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Transferts Top 14: Tomas Lavanini va bientôt quitter le Racing, voici ses raisons

Lavanini va bientôt quitter le Racing, voici ses raisons

Le 13/05/2015 à 16:33

Huit mois après avoir posé ses valises en région parisienne, Tomas Lavanini s’apprête déjà à refaire son paquetage. Très discret dans les médias depuis son arrivée en France, l'international argentin nous explique pourquoi il quitte le Racing et tire un bilan de sa saison en Ciel et Blanc.

Grand, massif, jeune (22 ans), avec une gueule reconnaissable entre mille, un penchant avéré pour l'épreuve de force surtout si elle s'accompagne d'un brin de provocation... Tomas Lavanini est de la trempe des Bakkies Botha, Pascal Papé et autre Mamuka Gorgodze. De ces colosses chicaneurs que le Top 14 se plaît à détester comme à vénérer. Il n'en sera pourtant qu'une étoile filante. La saison achevée, il repartira en Amérique du Sud pour défendre les couleurs de la franchise argentine qui disputera le Super Rugby en 2016.

Un épilogue si proche de l'origine qu'il n'envisageait pas l'an dernier: "Je n'ai pas signé au Racing avec l'intention d'y rester qu'une saison", se justifie le deuxième ligne. "Seulement, les règles de sélection en équipe nationale ont changé et il faut faire partie de la franchise argentine qui jouera en Super Rugby pour prétendre être retenu avec les Pumas. C'est seulement pour cela que je ne reste pas plus longtemps". Et les Pumas, pour un Argentin, ça ne se discute pas: "Ma carrière internationale est très importante pour moi. Je suis encore jeune et je dois progresser un maximum. Certains Argentins plus vieux que moi resteront peut-être ici, mais pour ma part, je dois penser au futur même si je reviendrais peut-être un jour en France".

L'Argentin Tomas Lavanini n'aura eu que très peu d'occasions de briller au Racing - janvier 2015

L'Argentin Tomas Lavanini n'aura eu que très peu d'occasions de briller au Racing - janvier 2015Icon Sport

" Six matchs dans une saison, c'est vraiment très peu"

Le France-Argentine de novembre dernier, où son échange front contre front avec Pascal Papé l'avait fait connaître du public, laissait présager un florilège de duels épicés en Top 14. Ce fait d'arme reste à l'heure actuelle son seul et unique sur le sol tricolore, même s'il fait désormais parti de lui. "Depuis que je suis en France, on me parle toujours de cette altercation. Quand je discute avec quelqu'un, les premiers mots qui viennent sont Papé, Papé, Papé..."

De s'exprimer, l'Argentin n'en a surtout pas eu le loisir. Ou très peu. Deux petites titularisations et six maigres apparitions en Top 14, une seule en Champions Cup, des stats de deuxième couteau en somme: "Je ne sais pas vraiment ce que les gens pensaient de moi à mon arrivée en France. Le souci est, que tu sois bien ou pas, tu ne peux pas le montrer car tu ne joues pas beaucoup. J'ai essayé de donner mon maximum quand on a fait appel à moi, pour l'équipe et pour le club. Mais six matchs dans une saison, c'est vraiment très peu!"

L'Argentin Tomas Lavanini à la lutte avec Damien Chouly - novembre 2014

L'Argentin Tomas Lavanini à la lutte avec Damien Chouly - novembre 2014Icon Sport

Un goût d'inachevé

Trop peu en effet pour laisser une trace de son passage. La forte concurrence à son poste (van der Merwe, Kruger, Charteris) n'explique qu'en partie ce temps de jeu famélique. Le fait qu'il ne puisse s'exprimer dans une autre langue que la sienne, bien qu'il ait progressé dans ce domaine grâce à Mme Labit, femme de Laurent, était le frein principal à son essor. Difficile en effet de s'intégrer alors qu'il se retrouvait dans sa bulle sitôt son ami Juan Imhoff distant de quelques mètres. C'est d'ailleurs ce facteur linguistique qui a amené le staff francilien à l'écarter pour les affiches, pour limiter notamment le risque de désordre en touche.

Le grand Tomas en termine donc avec son aventure française, sans regret ni amertume: "C'était ma première fois dans le rugby professionnel et je savais que ce serait très difficile. En Argentine, le rugby est encore amateur et il n'y a pas autant de compétence qu'ici. Je n'ai pas joué énormément mais je pense avoir progressé à chaque fois que ça a été le cas. Je prends ce passage en France comme une très bonne expérience. Mon objectif est aujourd'hui de grappiller du temps de jeu d'ici la fin de saison avec le Racing et après c'est clairement le Coupe du monde". On reste quand même sur notre faim.

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