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Radosavljevic : "J'avais besoin de ce rapprochement familial"

Radosavljevic : "J'avais besoin de ce rapprochement familial"
Par Rugbyrama

Le 16/09/2020 à 16:56Mis à jour Le 16/09/2020 à 17:07

PRO D2 - Alors qu'il semblait encore capable d'évoluer dans l'élite, l'ancien demi de mêlée de Clermont et Castres a fait le choix de s'engager avec Provence Rugby, 12e du dernier ProD2.

Douze ans après avoir quitté sa région, « Rado » est plus que jamais convaincu d'avoir pris la bonne décision en s'engageant avec le club d'Aix-en-Provence, dont il avait défendu les couleurs plus tôt dans sa carrière.

Ludovic, nouvelle saison, nouveau club : comment allez-vous ?

Parfaitement : tout se passe comme je l'espérais. J'ai été bien accueilli et j'essaye de me faire une place dans un groupe très soudé.

Connaissiez-vous certains joueurs de Provence Rugby ?

Quelques mecs que j'avais croisé sur le terrain, forcément, mais nous n'étions pas intimes. C'est donc une découverte pour moi. Le Provence Rugby d'aujourd'hui est très différent de celui que j'ai connu avant mon départ en 2008. C'est un club qui a connu une évolution incroyable, qui est devenu ambitieux, qui se structure d'une jolie manière et je suis ravi de pouvoir faire partie de l'aventure.

Depuis douze ans que vous avez quitté Aix-en-Provence, avez-vous continué de suivre l'actualité du club ?

Quand tu évolues dans une autre structure, tu suis d'un peu plus loin, mais j'ai toujours gardé un œil attentif sur les transferts et les résultats de Provence Rugby, que le club évolue en Fédérale 1 ou en ProD2.

Entre 2008 et 2020, qu'est-ce qui a le plus changé selon vous ?

Sans discussion possible : le stade ! J'ai connu Maurice-David avec une seule tribune et un vieux gradin en face, et aujourd'hui je retrouve trois belles tribunes, des infrastructures de haut-niveau, c'est dingue.

Et pourquoi, à 31 ans, avoir fait le choix de revenir à Provence Rugby ?

J'ai vécu des moments incroyables à Clermont comme à Castres, j'ai profité sans compter de ma carrière, mais à 31 ans il me semblait important de rentrer auprès des miens et de ma famille qui me manquait énormément. Ma femme est également native d'Avignon, donc c'était un choix assez logique pour nous. Et quand j'en ai parlé à mon agent, quand bien même il me restait un an de contrat avec le CO, il a tendu l'oreille du côté d'Aix, afin de savoir si mon profil pouvait intéresser le club, et ça a matché. Ainsi j'ai pu joindre l'utile à l'agréable : rejoindre ma région, et donner un coup de main à un club qui a énormément compté dans ma carrière. C'était une décision évidente à mes yeux.

Que va vous apporter ce « rapprochement familiale » ?

Je suis parti très jeune en pôle espoirs : ainsi dès mes 14-15 ans je partais des semaines entières, et j'ai eu une vie de famille forcément particulière. C'était superbe, et j'ai profité de moments incroyables, mais j'arrive à un âge où les priorités évoluent. J'ai beaucoup pensé à moi depuis le début de ma carrière, et aujourd'hui je sentais cette nécessité de me rapprocher de ma maman. De mon petit frère également, qui est en pleine création d'entreprise. Je ne serai pas là au quotidien, mais le fait que je ne sois pas loin va nous permettre de s'entraider. Retrouver sa famille est un sentiment exceptionnel.

Top 14 - Ludovic Radosavljevic (Castres) contre Montpellier

Top 14 - Ludovic Radosavljevic (Castres) contre MontpellierIcon Sport

L'histoire du triple champion de France qui vient taper à la porte du 12e de ProD2 est quand même sympa, d'autant qu'on imagine que vous auriez pu évoluer encore quelques saisons dans l'élite...

Sincèrement, j'avais besoin de ce rapprochement familial. Et puis attention : Aix n'est pas uniquement le 12e du ProD2, c'est surtout une équipe ambitieuse qui se structure très intelligemment. C'est un club auquel j'étais très attaché, et l'idée de boucler cette petite histoire me plaisait bien.

"Boucler l'histoire" : est-ce que cela signifie que Provence Rugby est votre dernier défi ?

Je ne sais pas si c'est mon dernier défi, mais j'ai 31 ans et j'ai signé pour un contrat de trois ans... Mais avant de penser à l'avenir lointain : c'est une fierté de pouvoir représenter à nouveau Provence Rugby.

Quelles sont les attentes des dirigeants et du staff à votre sujet ?

J'imagine qu'on attend de moi que j'apporte mon vécu. J'ai évolué à Clermont et Castres, deux clubs phares du Top14, et mon expérience doit permettre d'accompagner les jeunes et l'équipe. Je serai au service du collectif, et j'espère que mes performances et mon comportement permettront d'aider le club à grandir.

Vous avez été désigné capitaine en début de saison. C'est rare pour un joueur arrivé à l'intersaison. Était-ce une demande de votre part ?

Non ç'aurait été déplacé que je fasse la demande, et j'ai même été étonné qu'on me le propose. J'étais aussi honoré que gêné, car certains mecs sont là depuis des années, mais je prends ce rôle très à coeur. C'est un honneur, une fierté, et avec les deux autres capitaines -Nicolas Bézy et Grégory Annetta- nous allons essayer d'être à la hauteur de cette responsabilité.

Si on vous a davantage vu évoluer à la mêlée en Top14, vous avez vraiment cette double casquette de 9-10 à Aix-en-Provence. Etait-ce une volonté de votre part ?

Je suis ouvreur de formation, c'est donc un poste que je connais, que j'apprécie beaucoup et auquel j'ai pu évoluer régulièrement à Castres ou à Clermont. Je peux donc jouer aux deux postes, et j'espère que ce sera utile pour le staff.

C'est également le cas de Clément Darbo et Nicolas Bézy. Que vous apporte cette ultra-polyvalence à la charnière ?

C'est la garantie de bien se comprendre, de voir le jeu de la même manière. Il faudra que l'on continue à trouver des automatismes, mais je pense que ça va nous apporter au cours de la saison.

Pour finir, Aix-en-Provence a démarré la saison par deux succès : le premier à Angoulême, le deuxième contre Vannes à domicile. Difficile de rêver d'un meilleur départ...

Nous avions ciblé le déplacement à Angoulême pour parfaitement entrer dans la compétition, et nous nous étions promis de ne pas démarrer par un faux-pas à domicile. C'est fait, et c'est encourageant pour la suite. Il faut que l'on continue de bien bosser, de s'apprécier et la saison n'en sera que plus belle.

Propos recueillis par Pierrick Ilic-Ruffinatti

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