Icon Sport

Pro D2 - Ces cinq matchs qui ont été le socle de l'écrasante domination de Pau

Ces cinq matchs qui ont été le socle de l'écrasante domination de Pau

Le 21/04/2015 à 10:53Mis à jour Le 21/04/2015 à 10:54

Sacrée quatre journées avant la fin du championnat, la Section Paloise a marqué de son empreinte la saison de Pro D2. Nous avons ciblé cinq matchs qui ont vraiment compté dans le parcours quasi parfait des Béarnais.

23 août - Massy-Pau: 12-14 (1ere journée)

Le déplacement chez un promu n’étant jamais une sinécure pour un prétendant à l’accession, la Section le mesure lors de l’ouverture de la saison à Massy. Dominés dans tous les compartiments du jeu, excepté en mêlées ordonnées, les Palois subissent l’enthousiasme francilien. Une interception heureuse de Taniela Moa leur permet malgré tout de prendre le score à leur compte et de s’appuyer ensuite sur une solide défense pour conserver un maigre avantage à la sirène finale (12-14). "On s’en sort bien", reconnaît le capitaine palois Julien Fumat. Cette production insuffisante fait en revanche enrager le manager sportif Simon Mannix. "C’est inacceptable", tempête-t-il. Un coup de gueule qui s’avère salutaire puisqu’une semaine plus tard, lors de la réception d’Aurillac, au Hameau, ses joueurs s’imposent 41-3, bonus offensif à la clé.

Damien Traille et les Palois lors de la victoire à Massy

Damien Traille et les Palois lors de la victoire à MassyIcon Sport

18 octobre - Pau-Albi: 35-10 (8e journée)

Équipe surprise du début de saison, Albi prend la marée à Pau et encaisse un cinglant 35-10. Ce jour-là, les hommes du duo Rey-Aucagne marquent les esprits en alignant un huitième succès d’affilée en autant de matchs. À cette occasion, ils établissent un record jamais réalisé en Pro D2. Au terme d’une rencontre où elle effectue un cavalier seul et sans forcer son talent, la Section inscrit quatre essais dont deux signés de Damien Traille. Albi se contente des miettes. Les supporters palois commencent à croire en leur étoile et à rêver du Top 14. Côté joueurs, on refuse de s’enflammer et on écarte d’un revers de main toute allusion d’une montée dans l’élite. "Non, nous ne sommes pas en Top 14", martèle Damien Traille. "Faisons preuve d’humilité et sachons raison garder". En écho, l’expérimenté Jean Bouilhou apporte à son coéquipier de l’eau au moulin. "La route est longue et semée d’embûches. Se croire en Top 14 serait se mettre un pied dans la tombe", prévient-il.

13 décembre - Pau-Tarbes: 16-20 (14e journée)

Alors que les Palois avaient annoncé transformer le Hameau en une forteresse imprenable, ils encaissent face au voisin tarbais une grosse claque (16-20). Battus dans leur antre, les Vert et Blanc sous-estiment les Bigourdans. Ce jour-là, ils rendent une copie ratée. Ils sont bousculés en mêlée, croqués dans l’agressivité et dans le petit périmètre, dépassés dans le rythme. Même en supériorité numérique, ils ne parviennent pas à inverser la tendance. "On a ce qu’on mérite", reconnaît le capitaine Fumat. "Aujourd’hui on prend un gros coup derrière la tête". Un coup d’arrêt confirmé une semaine plus tard par une défaite à Carcassonne (40-27) fait que les Palois ne comptent plus que six points d’avance sur Biarritz au classement. À la vexation de cette défaite à domicile s’ajoute donc l’inquiétude d’un retour des poursuivants. Lors du match retour à Tarbes (21 février), les Vert et Blanc prennent une demi-revanche en décrochant le nul (23-23). Se pose alors la question des deux points gagnés ou perdus. Avec le recul, on voit que ces deux points ont permis à Pau d’être sacré quatre journées avant la fin du championnat.

1er février - Biarritz-Pau: 0-20 (19e journée)

La déroute infligée aux Biarrots lors du match aller (41-6) laisse augurer d’une chaude réception à Aguiléra car les Basques rêvent de revanche. Et pourtant ce premier dimanche de février, la Section va nous gratifier d’une des plus belles sensations de la saison en s’imposant sur le score sans appel de 20-0. Le BO fanny pointe à 15 points au classement quand le dauphin du jour Agen est à 14. "Nos avants ont été monstrueux", assure Julien Fumat à l’issue du match. Quant à l’entraîneur des avants Joël Rey, il déclare bien plus tard: "Ce match à Biarritz restera comme un des grands moments de cette saison. Quand tu t’es fait piller pendant des années et que nos meilleurs joueurs sont partis là-bas quand nous étions en difficultés, ce genre de victoire fait du bien. Je peux dire que la bière que j’ai bue ce soir-là avait vraiment bon goût !"

11 avril - Pau-Montauban: 31-5 (27e journée)

Lorsque Jale Vatubua marqua l’essai du bonus (77e), synonyme de titre et de Top 14, le Hameau retint son souffle. Mais trois minutes plus tard quand la sirène finale retentit, les clameurs du stade résonnèrent jusqu’aux confins de la Bigorre et du Pays basque. Le public ivre de bonheur hurlait sa joie. Après neuf longues années de Pro D2, la Section avait bel et bien gagné son billet d’accession dans l’élite du rugby français. Elle l’avait fait avec fierté grâce aux Montalbanais venus en Béarn jouer le coup à fond, sans complexe, mais avec l’intention de ne rien lâcher. La victoire acquise avait du même coup encore plus de saveur. "C’est un fucking out (une fin de fou NDLR), put…que je suis content", s’exclama Simon Mannix. "Je suis fier de tout le monde et du travail fourni ensemble. Nous vivons un moment très fort et de voir ce soir la joie dans les vestiaires et dans le stade ça fait vraiment plaisir".

Le stade du Hameau en folie après le titre de champion de France de la Section

Le stade du Hameau en folie après le titre de champion de France de la SectionRugbyrama

Maintenant place à l’avenir

Les deux finales perdues face à Mont-de-Marsan en 2012 et Brive en 2013, ainsi que les deux demies contre Lyon en 2010 et La Rochelle en 2014, sont à ranger sur l’étagère aux souvenirs. Désormais, il faut penser au Top 14 où les Palois viseront tout d’abord le maintien avant de tenter de s’y pérenniser. Le plus dur est sans nul doute à venir mais la Section s’y prépare. "Nous avons franchi une étape importante mais le fossé qui reste à combler est encore énorme en termes de jeu et de préparation physique", prévient Simon Mannix.

Les Palois aborderont ces prochaines années avec Mannix à leur tête puisque le club a prolongé son contrat jusqu’en 2018. Avec les arrivées annoncées des deux All Blacks Conrad Smith et Colin Slade, des Français Julien Pierre et Thierry Lacrampe, les Vert et Blanc semblent bien armés, d'autant que des joueurs comme François Steyn et Sékou Macalou sont aussi ciblés. Ces hommes retrouveront certains joueurs qui ont participé à l’aventure de la montée tels que le capitaine Julien Fumat, Claude Dry, Daniel Ramsay, Mehdi Boundjema, Sylvain Charlet, Jale Vatubua et Cameron Pierce dont les contrats viennent d’être prolongés.

Pariez sur le Rugby avec Winamax
1
N
2
Jouer comporte des risques : endettement, isolement, dépendance. Pour être aidé, appelez le 0974751313
Contenus sponsorisés
0
0