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6 Nations 2019 - Owen Farrell crève tous les plafonds

Farrell crève tous les plafonds

Le 11/02/2019 à 12:08Mis à jour Le 11/02/2019 à 12:09

TOURNOI DES 6 NATIONS 2019 - Les Anglais nous ont donné une leçon magistrale, au pied, à la main et avec le cerveau. Au cœur de tout ça, Owen Farrell, et au bout, gambadait Jonny May.

Comment résumer le triomphe du XV de la Rose face aux Français ? À leur utilisation magistrale du jeu au pied, dans le dos de la défense pour commencer, notamment par Daly, Farrell ou Youngs, géomètres experts ; mais aussi à une capacité à enchaîner les phases de jeu. Eux étaient au point collectivement, ça crevait les yeux. Ils savent se trouver sur un terrain pour avancer de concert. Il n'y a qu'à comparer la qualité des passes pour s'en persuader. À croire que c'est aussi une histoire d'encadrement et de préparation puisque, contrairement à une idée reçue, les Anglais ne passent pas plus de temps ensemble que les Bleus.

Elliot Daly navigue dans la défense française

Elliot Daly navigue dans la défense françaiseIcon Sport

Les Anglais ont roulé sur cette pauvre équipe de France, avec en figure de proue, Jonny May sorte de Patrice Lagisquet moderne par son profil de lévrier capable de dévorer tous les espaces. L'ailier de Leicester n'avait jamais réussi de triplé sous le maillot blanc, il a mérité amplement son titre d' "homme du match". Mais évidemment, la supériorité de ce XV de la Rose ne se limite pas au talent de son finisseur. On ne peut pas ne pas parler de la performance de cette Angleterre-là, sans évoquer la performance de Owen Farrell, modèle de maîtrise et de sang-froid mais surtout de sens du jeu. Sa longue passe en renversement sur le second essai de May valait le déplacement à elle-seule.

Sinkler arrache des casques

On va finir par penser que Jonny Wilkinson était sincère quand il disait que le joueur des Saracens était plus fort que lui au même âge. On ne passera pas ici en revue les 23 Anglais, on se contentera de signaler l'engagement féroce de Courtney Lawes et ses plaquages meurtriers, et l'activité sobre et efficace des deux flankers méconnus, Mark Wilson de Newcastle, révélé sur le tard et Tom Curry, de Sale, international à dix-neuf ans. Ils ont donné une leçon de rugby aux pauvres Bleus si vite déboussolés en mêlée. Ils les ont même fait reculer en mêlée, comme s'ils avaient besoin de ça. Et dire que Mako Vunipola, annoncé comme un croque-mitaine, est sorti prématurément...

L'exercice de la mêlée fermée a nettement tourné à l'avantage des Anglais.

L'exercice de la mêlée fermée a nettement tourné à l'avantage des Anglais.Icon Sport

Son remplaçant, le dénommé Ben Moon, révélé lui aussi sur le tard, s'est tout de suite installé au sommet. Le pilier droit Sinckler a aussi brillé, en mêlée et dans le jeu (passe sautée sur l'essai de Slade), même si l'on regrette qu'il ait déclenché une bagarre générale en tentant d'arracher le casque d'Arthur Iturria. Les Anglais n'avaient pas besoin de ça pour parfaire leur démonstration.

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