Midi Olympique

À Paris, l’Aviron veut être "fort dans son entame" pour rivaliser

À Paris, l’Aviron veut être "fort dans son entame" pour rivaliser

Le 30/09/2020 à 18:59Mis à jour Le 30/09/2020 à 22:21

TOP 14 - Balayé à Brive, renversant ensuite contre Clermont, l’Aviron se déplace à Paris vendredi soir. Pour les Basques, il sera avant tout question de sortir un match plein en évitant les trous d’air.

C’est une des bizarreries de ce championnat qui fait aujourd’hui de son mieux, pour avancer, malgré la crise sanitaire. Après seulement deux petites journées, les clubs de Top 14 ont fait relâche quinze jours, pour permettre à la Coupe d’Europe version 2019/2020 de disputer ses demi-finales.

Les joueurs de l’Aviron Bayonnais, comme bon nombre de leurs confrères des autres clubs qui n’étaient pas concernés, ont donc (déjà) pu bénéficier de sept jours de congés, pour se reposer, si tant est qu’ils en avaient vraiment besoin. La continuité attendra. « On ne va pas se plaindre puisqu’on peut rejouer. Mais bon, c’est bizarre pour garder le rythme constate Joël Rey. C’est particulier parce que normalement, quand on commence le championnat, tout s’enchaîne. Les autres années, l’effectif tournait. Là, sur nos premiers rendez-vous, nous n’avons pas trop fait de rotation et pour certains, qui n’ont pas eu de temps de jeu, ça doit leur faire un peu long. Au-delà de ça, pour nous, le plus important était d’arriver à engranger une victoire pour rester au contact de tout le monde. »

Rey : " L’année dernière, nous avions une crainte qui nous poussait à être précis et rigoureux "

Naturellement, il est compliqué de déjà faire un bilan puisque deux journées, seulement, ont été disputées. Néanmoins, l’Aviron a affiché plusieurs facettes. D’abord le pire, avec le déplacement à Brive où (presque) rien n’a fonctionné. Ensuite le meilleur, lors des dix dernières minutes face à Clermont et une “remontada” au caractère. À quel visage aura-t-on droit, du coup, vendredi soir ? « Ce que nous voulons, au sein du staff, c’est qu’on soit prêt dès le début du match annonce l’entraîneur des avants. Nous n’aurons pas les moyens de faire basculer le résultat sur très peu de temps à la fin, comme contre l’ASM. Ceci ne pourra pas arriver tous les week-ends. Il faut se montrer beaucoup plus fort dans notre approche du match et dans notre entame pour rivaliser avec l’adversaire en termes de jeu et d’envie. »

À l’aube de la troisième journée, on ne peut bien évidemment pas avancer que les joueurs soient “cramés” physiquement pour expliquer les trous d’airs qu’ont connu les Bayonnais. D’ailleurs, contre Clermont, ce sont deux véritables bourdes qui ont failli coûter la victoire aux ciel et blanc, alors qu’en Corrèze, c’est un déficit d’engagement qui fut pointé du doigt. Dès lors, la bande à Monribot semble devoir axer sa préparation sur l’aspect psychologique pour gommer ces lacunes. « Je ne sais pas si c’est inconsciemment, mais je trouvais que, l’année dernière, nous avions une crainte qui nous poussait à être précis et rigoureux souligne le Béarnais. C’était le retour en Top 14, nous avions peur du niveau. Je ne dis pas que notre début de championnat a été relax, mais nous avions moins de craintes et Brive nous a vraiment rappelé à l'ordre. Nous avons encore pas mal de travail pour revenir au niveau de notre jeu tel qu’il était l’année dernière. Même s’il y a eu une longue préparation, je pense qu’on peine un peu. C’est à nous de nous retrouver dans notre tête et sur le terrain, parce que maintenant, nous allons enchaîner et nous n’aurons pas le temps de réfléchir. »

Retour d’Alofa Alofa ?

En effet, ce déplacement au Stade Français sera le premier match d’une série de sept rencontres consécutives en Top 14, là où le championnat est habituellement découpé en blocs de quatre ou cinq matchs. Pour ce voyage à la capitale, les Basques devraient bénéficier du retour dans le groupe du trois-quarts centre Alofa Alofa et si l’effectif a peu tourné depuis la reprise, la donne devrait radicalement changer pour la suite et ce mois et demi de compétition qui se profile. « C’est là qu’on va voir si notre effectif va peser pour avoir de bons résultats. Ce doit être la force de l’Aviron » termine Joël Rey.

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