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Willemse et ses nouveaux colocs en Bleu

Willemse et ses nouveaux colocs en Bleu

Le 24/02/2022 à 09:11

TOURNOI DES 6 NATIONS 2022 - Le deuxième ligne de l’équipe de France Paul Willemse est la pierre angulaire du paquet d’avants tricolore coincé entre Uini Atonio et Cameron Woki.

Il est devenu un maillon essentiel du XV de France. Plus personne ne se pose la question de savoir qui va débuter avec le numéro cinq dans le dos. Il est réservé à Paul Willemse. Un temps jugé un peu trop lourd, un peu trop mou, pas assez mobile, le Montpelliérain fait aujourd’hui l’unanimité. Et pour cela, il a dû dépasser le simple rôle de tracteur dans lequel certains voulaient le cantonner. Il a même pris deux ballons en touche face à l’Irlande, chose que l’on pensait impensable au regard de son physique.

Deux prises aériennes qui sont venues concrétiser sa nouvelle dimension au sein du groupe France : "Je suis plutôt un bon lifteur (soutien, N.D.L.R.). Je suis donc plus utilisé dans ce rôle là pour être efficace sur les ballons portés et être bon en bas. Je n’étais pas beaucoup utilisé sur la phase de saut. Il n’y en avait pas besoin car nous avons des bons sauteurs dans l’équipe et le but est d’utiliser chaque joueur sur son point fort. Après j’ai toujours été capable de bien sauter. Ça n’a jamais été un problème. Donc nous avons aussi cette arme dans notre panoplie."

Et c’est à travers toutes ces petites nouveautés que l’on mesure tous les progrès effectués par le XV de France. Paul Willemse a aussi des nouvelles prérogatives car il a de nouveaux colocataires. Uini Atonio est en passe de s’imposer comme le numéro un au poste de pilier droit alors qu’il doit aussi composer avec Cameron Woki en deuxième ligne. Sa puissance en mêlée en mêlée fermée est d’autant plus importante, même s’il jure que ces changements d’hommes n’ont rien changé à son affaire.

"Pour Cameron, ça doit être moins agréable d'avoir sa tête dans la mêlée (rires) !"

Entre un pilier au physique hors normes et un novice du poste, les réglages doivent pourtant être nécessaires pour assurer la fluidité de la mécanique. "Cameron pousse pour la première fois de sa vie en mêlée car les troisième ligne ne poussent pas vraiment (rires), plaisante Willemse. On ne manque pas de quelque chose quand il pousse, surtout que la pression est plus sur le côté droit et c’est à moi et Uini de jouer notre rôle. Cameron fait ce qu’il à faire en mêlée. Pour moi ça n’a rien changé. Mais pour lui ça doit être moins agréable d’avoir sa tête dans la mêlée (rires)."

Le deuxième ligne affiche la même décontraction pour évoquer sa relation avec le pilier rochelais : "J’ai beaucoup de viande devant moi donc c’est agréable (rires). Mon job est d’aider mon pilier, lui amener ma puissance et c’est lui qui doit faire des trucs plus techniques avec les angles de poussée." Une nouvelle collocation qui a trouvé ses marques depuis l’automne et qui surfe sur les succès. De quoi rendre la monnaie de leur pièce aux Écossais ce samedi. Willemse veut le croire : "On a beaucoup progressé. C'est un groupe avec beaucoup plus d'expérience. Chaque fois que l'on a perdu contre eux, c'était sur des petites erreurs, un manque d'expérience. C'était des fautes sans pression. On a depuis battu de grandes équipes mais on sait que l’on a perdu deux fois contre eux (dans le Tournoi), mais ce sera un bon match pour montrer notre progression depuis deux ans."

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