Midi Olympique

Gueydan (Bourgoin) : "Revenir en Pro D2 d’ici 2023"

Gueydan (Bourgoin) : "Revenir en Pro D2 d’ici 2023"
Par Nicolas Zanardi via Midi Olympique

Le 23/04/2020 à 14:33

FÉDÉRALE 1 - Président du CSBJ depuis mars 2018, Henri-Guillaume Gueydan se réjouit qu’après plus de deux ans de travail de fond, son club soit enfin sorti des mauvais radars de la DNACG. Et puisse de nouveau prétendre à un retour en Pro D2 à moyen terme, ainsi qu’en témoigne un début de recrutement digne de ses ambitions.

Depuis le début du confinement, le CSBJ a annoncé une hausse de 500000 euros de budget et les arrivées de plusieurs joueurs confirmés. Cela interpelle, forcément, après les différentes crises qu’a connu Bourgoin ces dernières saisons...

Il n’y a pourtant rien de magique. (sourire) On travaille simplement selon notre ligne de conduite qui, depuis maintenant deux ans, consiste à bâtir un projet qui contribue à refaire du CSBJ ce qu’il aurait toujours dû rester. Pour tout vous dire, la crise nous a plus perturbés que vous semblez l’imaginer, car nous étions sur le point de signer l’entrée de nouveaux investisseurs qui ont décidé de prendre un peu plus de temps pour réfléchir. D’autres, en revanche, maintiennent une activité dans des domaines qui sont moins impactés. Tout a été un peu mis en stand-by depuis un mois mais là, on parvient reprendre quelques tractations. Il y a bien sur des inconnues, notamment liées aux recettes que nous serons susceptibles de réaliser la saison prochaine. Mais comme je suis d’un naturel optimiste, je continue à travailler en me disant qu’il y aura forcément un rebond, dans un avenir plus ou moins proche.

Quel sera le budget du CSBJ la saison prochaine, pour affronter la Fédérale 1 ?

On a recréé une SAS, on devrait atteindre les 3 millions d’euros de budget, ce qui équivaut à une hausse de 500000 euros. Mais l’important, ce n’est pas d’avoir 500000 euros de plus, c’est de bien les utiliser. Et pour nous, bien utiliser ce budget consiste à bâtir un effectif plus complet à même de nous permettre d’atteindre notre objectif, à savoir un retour en Pro D2 d’ici 2023. Nous n’avions que 18 contrats à temps plein la saison dernière, ce qui signifiait que dès que nous avions des blessés, on devait faire avec les moyens du bord. Notre souhait est donc de posséder un effectif plus conséquent.

Avec six recrues déjà officialisées dont les expérimentés Hansell-Pune et De Klerk, sans oublier le retour au club de Mohamed Kribache, vous semblez bien part pour y arriver...

Et pourtant, ce n’est pas si simple. Il y a quelque temps, nous avons dévoilé dans la presse locale que le club procédait à une augmentation de budget. Le problème est que très rapidement, les joueurs que nous avons rencontré avaient entendu parler de ça, et réclamaient plus d’argent ! Or, nous ne le pouvons pas parce que comme je vous l’ai dit, nous souhaitons d’abord étoffer notre effectif.

Le retour au club de Mohamed Kribache depuis Mont-de-Marsan est on ne peut plus symbolique, qui signifie que Bourgoin a retrouvé de son attractivité. S’agit-il d’un motif de fierté ?

Fierté, ce n’est pas vraiment un mot qui revient dans mon vocabulaire... Mais forcément, on est content que les médias arrêtent enfin de parler du club en mal, d’avoir de nouveau une image plus positive, de renouer le fil avec nos partenaires et notre public. L’exemple de Mohamed Khribache est en effet un signe fort. Il fait partie de ces joueurs qui sont partis parce que le club s’était mis dans la m..., et qui se disent aujourd’hui : "Tiens, je peux revenir..." C’est une preuve que l’on ne travaille pas trop mal. Quand j’ai repris le club il y a deux ans, il s’agissait vraiment de le sauver car même le nom a failli disparaître... Alors certes, le rugby n’aurait pas disparu à Bourgoin. On aurait pu faire comme Auch, recréer une association et repartir de tout en bas, mais il aurait fallu changer de nom et ça, c’était inimaginable... Le CSBJ, c’est le CSBJ, le club qui me fait rêver depuis que je suis gosse, qui existait bien avant et je l’espère bien après moi.

Au sujet de votre recrutement, faut-il s’attendre à de nouvelles têtes ?

Il n’est pas terminé. On n'est pas dans l’optique de se dire : "Tiens, tel club de Pro D2 lâche ses joueurs, on va voir s’il y a de bonnes occasions..." Nous avons vraiment ciblé quelques postes auxquels nous souhaitons nous renforcer, et déterminé précisément les profils que nous recherchions. Pour être aussi compétitifs que nous l’imaginons, j’espère que l’on pourra accueillir encore 5 à 6 joueurs d’ici la saison prochaine.

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