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Gosper : "On ne veut pas une Ligue des Nations fermée"

Gosper : "On ne veut pas une Ligue des Nations fermée"

Le 20/03/2019 à 09:10Mis à jour Le 20/03/2019 à 11:55

CHAMPIONNAT DES NATIONS - En marge du symposium médical qui se déroule à Marcoussis, Brett Gosper s’est exprimé pour rugbyrama.fr sur le sujet brûlant du moment : la Ligue des Nations. Le directeur général de World Rugby réaffirme son souhait d’impliquer le tier 2 avec un système de promotion-relégation.

Doucement mais sûrement, le rugby international s’apprête à vivre sa révolution via le projet de Ligue des Nations. C’est la volonté de World Rugby, l’instance mère qui régit les compétitions internationales. Dans un français toujours impeccable, son directeur général Brett Gosper nous a réaffirmé que 2022 était la date de lancement souhaitée. Mais il ne s’est pas arrêté là et a précisé sa pensée sur ce sujet ultra sensible qui suscite depuis quelques semaines doutes et défiance.

Concernant un éventuel alourdissement du calendrier, d’abord. Une inquiétude portée par l’Irlandais Jonathan Sexton, président de l’IRPA (International Rugby Players Association), qui est monté au créneau au début du mois : "Suggérer que les joueurs puissent disputer cinq test-matches de très haut niveau plusieurs semaines consécutives en novembre est déconnecté de la réalité et montre le peu de compréhension des sollicitations physiques que cela induit".

Sur ce point, Gosper lui répond : "L’intégrité physique des joueurs est une priorité pour nous, on les écoute et on est en discussion avec eux. Le nombre de matchs en moyenne dans ce projet de Ligue des Nations est inférieure à celui que disputent les internationaux jusqu’à présent. Quelque part, c’est donc une bonne compétition en ce qui concerne l’intégrité physique des joueurs."

" On espère que les fédérations verront l’intérêt général et pas seulement leur intérêt national"

L’autre axe majeur de fracture était la mise à l’écart des nations du Pacifique (Fidji, Samoa, Tonga) pour laisser notamment la place au Japon et aux États-Unis, au potentiel économique hautement supérieur. Face à la levée de boucliers et la menace de boycott des trois archipels lésés, proférée par le syndicat des joueurs du Pacifique, World Rugby a dû passer de la pommade. Le discours de Gosper se veut donc rassurant sur ce point : "Les discussions sont toujours en cours, il y a un équilibre à trouver. Ce qui est sûr, c’est qu’on veut toujours un chemin pour les pays en dehors des 12 avec un système de promotion-relégation. On ne veut pas une compétition fermée et il est important pour nous que des pays du tier 2 puissent aussi espérer s’asseoir à la table des grands."

Sauf que les grands en question ne sont pas vraiment enclin à voir un des leurs glisser dans la deuxième division mondiale. C’est notamment le cas des nations du nord, et pas seulement l’Italie ou même la France, les deux plus faibles du dernier Tournoi. Elles sont particulièrement frileuses voire réticentes à l’éventualité d’un changement de casting dans le 6 Nations.

Si World Rugby privilégiera la voie du dialogue sur ce point, son directeur général appelle les nations concernées à la jouer collectif : "Ce qu’on espère, c’est que les pays voient qu’on protège les intérêts nationaux mais surtout l’intérêt général du rugby mondial. On essaie de concilier les deux aspects et on espère que les fédérations verront dans notre proposition ces deux aspects et pas seulement leur intérêt national". Les négociations ne font que commencer.

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