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Les 10 matchs les plus mémorables : Nouvelle-Zélande - France 1999

Les 10 matchs les plus mémorables : Nouvelle-Zélande - France 1999
Par Rugbyrama

Le 17/03/2020 à 14:09Mis à jour Le 17/03/2020 à 14:10

La crise sanitaire actuelle a contraint les autorités à stopper toutes les compétitions de rugby en Europe. L’occasion de ressortir les matchs les plus beaux, les plus légendaires, les plus inoubliables de l’histoire du rugby. Quatrième rencontre mémorable : la glorieuse victoire du XV de France face aux All Blacks de Jonah Lomu, en demi-finale de la coupe du monde de 1999.

Dans une période délicate pour le pays, il était inenvisageable de ne pas revenir sur ce match qui est encore considéré comme l'une des meilleures partitions rendues par le XV de France. De plus, elle est accomplie face à des Néo-Zélandais au sommet de leur art à cette époque (Cullen, Umaga, Mehrtens ou bien sûr Lomu composés cet effectif de légendes).

Avant la rencontre, le favori naturel était la Nouvelle-Zélande, avec une phase de poules parfaite (démonstration contre l'Angleterre) et un quart de finale maîtrisé contre l'Écosse (vainqueur du Tournoi des 5 Nations en début d'année). En face, si les Bleus réalisés une très belle compétition, malgré avoir battu des équipes supposément plus faibles, la débâcle du Tournoi, avec une dernière place à la clé restait dans les têtes des Français. Ils se présentaient donc comme outsider dans cette demie. Mais n'est-elle pas la position préférée des Bleus ?

Un début de match équilibré

Ce début de rencontre se réduit à un round d'observation. Ce sont les buteurs qui se mettent en évidence, Andrew Mehrtens répondant par deux fois aux premiers points inscrits par Titou Lamaison (6-3 à la 18e minute). Cependant ces 20 premières minutes vont permettre aux acteurs d'évaluer les forces en présence. Ce sont les Français qui vont réussir à aller une première fois dans l'en-but des Kiwis, avec un Christophe Dominici des grands soirs, à l'initiative. Après une percée de près de 40m, le Francilien est rattrapé à 5m de la ligne et sur un renversement bien senti, Lamaison file aplatir le premier essai de la rencontre pour permettre à son équipe de reprendre l'avantage (6-10 à la 21e). Rapidement les Black recollent au score par l'intermédiaire de leur ouvreur.

Christophe Lamaison héroïque dans cette partie, avec 28 points marqués

Christophe Lamaison héroïque dans cette partie, avec 28 points marquésIcon Sport

Le show Lomu

Peu en vue depuis le début du match, le meilleur joueur de l'époque (de l'histoire du rugby pour certains) sort de sa boîte pour tout emporter sur son passage et réveiller ses partenaires grâce à une première fulgurance mons-tru-euse. Après une chandelle mal réceptionnée par le 3e rideau français, le ballon arrive sur son aile... Le reste de l'action appartient à l'histoire. 7 joueurs passés en revue, une impression de puissance poussée à son paroxisme, l'ailier marque l'un de ses plus beaux essais (semblable à celui inscrit contre l'Angleterre quatre ans auparavant) et redonne l'avantage aux Black. Une avance qu'ils ne perdont plus jusqu'à la fin de la première mi-temps, avec en prime une nouvelle pénalité qui permet de l'accroître (17-10 à la mi-temps).

L'autobus des Black n'allait pas s'arrêter en si bon chemin et dès le retour sur le terrain, après avoir battu quatre nouveaux défenseurs il s'en ira marquer un doublé pour creuser un écart prépondérant dans cette rencontre (24-10 à la 45e minute). Un seul homme aura suffit à faire basculer ce match, pour l'instant...

Le "French flair", acteur principal d'une remontée majestueuse

Ce retour, il est initié par l’infaillible Lamaison, qui en l’espace de 7 minutes redonnera à ce match une saveur si particulière. Celle où la sensation d’un exploit retentissant était à portée de main. Grâce à 12 points dont deux drops, il comble quasiment le retard causé par les essais de Lomu (24-22 à la 54e). Dans la continuité du renvoi, le XV de France gratte le ballon dans un ruck au milieu du terrain. Galthié décide d’occuper le terrain, mais la couverture néo-zélandaise semble plutôt bonne…

Philippe Bernat-Salles lors Nouvelle-Zélande - France à Twickenham en 1999

Philippe Bernat-Salles lors Nouvelle-Zélande - France à Twickenham en 1999AFP

À l’aide d’un rebond capricieux, ce diable de Dominici toujours à l’affût, surprendra tout le monde et interceptera ce ballon pour inscrire le second essai français (24-29). Les Français reprennent un avantage qu’ils ne quitteront plus jusqu’à la fin du match. Le jeu au pied sera finalement l’arme fatale de cette fin de rencontre, Richard Dourthe profitera de celui de Lamaison pour prendre le large (24-36). Tout comme Philippe Bernat-Salles, qui après un jeu au pied de son ouvreur et d’une course folle de 80m, entérinera les derniers espoirs adverses (24-43). Malgré un sursaut d’orgueil des Black sur la sirène, l’impensable se réalisera…

Un succès (31-43) à Twickenham qui envoie l’équipe de Jean-Claude Skrela et de Pierre Villepreux vers une deuxième finale mondiale (après celle de 1987), une nouvelle fois perdue. Le fait que les Bleus avaient changé de statut après cette demi-finale épique aura sûrement été l’un des facteurs de cet échec.

Par Thibaud Gouazé

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