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Gimbert : "montrer que notre génération est bien présente"

Gimbert : "montrer que notre génération est bien présente"
Par Rugbyrama

Le 09/02/2018 à 17:32

Jules Gimbert fait partie de ces jeunes pousses à fort potentiel qui ont déjà un nom et qui veulent maintenant se faire un prénom. Présent dans le groupe de l'équipe de France des moins de 20 ans qui affrontera l'Écosse ce soir, il revient pour nous sur les objectifs pour le Tournoi mais également sur son parcours et le début de sa carrière.

Rugbyrama : À quel avez-vous commencé le rugby et d'où vient cette passion ?

Jules Gimbert : Je suis tombé dans le rugby très petit. Dans ma famille avec mon père qui a été international (Philippe Gimbert, champion de France 1991), mon grand père qui jouait au rugby, mon oncle et même ma mère je ne pouvais que faire du rugby. Pourtant, j’ai commencé par faire un an de foot car j’étais trop petit pour commencer l’école de rugby. Mais je suis vite revenu au CABBG (Club athlétique Bordeaux-Bègles Gironde). Quand nous avons déménagé dans le Médoc j'ai dû changer de club mais j'ai toujours été Béglais. J’ai ensuite commencé le pôle Espoir à 16 ans tout en jouant dans les catégories Cadets jusqu’en Espoir avec Bègles.

Vous aviez déjà été appelé en sélection avec les jeunes ?

J.G. : J’avais été sélectionné avec les moins de 16 ans pour un tournoi en Angleterre. On avait fait trois matchs et ça avait été assez compliqué. Je m’en souviens, nous avions pris deux raclées contre l’Angleterre et le Pays-de-Galles et nous avions gagné contre l’Italie. Ça forge le caractère.

La première fois qu’on arrive à Marcoussis, ce n’est pas trop impressionnant ?

J.G. : À première vue, un joueur peut penser qu’il va être un peu perdu et que ça va être différent qu’en club, mais quand on a fait l’équipe de France jeune, on connait déjà Marcoussis donc on a quelques repaires. Et puis surtout la particularité de notre groupe cette année c'est qu’on se connait tous, on se retrouve entre amis donc l’ambiance est vraiment super. Nous ne sommes pas dans l’inconnu en arrivant.

Quel est votre objectif dans ce Tournoi des 6 nations ?

J.G. : On prend match par match mais on veut le gagner. On veut gagner tous les matchs et montrer que notre génération est présente. C’est important.

Que retenir de cette victoire contre l’Irlande ? Avez-vous un peu douté lors du retour des Irlandais ?

J.G. : Au retour des vestiaires, on s’est un peu relâché, oui. Ils reviennent même à trois points après leur essai. Lorsque l’on s’est réuni sous les poteaux, j’ai été surpris car il régnait un grand calme dans l’équipe. Il était important de se dire les choses et de remettre de l’intensité et de l’agressivité tout en reprenant le contrôle du ballon. Cela a fonctionné car on a réussi à tuer le match en fin de partie.

Cette petite remise en question va être bénéfique pour le déplacement en Écosse ?

J.G. : En Écosse, il falloir qu’on tienne le ballon et qu’on soit capable de mettre du volume car devant ils ont une grosse équipe, agressive qui aime les ballons de relance. De toute façon, on va jouer notre jeu, en mettant de l’intensité et de l’agressivité pour prendre le meilleur sur les Écossais.

Plus personnellement, comment gérez-vous la concurrence que cela soit avec l’UBB ou l’équipe de France où vous n’êtes pas le premier choix ?

J.G. : A Bordeaux-Bègles, je ne ressens pas trop la concurrence. J’apprends beaucoup aux côtés de Yann Lesgourgues et Baptiste Serin. Ils m'aident beaucoup comme je suis le petit nouveau. Je leur demande des conseils tous les jours, et ça me permet de progresser plus vite et chaque jour. En équipe de France, on est vraiment très proches avec les deux autres demis de mêlée. Pour préparer les matchs, on s’aide et on s’apprécie donc il n’y a pas de coup dans le dos.

À votre retour du Tournoi, vous risquez de plus jouer avec la blessure de Lesgourgues, vous vous sentez prêt ?

J.G. : Je suis un peu dans l’inconnu. Je ne sais pas si Baptiste (Serin) va faire l’intégralité du Tournoi ou pas. Donc s’il le fait, j’espère disputer le plus de temps de jeu possible, de toute façon ce n’est que du plus. Je ne réfléchis pas trop, il y pour l’instant beaucoup de travail à faire. Je connais mes objectifs et ce que je dois faire pour progresser.

Quels sont justement vos défauts à travailler pour progresser ?

J.G. : Il faut que je continue à me développer physiquement. Dans les sorties de camp, je dois être plus posé, savoir calmer le jeu. Je travaille beaucoup à la vidéo pour analyser chaque action et progresser sur le côté gestion des matchs.

Cette année, de nombreux jeunes joueurs français se sont blessés (Retière, Dupont, Arrate, Cros etc) : vous en parlez entre vous ?

J.G. : Quand il y a des moments comme ça, j’essaye de ne pas regarder. Après, j’ai lu beaucoup d’articles sur Matthieu Jalibert comme quoi il était trop jeune. Je pense que ça n'a pas d’incidence du tout. Il aurait très bien pu se blesser s’il avait joué avec nous ou dans n’importe quel autre match, donc ce n’est pas une question d’âge ou d’être prêt physiquement.

Avez-vous eu de ses nouvelles ?

J.G. : On est en collocation donc je l’ai eu après le match et hier. Il va mieux et il faut maintenant qu’il prenne son mal en patience, pour revenir plus fort encore. Mais ça ne devrait pas être trop long non plus.

Propos recueillis par Paul Arnould.

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