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Mathewson : "Je souhaiterais rester à Toulon, mais je suis conscient de la situation"

Mathewson : "Je souhaiterais rester à Toulon, mais je suis conscient de la situation"

Le 14/02/2018 à 08:30Mis à jour Le 14/02/2018 à 09:05

Il donne l'impression d'avoir toujours été là. Alby Mathewson est arrivé à Toulon en cours de saison, mais le demi de mêlée néo-zélandais s'est très vite intégré à l'équipe toulonnaise. Au point de bousculer la hiérarchie des neuf. Après la séance d’entraînement du jour, suivie d'une discussion avec notamment Bryan Habana, le All-Black aux six sélections a accepté d'évoquer son expérience.

Rugbyrama : Vous avez apprécié l'air de le montagne avec ce stage à Serre-Chevalier ?

Alby Mathewson : C'était sympa pour toute l'équipe d'être ensemble et de passer du temps les uns avec les autres. Et spécialement pour moi, car je n'ai pas fait le stage de pré-saison en Argentine. C'est positif pour moi et d'autres gars d'ailleurs comme Dave (Attwood), arrivé il y a peu, ça accélère l'intégration au groupe. De façon générale, c'était aussi très appréciable de se voir en dehors du rugby, de faire autre chose ensemble. C'est par ces moments que l'on construit un "esprit d'équipe". On sait que l'on a au minimum 11 matchs à disputer d'ici la fin de la saison. On se doit d'être uni, car dans le Top 14 il y a 6 ou 7 équipes vraiment très proches, donc il faut cet esprit, cette entente entre nous, pour faire face.

Au-delà de ce stage d'intégration comment vous sentez-vous à Toulon ?

A. M. : Je me sens bien ici, je suis arrivé il y a quatre-cinq mois. Je m'entends bien avec les autres gars, j'ai bien assimilé le plan de jeu, tout va bien avec les coachs aussi. Pour moi tout va bien.

Qu'est-ce qui est le plus dur dans l'adaptation. La langue ?

A. B. : Honnêtement, le langage n'est pas vraiment un problème. Je comprends beaucoup plus que je ne parle, mais ça ne pose pas trop de problème. Moi, je suis heureux dès que je peux jouer au rugby.

" Il y a plus de vitesse en Nouvelle-Zélande"

Lors de votre arrivée, vous affichiez l'ambition de devenir le numéro un au poste de demi de mêlée à Toulon. Objectif atteint ?

A. M. : Il y a une bonne émulation entre les neuf, avec Titi (Sébastien Tillous-Borde) Eric (Escande) et Antho (Anthony Méric). La concurrence est forte, mais c'est une bonne chose. Ça nous tire vers le haut et nous pousse à être meilleurs dès les entraînements. C'est positif à titre individuel ainsi que pour l'équipe. J'ai eu la chance de commencer beaucoup de matchs dès que je suis arrivé, Eric et Titi avaient des blessures importantes, alors j'ai accumulé beaucoup de temps de jeu. Maintenant, ils sont de retour et on partage le temps de jeu tout en continuant de bien s’entraîner pour se tenir prêt s'il y a encore une blessure et s'il faut à nouveau enchaîner. Les coachs semblent contents et moi je veux donner toujours plus.

Alby Mathewson - Toulon

Alby Mathewson - ToulonIcon Sport

Quelle principale différence voyez-vous entre le rugby pratiqué en Top 14 et celui que vous avez connu en Nouvelle-Zélande ?

A. M. : La principale différence reste la vitesse. Il y en a plus en Nouvelle-Zélande. On joue vite, vite, vite chaque ballon. Attention, ici en France il y a de très bonnes équipes avec la volonté de mettre du rythme et de la vitesse, mais parfois les terrains compliquent les choses, comme à Brive pour nous par exemple. A Toulon, ça va il fait beau, mais ailleurs il fait froid, il y a de la pluie, donc ça modifie le plan de jeu. Tu ne peux plus être dans la vitesse. Il faut s'adapter. Puis il y a beaucoup de matches en France, il faut gérer l'équipe avec un très gros squad. En Super Rugby c'est plus simple, il n'y a que quinze matches. Physiquement, ce n'est pas la même chose.

Avez-vous changé votre façon de jouer pour vous adapter au rugby français ?

A. M. : Non. Ici à Toulon, les joueurs veulent jouer. Et Fabien me répète tout le temps "joue, joue, joue, ne change pas ton jeu". ça me va ! Puis, en ce qui me concerne, j'aime défendre et plaquer, alors ça me va aussi j'essaie d'être un joueur défensif de plus pour l'équipe quand il le faut.

" Mayol ? Le meilleur endroit pour jouer au rugby"

Votre manager est un ancien neuf, que vous apporte Fabien Galthié ?

A. M. : On échange beaucoup avec Fabien, Il me donne de nombreux conseils, notamment quand on regarde des vidéos sur son "ordinateur" (en français), c'est le bon mot ? (rires). On voit ensemble les opportunités d'attaque, ce qu'il aurait fallu faire, c'est vraiment appréciable.

Vous vous êtes engagé pour une saison, plus une autre avec option avec Toulon. Quel sera votre avenir ?

A. M. : Pour l'instant, je ne sais pas (en français). Je souhaiterais rester ici, je me sens bien. Il y a de grands joueurs, de bons coachs. Mais je suis conscient de la situation. Je sais que Rhys Webb va arriver la saison prochaine. Ce sera difficile, il faudra travailler, mais j'espère vraiment rester. De mon côté, il faut juste que je joue et du mieux possible pour faire les choses bien. Ensuite, wait and see !

Alby Mathewson - Toulon

Alby Mathewson - ToulonIcon Sport

Samedi, vous retrouvez le stade Mayol. On parlait des différences entre la France et la Nouvelle-Zélande, c'est là une autre façon de vivre le rugby...

A. M. : Pour moi, c'est l'un des meilleurs endroits pour jouer au rugby. C'est un beau stade avec une belle pelouse. Puis les français sont très passionnés, la ferveur des fans c'est quelque chose ! Quand tu arrives au stade avec le bus, il y a du monde partout. C'est incroyable, surtout quand tu arrives de Nouvelle-Zélande ! Même quand on s’entraîne il y a du monde, puis le Pilou-Pilou, ça donne la chair de poule ! Ça te booste vraiment. C'est incroyable.

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