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Couzinet : "Nous voulons apaiser la situation pour le bien du rugby amateur"

Couzinet : "Nous voulons apaiser la situation pour le bien du rugby amateur"
Par Pablo Ordas via Midi Olympique

Le 17/09/2021 à 09:59Mis à jour Le 17/09/2021 à 13:47

TOP 14 - Mercredi, David Couzinet a été coopté à la présidence du rugby amateur biarrot. Il détaille, pour nous, les ambitions et le projet du nouveau bureau composé des "Galactiques" et fait part de sa volonté d’apaisement.

David, vous remplacez Sébastien Beauville à la tête du rugby amateur de manière provisoire, jusqu’à l’Assemblée générale du 15 décembre prochain. Qu’est-ce qui a motivé cette décision ?

Les gamins avec le fait qu’ils soient pris en otage entre les professionnels d’un côté, les guéguerres des uns et des autres. Nous voulons remettre un peu de sérénité dans le club en pensant aux gamins et aux éducateurs.

Quelle va être la ligne de conduite du nouveau bureau ?

La première des choses, et c’est ce qu’on s'attelle à faire depuis aujourd’hui, c’est rassembler tout le monde et fédérer autour de nous. Nous avons une échéance dans trois mois, puisqu’il faudra valider notre présence et la continuité par une assemblée générale. Nous voulons essayer de rassurer les uns et les autres et apporter un peu de sérénité. Dès ce week-end, des compétitions commencent pour certains et c’est le flou le plus complet par rapport à leur participation.

Pouvez-vous nous faire un état des lieux de l’association ? Il semble y avoir eu pas mal de cassures ces derniers mois…

Oui, avec les relations qu’il y a pu y avoir entre les professionnels et les amateurs. Il y a une convention qui lie les deux, avec des engagements et obligations des uns et des autres. L’aspect financier n’est pas au mieux. Il va falloir qu’on renoue le dialogue avec les professionnels pour arranger tout ça. Le bilan sportif, on ne va pas le faire puisque nous sommes encore au tout début de la saison.

Avez-vous, derrière vous, un investisseur ?

Non, nous n’avons pas d’investisseur en particulier. Nous avons déjà commencé la “chasse” aux partenaires et nous allons essayer d’être le plus possible autonomes financièrement.

Sportivement, quel est le projet que vous allez porter ?

On va s’appuyer sur ce qui a déjà été fait par Sébastien Beauville. D’ailleurs, je veux en profiter pour le remercier pour tout ce qu’il a fait. On voudrait s’appuyer sur certaines catégories et générations qui sont vraiment excellentes en ce moment. Il va falloir qu’on s’appuie sur l’équipe féminine et qu’on la renforce, parce qu’il y a de bons éléments, des potentiels "Equipe de France", qui sont déjà en contact avec des grands clubs féminins. Notre but, c’est d’avoir tous les ans une équipe espoirs au plus haut niveau, en élite 1. Le but, c’est d’alimenter, à terme, l’équipe professionnelle.

Personne ne vous attendait à la tête du rugby amateur. Comment avez-vous fait pour garder la confidence jusqu’à mercredi ?

Dès qu’on a commencé à se voir pour parler de tout ça, avec la mairie et notre groupe d’anciens joueurs, nous avons passé un pacte de confidence pour que ça puisse arriver au bout. C’était la condition nécessaire pour que ça se fasse dans les meilleures conditions.

Qui a initié ce mouvement ? Madame Arostéguy ?

C’est aussi Madame la Maire, oui, avec certains anciens joueurs dont je fais partie. Elle est venue nous chercher et la mairie a fait le choix de venir nous soutenir, d’avancer, de lancer ce centre de formation et de perfectionnement. Madame la Maire l’a annoncé. Il sera ouvert à d’autres catégories sportives. Je pense à l’équipe de France de handball qui veut préparer ses JO ou ses championnats du monde. Elle viendra ici plutôt que d’aller au CERS à Capbreton, comme elle l’a fait par le passé. Ce sont quand même des messages forts.

Ces derniers mois, la direction du club a évoqué l'hypothèse d’une délocalisation de la structure professionnelle. Quelle est votre position à ce sujet ?

Nous n’avons pas été sollicités. On y réfléchira quand ce sera le moment. Aujourd’hui, notre priorité est de rassembler les gamins et les éducateurs. Le reste, ce n’est pas à l’ordre du jour. Si un jour, ça l’est, on en parlera entre nous.

Avez-vous eu Jean-Baptiste Aldigé au téléphone ?

Non, pas encore. Il va falloir qu’on se contacte et qu’on renoue des liens. C’est prévu en début de semaine. Je vais essayer de le joindre afin qu'on se rencontre au plus vite.

Beaucoup de monde craint une nouvelle guerre interne au BO…

C’est un secret pour personne. J’ai eu un petit différend avec Jean-Baptiste Aldigé à un moment où j’ai pu dire un peu ce que je pensais. Il n’a pas apprécié, nous avons eu un échange, mais avec Jean-Baptiste, nous ne sommes pas fâchés. En tant que président de l’association, il faudra qu’on débute une relation. Je suis donc prêt à ouvrir le dialogue, il n’y a pas de problème. Nous voulons apaiser la situation pour le bien du rugby amateur. Nous voulons un rugby amateur fort à Biarritz et nous allons essayer de faire le maximum pour que ce soit le cas.

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