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Iturria, les images qui confirment sa version

Iturria, les images qui confirment sa version

Le 02/03/2018 à 16:08Mis à jour Le 02/03/2018 à 19:22

Comptant parmi les exclus de la nuit d’Édimbourg, le deuxième ligne Arthur Iturria a toujours affirmé s'être ouvert le visage en sautant sur son lit, et non dans une bagarre à la sortie de la boîte de nuit. Une version souvent raillée. Des images l'attestent pourtant.

Décidé à prouver la véracité de sa version de la nuit d’Édimbourg, le seconde ligne de l'équipe de France Arhtur Iturria avait entamé des démarches auprès de l'hôtel Balmoral, où logeaient les Bleus, au soir de la rencontre du Tournoi en Écosse.

Son but : obtenir des images de la vidéo-surveillance. Ces images étayent effectivement la version qu'il présentait lundi, dans les colonnes de Midi Olympique : "Je suis rentré aux alentours de 3h à l'hôtel. Quand je suis arrivé, "Vahaa" avec qui je partageais la chambre, a été surpris dans son sommeil. Il s'est retourné et a allumé la lumière. Je lui ai dit d'éteindre, ce qu'il a fait. Et j'ai sauté dans mon lit. Sauf que je n'ai pas sauté sur mon lit, mais à côté. Et je me suis ouvert le visage en heurtant l'angle de la table de nuit".

Prises dans l'ascenseur, les images de vidéo-surveillance montrent effectivement Iturria, à 3h03 (heure écossaise) le matin du 12 février, soit dans la nuit suivant la rencontre Écosse-France. Le Tricolore ne présente aucune marque au visage. Ce qui confirme la version d'une blessure contractée dans sa chambre d'hôtel, et non dans une bagarre de rue un peu plus tôt.

Arthur Iturria

Arthur IturriaRugbyrama

Arthur Iturria

Arthur IturriaRugbyrama

Selon ses propres mots, dans les colonnes de Midi Olympique (édition du 26 février), Arthur Iturria "a fait une connerie" dans la nuit d’Édimbourg, suivant la rencontre entre l’Écosse et la France, à Murrayfield. "Je suis sorti avec une partie de l'équipe. Des sorties, il y en a toujours eues. Après des victoires mais aussi après des défaites. Mais j'ai contribué à donner une mauvaise image du XV de France et une mauvaise image de moi-même. Je ne peux que le regretter. Si c'était à refaire, bien sûr que je ferais les choses autrement".

Pour autant, le deuxième clermontois persistait. "Je le répète: oui, j'ai fait une connerie. Je suis sorti un soir de défaite, je n'aurais certainement pas dû. Mais mon affaire s'arrête là. Je ne me suis pas battu. Je n'ai rien fait avec aucune fille" Iturria faisait alors référence à une autre affaire ayant émaillé la nuit écossaise, ayant conduit le lundi matin à l'ouverture d'information concernant une possible agression sexuelle.

Seulement, Iturria était rentré en France, le lundi avec de larges pansements sur le visage. Le mercredi, de retour à Clermont, il s'était fait poser quinze points de suture au visage. La raison? "J'ai tapé l'arrête de la table de nuit, ce qui m'a entaillé tout le dessous du nez jusqu'à la lèvre."

Une version rocambolesque qui se heurtait frontalement à l'histoire de Mathieu Bastareaud et la table de nuit, déjà, en 2009 à Wellington. "Après ce qu'il s'était passé en 2009, si j'avais eu à inventer un mensonge, je n'aurais pas raconté cela. Je ne suis pas stupide à ce point! Pourtant, j'ai vite compris que personne ne croirait mon histoire. Mais je suis droit dans mes baskets." Une version que ces photos confirment.

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