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Guirado : "On a changé de braquet"

Guirado : "On a changé de braquet"
Par Simon Valzer via Midi Olympique

Le 23/08/2019 à 19:11Mis à jour Le 23/08/2019 à 20:21

XV DE FRANCE - De retour dans le XV de départ tricolore, le talonneur et capitaine Guilhem Guirado s'attend à une vive réaction des Ecossais, samedi (14h10), mais confie également que les Bleus ont opéré quelques changements pour ce match retour...

Midi Olympique : Vous attendez-vous à un match plus dur compte tenu de la lourde défaite des Ecossais et des nombreux changements opérés par le staff du XV du Chardon ?

Guilhem Guirado : Forcément. Les Ecossais ont largement changé leur équipe et auront à cœur de faire un autre match que celui de la semaine dernière. On se concentre tout de même sur nous : il y a quelques points d'amélioration sur notre jeu mais il reste une marge de progression. On a réussi à mettre de l'ordre dans ce que nous travaillons depuis un mois et demi. Même de l'extérieur, j'étais très content pour l'équipe pour son enthousiasme et son état d'esprit.

De quels points d'amélioration parlez-vous ?

G.G. : Nous devons mieux finir les actions. Nous avons gâché cinq ou six actions positives par des erreurs, des mauvais choix, etc... En tout cas nous avons réussi à appliquer nos systèmes. Le point positif, c'est de ne pas avoir pris d'essai. Nous avons connu quelques soucis en défense et j'imagine que les Ecossais auront bien travaillé dans la semaine, et auront analysé notre façon de défendre.

Les autres ont brillé la semaine dernière, est-ce que cela ajoute de la pression, notamment pour vous par rapport à Camille Chat ?

G.G. : Bien sûr. Le simple fait de jouer pour l'équipe de France ajoute de la pression. Mais on veut continuer sur la même dynamique, et tout le monde veut trouver sa place pour gagner le droit d'éprouver tout cela dans des conditions réelles. Il y a de l'excitation à jouer dans un aussi beau match.

On imagine que vous devez avoir des fourmis dans les jambes, après plus de trois mois sans compétition ?

G.G. : Forcément, quand on fait une préparation de la sorte, à courir pendant un mois et demi après un ballon on a toujours très envie de regoûter au match. J'étais très déçu la semaine dernière, mais quand j'ai vu l'état d'esprit des 23 sur le terrain, je n'ai eu qu'une envie : communier à nouveau avec ce groupe.

Ce n'était pas frustrant pour vous de ne pas participer à la fête ?

G.G. : Si bien sûr, comme les 14 autres qui étaient dans le même cas ! Ce qui est sûr, c'est que j'étais l'un des premiers supporters des Bleus et j'ai beaucoup échangé avec Jeff (Poirot, ndlr) pour préparer ce match afin que tout le monde reste concentré.

Craignez-vous un contre-coup physique ?

G.G. : Je ne sais pas... ce qui est sûr, c'est que les conditions météo vont changer la donne. Jusqu'ici, nous avons été habitués à nous entraîner sous de grosses chaleurs, et nous avons eu un petit choc en arrivant ici. J'espère que l'on arrivera à répondre physiquement comme nous l'avons fait la semaine dernière.

Test Match - Yoann Huget et Guilhem Guirado (France)

Test Match - Yoann Huget et Guilhem Guirado (France)Icon Sport

A quels petits soucis en défense faisiez-vous référence tout à l'heure ?

G.G. : On sait que Greg Townsend a dû bien bosser le match, et que nous avons eu quelques imperfections de notre côté. Sans vouloir trop en dévoiler, nous avons changé de braquet. On va essayer de mettre la charnière adverse sous pression pour les empêcher de réciter leur jeu et prendre la ligne d'avantage. Ils ont composé une paire de centre assez joueuse, et j'imagine que leurs ailiers n'hésiteront pas à venir dans la ligne. Le pack aussi est complètement modifié, donc ce sera vraiment un autre match. Il faudra garder notre agressivité, nos montées défensives et le fait de consommer très peu de joueurs dans les rucks, on sera en mesure de répondre présents.

Est-ce que les joueurs commencent à gamberger sur le passage de 37 à 31la semaine prochaine ?

G.G. : Pour l'instant, personne n'y pense même si, dans une semaine, les choses seront forcément différentes. Pour l'instant le groupe resté soudé. Il y aura une cassure à l'issue de cette annonce mais on était prévenu. Il y aura un peu de tension car tout le monde voudra savoir... Pour l'heure, on veur rester concentré sur ces deux matchs.

Sentez-vous la concurrence, malgré votre statut de capitaine ?

G.G. : Forcément. On voit que Camille (Chat, ndlr.) commence à avoir une grande expérience, et Peato nous a rejoint après une très très belle saison. Et je sais qu'il y en a tan d'autres derrière qui poussent... Je m'en suis aperçu en les affrontant en Top 14. On est jamais à l'abri mais c'est toujours comme cela que j'ai fonctionné et cela m'a toujours servi pour me dépasser.

Le staff a pas mal évolué ces derniers. Est-ce que cela change beaucoup de choses pour vous ?

G.G. : Je connaissais les méthodes de Fabien Galthié, mais j'ai découvert l'expérience que Laurent (Labit, ndlr.) a accumulé au gré de ses expériences avec Montauban, Castres et le Racing. Thibault (Giroud) nous a rejoint aussi... C'est toujours bon d'entendre de nouvelles voix, de découvrir de nouvelles méthodes après dix ou quinze ans d'expérience. Jacques (Brunel) s'assure du bon management de l'ensemble, donc on a hâte d'être sur le terrain. En tant que capitaine, je suis content d'avoir plusieurs appuis, plusieurs interlocuteurs.

Des joueurs ont dit que la communication était plus claire, plus précise... Vous confirmez ?

G.G. : Oui, notamment sur la méthode et les entraînements mais quand c'est nouveau c'est forcément plus entraînant. Tout le monde s'est mis au diapason et on constate qu'il y a beaucoup de communication. Les joueurs ont commencé à prendre leurs responsabilités pour dire au staff ce qui fonctionnait ou pas sur le terrain. Nous sommes dans l'échange.

Vous parliez de concurrence, vous n'avez pas évoqué officiellement la non sélection de votre ami Mathieu Bastareaud ?

G.G. : Mathieu, je l'ai quasiment tout les jours et l'on parle de tout sauf de rugby ! Je prends surtout de ses nouvelles pour savoir comment se passe son installation dans sa nouvelle ville, Lyon. Et aussi de sa petite famille car il a pu s'apercevoir que la vie était différente après l'arrivée d'un enfant.

Et son absence dans le groupe ?

G.G. : Cela fait quand même plus de trois mois qu'on le sait donc je suis passé à autre chose. J'ai découvert certains joueurs qui ont été appelés à sa place, et nous avons récemment récupéré Virimi (Vakatawa) avec qui j'ai beaucoup d'affinités. Il y a des moments difficiles à vivre mais il faut aller de l'avant et arrêter de penser à ce qui aurait pu se passer.

Par le passé, le capitaine avait souvent son mot à dire sur le groupe final. Aurez-vous un droit d'arbitrage sur la sélection de tel ou tel joueur la semaine prochaine ?

G.G. : Le capitaine a déjà eu son mot à dire ? Vraiment ? Je ne savais pas... Mais je ne permettrai jamais de porter un jugement sur un choix du staff. Moi, j'estime que les 37 ont mérité le droit de partir. Mais je resterai toujours à ma place et je me permettrai jamais de me mettre au dessus des joueurs. Ce sera un moment charnière qu'il faudra bien gérer.

Wesley Fofana est forfait, Sofiane Guitoune le remplace...

G.G. : C'est un joueur avec qui j'ai à Perpignan, et qui m'a ensuite rejoint en équipe de France. Je suis très content pour lui. Il a eu des soucis de santé qui lui ont pris du temps pour qu'il revienne dans le groupe. Il a un super état d'esprit et c'est un relai important pour moi car il est de ma génération. Avec tout ce qu'il a traversé, il peut apporter beaucoup au groupe même s'il n'a pas beaucoup d'expérience au niveau international.

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