Midi Olympique

L’antisèche : Bayonne est revenu de l’enfer

L’antisèche : Bayonne est revenu de l’enfer

Le 18/05/2019 à 21:23Mis à jour Le 18/05/2019 à 21:32

PRO D2 - L’Aviron bayonnais a réalisé un exploit monumental en s’imposant à Oyonnax au terme d’un match incroyable (34-38). Menés de 18 points à la pause, les Basques ont renversé l’USO grâce à une deuxième mi-temps de folie.

Le match : l’ascenseur émotionnel

On pourrait écrire un livre sur cette rencontre qui restera dans la légende des phases finales du Pro D2. En première mi-temps, l’Aviron a d’abord fait vingt minutes de bonne facture puis dix dernières cauchemardesques, où il a encaissé un cinglant 21-0 : trois essais transformés, deux de Callendret (30e, 39e) et un du pilier Mirtskhulava (37e). Avec un score de 27-9 à la pause, bien malin celui qui aurait pu voir autre chose qu’une qualification d’Oyonnax.

Mais à l’image du football, le rugby aussi peut livrer son lot d’émotion. Un carton jaune contre Zegueur (42e) fut l’étincelle dont avait besoin l’Aviron pour s’embraser. Latunipulu (48e) a inscrit l’essai de l’espoir, imité peu avant l’heure de jeu par Taufa (58e). Paralysé par le doute tel le XV de France en janvier contre le pays de Galles, Oyonnax a un peu plus basculé suite à un nouveau carton jaune contre Tison (63e). À quatorze, l’USO s’est effondrée, encaissant deux nouveaux essais par Bustos Moyano (69e) et Tedder (71e). Malgré une fin de match chaude et un dernier essai d’Inman (75e), les hommes d’Adrien Buononato n’ont pas pu rétablir la situation.

Les joueurs : des Bayonnais aux deux visages

À croire que les Bayonnais qui ont terminé la première période n’étaient pas les mêmes que ceux qui ont repris la seconde. Dans l’attitude, l’agressivité et la précision, tout semblait différent. Remobilisés dans le vestiaire par les anciens Antoine Battut et Grégory Arganèse (pas sur la feuille de match) la jeunesse basque s’est prise en main pour livrer une toute autre copie. Comme toujours, le changement à commencé devant, grâce notamment à un Torsten van Jaarseveld à tous les endroits du terrain, et s’est propagé dans les lignes arrières. À l’image de Julien Tisseron, renversé par Callendret en première période et tranchant en seconde. Mention spéciale à Guillaume Rouet, le plus léger des Bayonnais, qui est allé mettre la tête au milieu des avants pour gagner la dernière pénalité qui a sonné le glas des espoirs d’Oyonnax.

Le facteur X : le carton jaune contre Zegueur

La seconde période a à peine débuté et Oyonnax est réduit à quatorze suite à un plaquage jugé illicite de Sacha Zegueur sur Manuel Ordas (42e). Le carton jaune semble un peu dur sur le coup et va avoir une influence majuscule sur la suite du match. Le point d’origine de la remontada bayonnaise.

Le chiffre : 29

Bayonne était mené 27-9 à la pause. À la 71e minute, après la transformation de Bustos Moyano suite à l’essai de Tedder (71e), le score était de 27-38. Soit un 29-0 encaissé par les Oyomen en l’espace d’une demi-heure

La décla : Philippe Tayeb (président de Bayonne)

" Il y a un an, on n’avait pas d’équipe, pas de budget et il aurait été beaucoup trop prétentieux de parler de montée. On s’était donné deux ans pour pouvoir y prétendre. Maintenant, on ne peut plus reculer et se mentir à nous-mêmes. On va aller dans cette finale pour la vivre et remonter en Top 14"

La question : Bayonne devient-il quoi qu’il arrive favori de la finale ?

On aurait tendance à répondre par l’affirmative, et cela avant même la deuxième demi-finale du Pro D2 entre Brive et Vannes. Comment en effet ne pas anticiper un effet galvanisant suite à ce scenario de pure folie où Bayonne est revenu de nulle part ? Avec cette force mentale, l’Aviron se présentera armé à Pau, où il se sentira un peu chez lui face à un adversaire venu de beaucoup plus loin.

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