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Angleterre:Dans la douleur

L'Angleterre dans la douleur
Par Rugbyrama

Le 14/02/2010 à 10:31Mis à jour

L'Italie n'est pas passée loin de la première victoire de son histoire contre l'Angleterre ce samedi à Rome. Mais les Anglais, plus entreprenants et auteurs du seul essai de la rencontre, ont réussi à assurer l'essentiel en s'imposant 17-12 au terme d'un match pour le moins décevant.

Jamais l’Italie n’est parvenue à battre l’Angleterre dans son histoire. Elle a même toujours perdu. Alors, en ce sens, rien de nouveau… Pourtant, un événement s’est produit pour la formation transalpine lors de cette 2e journée du Tournoi des 6 Nations. Elle a rejoint les vestiaires sur un score de parité (6-6). Et c’est tout simplement la première fois que la Squadra Azzura n’était pas menée à la pause face au XV de la Rose. Plutôt mérité au vu du premier acte même si les Anglais ont failli marquer dès la 1e minute de jeu quand après une percée de Riki Flutey, Delon Armitage se faisait devancer par un adversaire dans l’en-but local. Le ton était donné… Il allait rapidement s’adoucir !

Les 39 minutes suivantes étaient ainsi plutôt décevantes. Tant dans l’intensité que dans les intentions. Et cet apathie ambiante servait évidemment les hommes de Nick Mallett. Certes, la domination territoriale était anglaise. La possession du ballon aussi. Mais pas suffisant pour mettre les Transalpins en difficulté. Au contraire, malgré leurs difficultés en touche et leur fébrilité dans certains enchaînements au large, ces derniers se contentaient de pratiquer un jeu simple et efficace. Une défense courageuse, du pragmatisme sur les lancements de jeu, de l’activité dans les rucks... Et un buteur en réussite. L’ailier Mirco Bergamasco réalisait ainsi un quatre sur cinq sur l’ensemble de la rencontre (deux sur trois avant la mi-temps). En face, le pied gauche du métronome, Sa Majesté Jonny Wilkinson, se déréglait quelque peu (deux sur quatre en première période). Et les joueurs de Martin Johnson étaient donc bousculés.

L’Italie y a cru jusqu’au bout

Ce duel au stade Flaminio représentait néanmoins pour les visiteurs une formidable occasion de rejoindre le XV de France à la première place du classement, voire d’en prendre la tête en cas d’un succès avec au moins vingt points d’écart. De quoi inciter le XV de la Rose à réagir. Et le réveil était perceptible dès le retour des acteurs sur la pelouse. Dans le sillon d’un Ugo Monye intenable, les Anglais montraient enfin des ambitions. Dès la 45e minute, l’ailier des Harlequins déposait littéralement Andrea Masi sur le côté gauche et débloquait la situation. Au bout de l’action, c’est Matthew Tait qui inscrivait le seul essai du match (6-11). A partir de là, l’Angleterre, largement favorite avant le coup d’envoi, allait dérouler… Eh bien, pas du tout ! Le tournant du match aurait pu intervenir à la 59e quand sur la même séquence, Martin Castrogiovanni écopait d’un carton jaune, laissant ses partenaires à 14, et "Wilko" portait l’avance de son équipe à 14-6.

Pourtant, un quart d’heure plus tard, les Italiens pouvaient plus que jamais espérer une victoire. Les Transalpins n’étaient plus menés que de deux points (12-14) grâce à deux pénalités de Mirco Bergamasco. Flaminio se prenait à rêver… Mais Jonny Wilkinson allait vite refroidir les ardeurs locales. Et démontrer encore une fois qu’il était bien le roi des drops. Il passait ainsi –du pied droit !- celui du succès (74e). La sélection italienne avait beau lâcher ses ultimes forces dans la bataille dans les cinq dernières minutes, elle était stoppée par une faute peu évidente sifflée contre le même Castrogiovanni dans les 22 mètres adverses. Toutefois, après un premier match rassurant en Irlande, lui et ses coéquipiers ont encore engrangé de la confiance avant de recevoir l’Ecosse. Comme il y a deux ans, quand l’Angleterre ne s’était imposée que 23-19 à Rome, le XV de la Rose a souffert. Alors oui, il a rejoint l’équipe de France en tête du Tournoi. Mais une chose est certaine : les hommes de Johnson ont beaucoup moins impressionné que les Bleus.

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