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Moscato : "Le rugby des années 80, c'était nul"

Moscato : "Le rugby des années 80, c'était nul"
Par Leo Faure via Midi Olympique

Le 08/06/2020 à 12:00Mis à jour Le 08/06/2020 à 13:55

ENTRETIEN - Dans un long entretien qu'il accorde ce lundi à Midi Olympique, l'ancien talonneur international de Bègles-Bordeaux livre quelques vérités sur sa vision du rugby, d'hier et d'aujourd'hui. Croustillant, forcément...

L'avantage, avec Vincent Moscato, c'est qu'il n'avait jamais par quatre chemins. Dans un long entretien qu'il accorde ce lundi à Midi Olympique, l'ancien talonneur international de Bègles-Bordeaux pas par quatre chemins. A l'éternel débat de savoir si le rugby, finalement, c'était mieux avant ? "Le rugby des années 80 n’avait aucun intérêt. C’était de la passe à dix. J’ai participé à des matchs que ma sœur aurait pu jouer. Ça allait à deux à l’heure, c’était nul à chier. […] Vous savez, beaucoup d’anciennes gloires pensent qu’ils avaient plus de courage que les mecs d’aujourd’hui. C’est absolument faux. Moi, j’ai fait un sport où il y avait, de temps en temps, des échauffourées. Mais pas plus que dans le foot des années 80, il ne faut pas se raconter des salades !"

"Il est bien gentil, Sonny Bill, mais il est nul en boxe !"

Sur cette tonalité, Moscato brosse toute l'actualité du rugby actualité. De la plus sérieuse à la plus légère. Un combat de boxe entre Mike Tyson et Sonny Bill Williams ? "Il est bien gentil Sonny Bill ! Mais il est nul en boxe ! […] C’est comme si tu essayais d’arrêter un panzer avec une carabine à air comprimé ! Mike Tyson a beau avoir 50 balais, ça reste Mike Tyson ! Il l’aurait massacré."

A propos de la baisse des salaires demandée aux joueurs, aussi : "Ils me font rire, les gonzes. L’autre jour, Dimitri Payet (un footballeur de l’Olympique de Marseille) disait qu’il ne pourrait pas rembourser ses emprunts s’il baissait son salaire. Le mec, il touche 500 000 euros par mois et il a du mal à payer ses crédits ? Mais il s’est acheté quoi, au juste ? Le porte-avions Charles de Gaulle ? En termes de communication, c’est nul. […] Si tu es dans un club comme le Stade français et que Wild (le propriétaire du club parisien), qui pèse 150 milliards, commence à pleurer, tu peux refuser la baisse des salaires. T’as aimé le mariage, docteur ? Ben tu supporteras aussi l’enterrement ! Tu casques, l’ami ! (rires) Mais Toulouse et les autres, qui n’ont pas de mécènes à leur tête, sont dans une tout autre problématique. Dans ce cas-là, tu prends sur toi et tu baisses ton salaire de 15 ou 20 % pendant un an. Cela permettra peut-être au club de ne pas mourir."

Un style direct, sur lequel tout y passe, de la rédemption d'Israël Folau à la consanguinité du rugby européen. Savoureux.

Retrouvez dès maintenant l'intégralité de l'interview sur Midi Olympique

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