Top 14 – Pour laisser une trace à Pau, Sam Whitelock doit réussir sa sortie

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Arrivé avec le statut de monument du rugby, Sam Whitelock a annoncé que son aventure à Pau serait plus courte que prévu, puisqu’il prendra sa retraite sportive en fin de saison. Pour éviter que l’histoire ne soit frustrante, voire décevante, le géant se doit de réussir sa fin de saison.

Censé durer deux ans, le projet Sam Whitelock à Pau se terminera finalement après sept mois. Alors que la greffe du géant All Black au sein de l’effectif béarnais commençait à vraiment prendre forme, l’annonce "surprise" de sa retraite sportive en fin de saison freine quelque peu les rêves d’une collaboration parfaite. Engagé jusqu’en juin 2025, celui qui disposait tout de même d’une clause libératoire à l’issue de la saison a décidé de dire stop afin – entre autres – de ne pas faire la saison de trop et de partir à son meilleur niveau. Une décision honnête et louable, qui fait tout de même que Whitelock, arrivé en décembre, ne dispose maintenant plus que de deux petits mois pour écrire quelque chose de beau sous le maillot palois.

Véritable légende du rugby, Sam Whitelock (35 ans, 153 sélections) a annoncé ce mardi prendre sa retraite sportive à l'issue de la saison. Une icône du jeu se retire.

Plus d'infos ici > https://t.co/N3HquusjiB pic.twitter.com/c6uaKRxTew

— RUGBYRAMA (@RugbyramaFR) April 2, 2024

Un top 6 ? Une belle aventure en Challenge Cup ? Les possibilités sont multiples mais si la Section ne parvient pas à réaliser ses objectifs, le passage du colosse dans le Béarn s’avérerait terriblement frustrant ? "Même si son aventure béarnaise s’arrêtera en juin, il laissera un héritage à ce groupe", promet tout de même Sébastien Piqueronies, après l’annonce de la retraite de son joueur. Seulement, en 17 ans de rugby professionnel, Sam Whitelock n’a jamais vraiment connu l’échec. All Black le plus capé, la longévité au plus haut niveau du double champion du monde forçait le respect avant même que son nom ne soit mentionné du côté de Pau. Il était donc normal d’avoir des attentes très élevées le concernant.

Éviter une histoire frustrante

Mais le pari de se lancer dans le meilleur championnat du monde est loin d’être simple lorsqu’on a 35 ans, même lorsqu’on s’appelle Samuel Whitelock. L’annonce d’une retraite sonne-t-elle comme un aveu de faiblesse ? Difficile à dire. Alors que plusieurs questions se posaient lors de son arrivée, l’ancien des Crusaders avait plutôt fait taire certaines critiques, notamment au niveau de son implication. "Je serai déçu d’imaginer qu’un joueur de rugby va dans un club pour autre chose que pour gagner, avait lancé l’intéressé lors de son arrivée. La compétition fait partie de ma vie. J’espère que je pourrais avoir un impact". Sur l’état d’esprit, il n’y a pas de doute : le Néo-Zélandais a tenté d’inculquer au maximum au groupe vert et blanc sa culture de la gagne. Concerné, Whitelock s’est vite imposé comme un exemple. "Il ne se passe pas une semaine sans que Sam prenne encore plus de leadership, n’appréhende encore mieux les attentes du Top 14 et ne soit encore plus précieux", a récemment lancé le manager de la Section Sébastien Piqueronies dans les colonnes de la République des Pyrénées.

Aussi, pour des jeunes joueurs qui émergent comme Hugo Auradou, avoir un exemple comme lui n’est pas négligeable pour progresser, autant au niveau technique que dans l’état d’esprit. Pour autant et malgré sa volonté affichée de performer, Whitelock a eu un début contrasté avec Pau. Arrivé sur le tard, il a subi une commotion lors d’un de ses premiers entraînements et la date de ses débuts, prévue pour la réception de Clermont, a dû être repoussée à un déplacement difficile à Oyonnax. Malgré une belle prestation dans le combat en première période lors de cette rencontre, Whitelock a eu quelques hésitations dues au manque logique de connaissance du système de jeu. Et même si par la suite, le deuxième ligne a su s’acclimater en enchaînant les titularisations lors des matchs importants, il a tout de même dû attendre sa cinquième rencontre de championnat pour connaître la victoire en Vert et Blanc.

Difficile alors d’affirmer pour le moment que l’arrivée de Sam Whitelock a transfiguré la Section paloise. Alors que du temps lui était logiquement accordé, l’annonce de sa retraite fait que tout le monde attendra beaucoup de lui sur les deux prochains mois. Pour partir au sommet et éviter une rare frustration dans son immense carrière, le Néo-Zélandais est maintenant attendu au tournant.

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Les commentaires (11)
pasali Il y a 10 jours Le 05/04/2024 à 00:58

C'était couru d'avance, je ne comprends pas que les dirigeants de Pau (ou d'autres) claquent la tirelire pour aussi peu de choses positives pour leur club.

Anhuro Il y a 10 jours Le 04/04/2024 à 16:19

1 an avant !, plutôt la place dans le futur staff All Blacks qui est la "véritable" raison d'éviter la saison de TROP ?
Pourquoi ?, ce sport est devenu le petit frère des pousseurs de citrouilles avec la "franchise" absente !.
Dommage pour PAU qui connaissait ! la suite ?

Labacoue Il y a 10 jours Le 04/04/2024 à 13:28

Bien dit Greatig et Kounak.
J'approuve.