, donc pour l’instant, j’y reste, mais ça peut évoluer. Après, il y a du monde un peu partout. Il n’y a plus beaucoup de blessés, donc on prend les places qui sont disponibles.

Globalement, quel regard portez-vous sur l’animation offensive de votre équipe ?

Je trouve que c’est de mieux en mieux, même si c’est, bien sûr, hyper perfectible. Au début, je trouve que nous envoyions un peu moins de jeu. C’était aussi lié à la météo. Là, les conditions sont meilleures, donc nous cherchons à en produire d’avantage. Parfois, nous aimerions mettre plus d’ambition dans notre jeu, proposer plus d’envolées. Nous essayons de développer ça à l’entraînement, mais ça ne se retranscrit pas toujours sur le terrain. Il serait bien de pouvoir enchaîner plus de phases et marquer plus rapidement.

En effet, vous marquez beaucoup sur ballons portés ou sur des exploits personnels…

Nous voulons avoir un jeu plus déployé. Des fois, les conditions climatiques ne le permettent pas. Et nous pouvons aussi tomber sur de bonnes défenses. Le SA XV est hyper pénible dans ce secteur. C’était compliqué, face à eux, d’envoyer sur les extérieurs. Nous essayons de nous adapter au terrain, à l’adversaire. Mais nous bossons pour faire de plus belles envolées et tenter de marquer sur des lancements et non pas seulement sur des ballons portés ou exploits personnels. Je pense que nous allons dans le bon sens. Les mauls et les relances du troisième rideau restent nos points forts, c’est là où nous scorons le plus, mais nous orientons les entraînements vers le mouvement général.

Pariez sur le Rugby avec Winamax
1
N
2
Jouer comporte des risques : endettement, isolement, dépendance. Pour être aidé, appelez le 0974751313
Contenus sponsorisés