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Pro D2 - Sans Benjamin Botica, comment fait Oyonnax ?

Sans Botica, comment fait Oyonnax ?

Le 03/10/2018 à 16:59Mis à jour Le 04/10/2018 à 11:00

PRO D2 - Touché à une cheville le 23 septembre dernier à Mont-de-Marsan, Ben Botica sera absent entre six et huit semaines. L’absence de l’ouvreur néo-zélandais oblige Oyonnax à revoir ses plans, du moins Adrien Buononato doit (re)composer sans le garant de son jeu.

Dire qu’Oyonnax est dépendant de Ben Botica serait forcément réducteur et péjoratif pour les autres joueurs qui composent l’effectif ainsi que ses concurrents directs à l’ouverture, mais il y a une part de vérité. Sans jeter le discrédit sur les autres, comment ne pas estimer indispensable celui qui vient d’être élu meilleur joueur de Top 14 de la saison écoulée ? Et par la même occasion buteur attitré. Pourtant, le staff oyonnaxien n’a d’autre choix que de devoir composer sans lui pendant la durée de sa blessure et cela impacte l’organisation complète des lignes arrières. Tout en sachant que les ambitions d’Oyo sont élevées.

De la continuité malgré l’absence

Quentin Etienne, Lucas Chouvet et Anthony Fuertes sont aujourd’hui les solutions qui s’offrent à Adrien Buononato au poste de n°10. "Quentin a une demande pour jouer à ce poste qu’il occupait avant que Ben n’arrive. Lucas était prévu dans la rotation et Anthony joue avec les Espoirs mais s’entraine avec nous", explique le directeur sportif. Jérémy Gondrand, dont la blessure fin 2016 avait entrainé la venue de Botica dans le Haut-Bugey comme joker médical, aurait pu représenter une autre solution mais "il est bien dans son rôle de n°9 à cornaquer les avants, ça lui correspond bien", poursuit son entraineur.

Pro D2 - Jeremy Gondrand (Oyonnax)

Pro D2 - Jeremy Gondrand (Oyonnax)Icon Sport

Pour la première sortie sans le Néo-Zélandais, face à Bourg-en-Bresse, c’est Quentin Etienne qui a occupé le rôle, suppléé en cours de match par Lucas Chouvet. Les deux hommes s’en sont bien sortis, permettant à Oyonnax de conserver ses intentions comme en témoigne une pénalité jouée vite par le premier (49’) et une chandelle du second (63’), à l’origine des deux essais de Dug Codjo. Ce n’est pas anodin car "tous ces joueurs sont dans le profil du n°10 que l’on aime, très joueur, qui accélère le jeu, qui attaque la ligne et qui amène beaucoup de danger. Ils collent à notre identité mais ce ne sont pas des n°10 de déplacement."

Un champ profond à reconstituer

Plus globalement, le staff oyonnaxien a dû réorganiser tout son champ profond suite à cette blessure. Décaler Quentin Etienne ne laisse plus qu’une seule option à l’arrière, avec Joffrey Michel, censé aussi couvrir le poste d’ailier. Voilà pourquoi l’ancien Narbonnais Guillaume Cazes, capable de couvrir les deux postes, devrait pointer le bout de son nez, tandis que Teddy Stanaway pourrait être décalé à l’aile puisque le centre de la ligne de trois-quarts est bien fourni. Par contre, "nous n’avons plus de gaucher sur le terrain et c’est une option de moins sur le jeu au pied pour quadriller le terrain", confesse Adrien Buononato.

Pro D2 - Teddy Stanaway (Oyonnax)

Pro D2 - Teddy Stanaway (Oyonnax)Icon Sport

Sans faire injure aux Bressans, l’adversité sera un cran supérieur ce jeudi face à Béziers, qui plus est à la Méditerranée. Alors disposer de la palette la plus large possible ne sera pas un luxe pour les Oyomen. Jusqu’alors, davantage de combat dans la zone de ruck pour ralentir les libérations semble être la tactique retenue par beaucoup d’adversaires pour tenter de contrer ce jeu de mouvement dont le garant était Botica, susceptible d’ailleurs de quitter le club en fin de saison (l’UBB lui fait les yeux doux). Oyonnax veut donc prouver qu’il peut s’adapter à cette absence du Néo-Zélandais et que l’équipe peut rester compétitive.

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