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Novès saisit les prud'hommes

Novès saisit les prud'hommes
Par Rugbyrama

Le 11/01/2018 à 16:00Mis à jour Le 11/01/2018 à 16:30

Information MIDI OLYMPIQUE - Licencié de son poste de sélectionneur le 27 décembre et attaqué pour faute grave, le désormais ancien sélectionneur a décidé de saisir le conseil de prud'hommes, ce jeudi.

Le temps des négociations, d'avocat à avocat, n'est pas encore révolu. Les discussions seront encore possibles pour les jours et semaines à venir, afin d'aboutir à un accord entre Guy Novès et la FFR, dans le litige qui les oppose concernant le licenciement pour faute grave du premier.

Toutefois, ces négociations sont aujourd'hui au point mort. C'est la raison pour laquelle Guy Novès, après avoir observé le délai réglementaire de 15 jours depuis la réception du courrier l'informant de son licenciement (le 27 décembre), a décidé ce jeudi la saisine du conseil de prud'hommes de Toulouse, en déposant le dossier au greffe. Une démarche qu'il justifie dans un long entretien accordé à Midi Olympique. "A ce stade d'avancement de notre dossier, cette saisine des prud'hommes est normale et nécessaire. Si je le fais, c'est que rien ne s'est passé pour que je ne le fasse pas. Pour le moment". En clair, les négociations pourront se poursuivre. Ou plutôt, elles devront débuter, puisque la communication entre les deux camps est pour l'instant inexistante. Entre avocats, déjà, mais aussi entre les principaux intéressés. Novès poursuit : "Je n'ai plus eu Bernard Laporte. Il m'avait appelé la veille de recevoir ma lettre de licenciement. Une discussion correcte. Bizarrement, il avait même l'air embêté. Il a essayé de me faire comprendre qu'il ne pouvait pas faire autrement. Que cette décision était réfléchie, de son point de vue. C'est le seul moment où j'ai échangé directement avec lui. Ce fut une des rares fois, d'ailleurs, au cours de cette dernière année ".

Guy Novès

Guy NovèsGetty Images

Novès : "Je suis marqué, extrêmement"

Dans l'affaire qui les oppose, Novès et la FFR vont donc entrer dans un temps judiciarisé. Une épreuve que l'ancien sélectionneur aborde non sans difficulté. "Je suis marqué le matin, le soir, la journée. Je suis marqué, oui, extrêmement. Je considère anormal ce qui m'arrive, après autant d'années de loyaux services auprès des gens pour lesquels je m'étais engagé. [...] Ce qui m'arrive aujourd'hui, la manière dont ça m'a été présenté et celle dont ça impacte ceux qui m'entourent... (il marque une pause) Non, je ne suis pas reparti du tout de l'avant".

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