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Pro D2 - Biarritz: Un ultimatum lancé aux joueurs par Blanco

Biarritz: Un ultimatum lancé aux joueurs par Blanco

Le 23/10/2014 à 09:54Mis à jour Le 23/10/2014 à 10:00

Le président Serge Blanco a posé un ultimatum à ses joueurs. Pourquoi le BO est-il au bord de la crise après seulement huit journées de Pro D2 ? Explications.

Mercredi soir devant l’assemblée des Socios du Biarritz olympique, en présence du staff et des joueurs, le président Serge Blanco a fait irruption sur scène : "Ça ne va pas du tout. On va arrêter d’être dans le monde des bisounours. Je fais confiance au staff mais j’ai les boules par rapport à certains joueurs. Je ne donne pas de noms mais ils se reconnaîtront. Je leur donne un ultimatum de cinq matchs. Après le voyage à Narbonne je prendrai des décisions si les résultats ne suivent pas." Le coup de gueule du président biarrot est à la hauteur de la déception et de cette onzième place au classement qu’occupe le plus gros budget de Pro D2. Comment Biarritz et son président se sont-ils retrouvés au bord de la crise de nerf en seulement huit journées de championnat ? Tentative d’explications.

Un staff expérimental

Dans le trio qui constitue le nouveau staff de Biarritz, seul le jeune retraité Benoit August a l’allure d’un débutant au poste. O’Sullivan et Chadebech ne peuvent pas être considérés comme inexpérimentés. Mais, ensemble, ce staff a tout d’expérimental pour aborder la Pro D2. En venant à Biarritz, l’ex-sélectionneur de l’Irlande et des USA retrouve le management quotidien d’un club dix ans après sa dernière expérience (Connacht, 1995) et au sein d’un championnat de Pro D2 dont il ne connaissait que le nom il y a encore quelques mois. Pierre Chadebech a évolué dans le giron de la FFR en tant que Directeur Technique National, en Top 14 (Narbonne) et en Fédérale 1 (Lille), mais jamais en Pro D2. Ce staff apprend donc à se connaitre en même temps qu’il découvre la Pro D2, des nouveaux joueurs et qu’il tente d’adapter le système de jeu à cet environnement.

Les leaders de jeu encore absents

"Dans notre système, on a besoin de deux joueurs pour orienter le jeu". La confidence est de Eddie O’Sullivan. Problème, en l’absence de Dan Waenga et du troisième ligne centre sud-africain Philip Van der Walt, le BO semble sans leader de jeu. "Il est très important pour l’équipe, mais s’il ne peut pas jouer que peut-on y faire ? On espère qu’il va vite revenir et qu’il en a fini avec les blessures", souffle O’Sullivan en parlant de Waenga titulaire à trois reprises cette saison pour deux succès. Waenga est espéré pour le match crucial face à Perpignan dans dix jours à Biarritz. Match que devrait débuter Van Der Walt qui a fait sa première apparition à Montauban en fin de rencontre.

Le retour de Dan Waenga, l'ouvreur de Biarritz, est fortement attendu

Le retour de Dan Waenga, l'ouvreur de Biarritz, est fortement attenduIcon Sport

Pas de buteur de métier

Si le retour de Dan Waenga devrait permettre au système de jeu 'made in' O’Sullivan de se mettre en place, il ne résoudra pas l’absence de buteur de métier. Oui, Biarritz s’est lancé dans ce championnat sans véritable buteur. Une folie tant la présence d’un tel élément est la clé de la réussite à tous les échelons du rugby, en Pro D2 en particulier... Kevin Boulogne et Benoit Baby ont jusqu’ici tenté de combler ce vide, mais ils restent des buteurs d’appoint tout comme l’est Dan Waenga. Finalement, le seul buteur de métier au BO est l’espoir Yohan Le Bourhis (20 ans) qui a fait sa première apparition à la fin du match contre Montauban samedi dernier. Cette absence de buteur a failli couter la victoire aux basques à Aguilera lors de la première journée contre Aurillac.

Inexistant à l’extérieur

"Oui, nous connaissons des débuts difficiles cette saison et particulièrement pour nos matchs à l’extérieur", concède Eddie O’Sullivan. Biarritz est la seule équipe de la division à ne pas avoir pris le moindre point à l’extérieur en huit journées. La statistique est inquiétante mais moins que la faillite collective lors du dernier déplacement à Montauban. Eddie O’Sullivan ne souhaite pas pointer du doigt ce match raté dans le Tarn-et-Garonne, mais préfère revenir sur les difficultés qu’il rencontre depuis le début de saison : "La Pro D2 est très c’est un jeu différent, rude et on doit s’ajuster. Mais il ne faut pas oublier que nous avons beaucoup de nouveaux joueurs et on doit mettre en place des nouveaux systèmes. Tout cela prend du temps pour trouver la bonne formule, pour être en confiance avec ce système. On s’attendait à avoir des difficultés pour se mettre en place, mais on ne s’attendait pas à avoir tant de blessés."

L'avenir : un mois de novembre crucial

Au classement le Biarritz olympique est loin d’être lâché dans la course à la qualification, avec seulement deux points de retard sur le cinquième et dernier qualifiable Montauban. "C’est difficile en ce moment, concède Eddie O’Sullivan. Mais c’est une longue saison et il est encore trop tôt pour faire des prédictions sur l’avenir. Il y a beaucoup de matchs devant nous qui peuvent changer beaucoup de chose. On doit s’améliorer, c’est évident. Si nous avons moins de blessés et plus de joueurs en capacité de s’entraîner pour assimiler et comprendre mieux les nouveaux systèmes, je suis sûr que notre niveau va s’améliorer." Le BO en saura beaucoup plus au terme d’un terrible mois de novembre : réceptions de Perpignan, Massy, Agen et déplacements à Pau et Narbonne). Une période déjà identifiée comme charnière pour ce Biarritz-là, avant même que Serge Blanco n’y ajoute un ultimatum et une pression supplémentaire.

Benoit August, Eddie O'Sullivan et Pierre Chadabech : le trio d'entraîneurs de Biarritz

Benoit August, Eddie O'Sullivan et Pierre Chadabech : le trio d'entraîneurs de BiarritzIcon Sport

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