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Une seconde jeunesse

La seconde jeunesse de Lionel Nallet
Par Rugbyrama

Le 26/02/2010 à 10:13Mis à jour

Le deuxième ligne de l'équipe de France Lionel Nallet affiche une forme resplendissante depuis le début du Tournoi. A 33 ans, l'ancien capitaine des Bleus semble vivre une nouvelle jeunesse, qu'il doit en grande partie à son départ au Racing-Metro selon lui. Il sera très attendu ce soir à Cardiff.

Depuis le début du Tournoi, on ne voit que lui. Est-ce sa barbe naissante et sa coupe de cheveux qui s’allonge à vu d’œil ? Ou plus surement encore son activité débordante sur le terrain. Lionel Nallet, 33 ans, qui fêtera sa 52ème sélection en bleu ce soir à Cardiff, vit une seconde jeunesse cette saison tant chez les bleus que dans son nouveau club du Racing-Metro.

Il ne manque jamais d’ailleurs de rendre grâce au Racing et à son manager Pierre Berbizier, responsable, selon lui, de ce regain de forme spectaculaire. Rappelez vous de Nallet l’an passé, alors capitaine du XV de France, trainant péniblement ses côtes à chaque sortie toujours moins convaincante. L’âge du capitaine faisait alors irrémédiablement irruption dans le débat. Et Nallet, cet été, a perdu ses galons tout autant qu’une place pour participer à la Tournée en Nouvelle-Zélande et en Australie. Du coup, il a profité de ce repos forcé pour soigner ses côtes. "Berbizier, raconte-il, n’a pas souhaité me voir sur les terrains pendant un bon mois. C’est lui encore aujourd’hui, qui me permet d’être en forme pour le XV de France. Il a beau être critiqué, il joue le jeu de l’équipe de France à fond. Peut-être est-ce son passé de sélectionneur, mais il connait les contraintes des joueurs internationaux et il nous offre à Seb’ (Chabal) et moi, des plages de récupération en club, qui nous aident lorsqu’on arrive chez les Bleus." C’est donc grâce au Racing que Nallet a retrouvé "son meilleur niveau" dixit Sébastien Chabal, aujourd’hui. Ce Racing qu’il défend corps et âme. Lorsqu’on lui fait remarquer le jeu restrictif de son club, Nallet fronce les sourcils, prêt à bondir.

Une activité impressionnante

Il ne faut y voir aucune aigreur, Nallet jouit pleinement de sa période faste et ça se voit. A Marcoussis, il arrive en conférence de presse goguenard : "Oui, ça va… pour le moment, plaisante-t-il. Vous savez à mon âge, la forme, ça ne se contrôle pas comme ça." Et enchaîne : "Quand ça va bien, il faut en profiter : faut envoyer !" Alors Nallet envoie. L’hécatombe qui s’est abattue sur les deuxième ligne du XV de France l’a épargné. Millo-Chulski, Chabal, Papé, et ce soir, Pierre ont poussé à ses côtés. Lui est resté invariablement planté dans la mêlée française.

Planté n’est pas le bon terme, tant l’activité de Nallet sur le terrain est impressionnante. A l’image de ce repli défensif, face à l’Irlande, dans ses propres 22 mètres, en dernier défenseur. A la course avec O’Gara, il a préservé l’en-but français, concédant "seulement" une pénalité. Il raconte hilare : "J’ai pensé utiliser mon pied. Mais j’ai vu que j’étais sur le gauche. Très vite, je me suis dit qu’il valait mieux que je me couche sur le ballon, plutôt que je ne tente l’impossible. Mais je vous assure que j’y ai pensé." En plus d’avoir retrouvé son meilleur niveau durant ce Tournoi 2010, Lionel Nallet, l’âge du Christ, en vient à trouver des capacités qu’il s’ignorait. Dont il se servira peut-être ce soir au Millenium de Cardiff. Les Gallois sont prévenus

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