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Les Bleus gagnent enfin !

Les Bleus gagnent enfin !

Le 23/02/2018 à 22:53Mis à jour Le 23/02/2018 à 23:54

Sans briller, loin s'en faut, les Bleus décrochent leur première victoire dans ce Tournoi 2018. Et la première tout court depuis presque 1 an ! La France s'impose 34-17 face à l'Italie, en ouverture de la 3e journée des 6 Nations. Mais que ce fût laborieux pendant une heure.

Ce parfum de victoire, la France du rugby ne l’avait plus connu depuis le 18 mars 2017 au niveau international. Et une victoire face au Pays de Galles, après ce fameux match de 100 minutes, lors du Tournoi des 6 Nations précédent. Mais la senteur a un goût plutôt amer, tant le XV de France a lutté pour venir à bout d’une pâle Squadra Azzura. Et surtout lutté contre elle-même, d’ailleurs. Et ses vieux démons. Auréolés d’une série de neuf matches sans victoire, dont huit défaites, les hommes de Jacques Brunel ont semblé, par moment, tétanisé par l’enjeu, multipliant les mauvais choix et les approximations grossières. Les Bleus, qui quittent l’Orange Vélodrome sans bonus offensif, laissent finalement la cuillère de bois à leurs adversaires du soir. Et c’est déjà pas mal.

Wenceslas Lauret (France) face à Sergio Parisse (Italie)

Wenceslas Lauret (France) face à Sergio Parisse (Italie)Getty Images

Une faiblesse technique édifiante

Le coup était passé près face à l’Irlande et l’Ecosse, lors des deux premières journées. Mais les deux défaites concédées en fin de match ont placé les Bleus la peur au ventre avant d’affronter l’Italie, dans ce choc pour éviter le bonnet d’âne et une humiliation suprême. Malgré un début de rencontre marqué par l’essai précoce de Gabrillagues (6e), le XV de France, en crise de confiance, n’a cessé de patiner, pendant une bonne heure. C’est le temps qu’il a fallu aux coéquipiers de Guilhem Guirado pour sortir Jacques Brunel de sacrés sales draps et le public marseillais de sa torpeur.

Lionel Beauxis (France) face à Sebastian Negri et Maxime Mbanda (Italie)

Lionel Beauxis (France) face à Sebastian Negri et Maxime Mbanda (Italie)Getty Images

Les occasions de se remettre, très vite, la tête à l’endroit et passer une soirée tranquille à Marseille, les coéquipiers de Guilhem Guirado les ont pourtant eues, à plusieurs reprises. Comme sur cette tergiversation de Machenaud , hors du coup en début de partie, (19e), à 2m de la ligne transalpine. Ou encore cette percée de Beauxis, dès le retour des vestiaires, qui a ensuite vendangé, on ne sait trop comment, une supériorité numérique sur les extérieurs (43e). Sans parler de la dernière cartouche, pour aller chercher le bonus offensif, qui a bêtement terminé en maul improductif après la sirène. Trois actions parmi tant d’autres. Une flopée, à vrai dire. L’Italie de Sergio Parisse n’a pas su en profiter.

Pas de cuillères de bois pour les Bleus

Courageuse mais, une nouvelle fois, trop juste physiquement, la Nazionale a fini par craquer. Comme face à l’Irlande et l’Angleterre. Un beau mouvement français conclut par Bonneval a mis les Français en selle, pile à l’heure de jeu, avant que Machenaud ne creuse le score au pied et Bastareaud flatter l’addition sur une course rentrante imparable (73e).

Hugo Bonneval (France) vs Italie

Hugo Bonneval (France) vs ItalieIcon Sport

Mathieu Bastareaud, de retour au centre de l’attaque française, a d’ailleurs été l’un des plus en vue ce soir, avec plusieurs décalages à son actif comme celui qui a mené au second essai tricolore (60e). Yacouba Camara, impérial dans les airs, et solide sur les impacts, est aussi sorti du lot. Tout comme Rémi Grosso sur son aile. Bref, le XV de France s’en est remis à quelques individualités pour renouer enfin avec la victoire et, surtout, sauver un collectif plus qu’en rodage. La France n’est pas devenue la 10e nation mondiale pour rien. Et, si elle laissera aux Italiens le soin de soulever très certainement la cuillère de bois dans ce Tournoi, elle n’est pas sortie d’affaires pour autant. La réception de l’Angleterre dans 15 jours s’avère une toute autre paire de manches. Et les Bleus pourraient reprendre la réalité du moment en pleine figure.

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