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6 Nations 2019 - Des Bleus marqués au fer irlandais

Marqués au fer irlandais

Le 05/03/2019 à 17:26Mis à jour Le 05/03/2019 à 17:31

TOURNOI DES 6 NATIONS 2019 - Rares sont les joueurs du XV de France actuel à avoir déjà battu l’Irlande. Tous ceux qui ont déjà croisé sa route évoquent une équipe chirurgicale et ô combien difficile à manœuvrer.

"Neuf ans, déjà…" suivi d’un long soupir comme pour mieux traduire ce laps d’éternité à l’échelle d’une carrière. Le 13 février 2010, Mathieu Bastareaud rencontrait pour la première fois le XV du Trèfle (33-10). Julien Bonnaire était sur la feuille de match et c’était déjà le crépuscule d’une époque où le XV de France était encore la bête noire des hommes en vert. Le centre toulonnais n’a plus jamais battu cette nation depuis et reste plus dans les têtes irlandaises comme celui qui voulait "détruire" leur maestro Jonathan Sexton : "Cela a fait beaucoup parler à l’époque, se souvient Bastareaud. Beaucoup d’articles et de blabla pour pas grand-chose. À ce moment-là, j’étais utilisé pour attaquer sa zone. Il y a eu quelques contacts assez virulents, c’est vrai, mais je ne vais quand même pas m’excuser !".

6 Nations 2019 - Mathieu Bastareaud (France) qui plaque Blair Kinghorn (Écosse)

6 Nations 2019 - Mathieu Bastareaud (France) qui plaque Blair Kinghorn (Écosse)Icon Sport

Trois ans et demi après son dernier match contre l’Irlande – sûrement le plus traumatisant, lors de la phase de poules de la Coupe du monde 2015 (24-9) – Mathieu Bastareaud devrait recroiser son vieil ami et une équipe ayant sensiblement la même approche dans sa pratique du rugby : "Elle est très structurée, pas forcément très spectaculaire mais très précise. Les matchs en Irlande, c’est toujours beaucoup d’intensité dès le début. Ils commencent le match à fond, veulent de suite imposer leur rythme et si tu ne réponds pas présent dans les vingt premières minutes, cela devient très difficile".

" Je me suis demandé ce que je faisais sur le terrain "

Qu’il plaise ou pas, le XV de Trèfle marque toujours ses adversaires. La France un peu plus encore, elle qui n’a gagné qu’un seul de ses huit derniers matchs contre elle (10-9 en 2016). Arthur Iturria n’a pas le même CV international que Mathieu Bastareaud mais garde de son seul France – Irlande un souvenir indélébile : "Je me rappellerai toujours, quand je suis rentré dans le vestiaire après le match, de m’être demandé ce que je faisais sur le terrain. J’avais eu la sensation d’avoir été impuissant car c’était un mur en face de nous. C’était en tout cas une immense expérience pour moi car je n’avais jamais joué à ce niveau-là ".

Une expérience éphémère mais toujours précieuse que le Clermontois pourra partager à Bamba, Lambey, Ntamack, Ramos, Penaud, Falgoux, Aldegheri, Willemse et Alldritt. Soit presque 40% de la feuille de match qui n’a encore jamais joué la deuxième nation mondiale en Seniors. Ce qu’il leur dira ? "C’est exactement ce qu’on voit à la télé ! Ils font des choses très simples mais très bien et toujours dans le même sens. Il y en a rarement un qui s’oublie sur quelque chose et cela donne un jeu très bien huilé. Quand on joue contre des bonhommes comme ça, c’est quand même très compliqué !". Où la promesse d’un nouveau match marquant pour ce XV de France en quête de vécu commun.

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