Midi Olympique

Incidences au classement, joueurs, surprises… Ce qu’il faut retenir du tournoi de Toulouse

Incidences au classement, joueurs, surprises… Ce qu’il faut retenir du tournoi de Toulouse

Le 22/05/2022 à 20:04Mis à jour Le 22/05/2022 à 20:13

SEVENS - De vendredi à dimanche, le circuit mondial de rugby à 7 a fait escale à Ernest-Wallon. Au cours de cette étape toulousaine, les Fidjiens se sont imposés chez les hommes, tandis que les Néo-Zélandaises l’ont emporté du côté des féminines. Les incidences au classement, la surprise, le geste, une Française en grande forme… Voici ce qu’il faut retenir du tournoi de Toulouse !

  • Les incidences au général

L’Australie déjà certaine de terminer à la première place, on peut considérer les Fidjiennes et les Néo-Zélandaises comme les grandes gagnantes de cette ultime étape du circuit. En effet, les premières nommées étaient sixièmes du classement mondial avant d’arriver à Toulouse. Grâce à leur troisième place et au système de péréquation mis en place en raison de la pandémie, elles terminent sur le podium au global (60 points).

Ainsi, elles remportent le bronze, laissant l’argent aux Bleues (cinquièmes à Toulouse), qui ne pouvaient mathématiquement rien espérer de mieux (60 points), et l’or à la toute-puissante Australie (80 points). Du côté des Néo-Zélandaises, même si podium il n’y a pas, on pourra tout de même se targuer de finir la saison avec une victoire d’étape ainsi qu’une cinquième place au classement général, en ayant disputé seulement deux étapes (57 points).

Dans le tableau masculin, la France se stabilise et gagne une place (6e), tout comme les Fidji (5e) et l’Irlande (4e). Grâce à leur quatrième place à Ernest-Wallon, les Samoans intègrent de leur côté le top 10 et repartent de Toulouse avec le sourire. En revanche, douche froide pour les États-Unis de Perry Baker, qui passent de la quatrième à la septième place au global… Pour ce qui est du grand gagnant du week-end au classement international, on mentionnera évidemment l’Argentine, qui prend les commandes des World Rugby Sevens Series, profitant - malgré son élimination en quarts - de la contre-performance sud-africaine.

  • La Française du tournoi : Joanna Grisez, comme la foudre qui frappe

Malgré une élimination décevante en quart de finale, tout n’a pas été noir pour les Bleues ce week-end. Encore moins pour Joanna Grisez, meilleure marqueuse d’essais de l’étape coté françaises. À 25 ans, l’ailière a signé de bien belles performances sur le pré d’Ernest-Wallon.

Alors qu’elle réalise actuellement la saison la plus prolifique de sa jeune carrière, la Française s’est imposée comme l’une des meilleures joueuses du tournoi de Toulouse. Et pour cause. En six rencontres disputées, elle est allée onze fois derrière la ligne.

Un total colossal, qu’elle doit à ses qualités athlétiques, à sa dizaine de franchissements (!), ainsi qu’au travail de ses partenaires : "Je suis mise dans de bonnes conditions. Même si on n’en a pas l’impression, on joue de manière très solidaire, nous confiait-elle après avoir inscrit un quadruplé face au Brésil. C’est grâce à mes partenaires que je peux mettre ce genre d’essais. Donc merci à l’équipe." La revanche personnelle est belle, pour celle qui avait été contrainte de déclarer forfait avant les Jeux de Tokyo, lors desquelles la France avait arraché l’argent olympique.

  • La surprise : les Blitzboks et les All Blacks au tapis dès les poules

À Ernest-Wallon, deux des toutes meilleures nations du monde sont tombées dès la phase de poules. Déjà moins en vue à Singapour et Vancouver, les Blitzboks ont grandement déçu lors de l’étape française. Numéros 1 du classement mondial, ils ont trébuché par deux fois lors de la phase préliminaire. Face à l’Irlande, d’abord (12-21) ; contre les Samoans, ensuite (27-7). Suffisant pour les éliminer du tableau final, et donc provoquer un léger séisme pour le rugby à 7 sud-africain, qui n’avait plus vu son équipe fanion manquer les quarts depuis près de neuf ans.

Autre favori ayant rapidement chuté sur le pré toulousain : la Nouvelle-Zélande. Même s'ils n’avaient participé qu’à deux étapes du circuit mondial avant ce week-end, les Kiwis n’avaient pas encore été éliminés dès les poules. C’est donc désormais chose faite : les vice-champions olympiques n’ont concédé qu’une défaite, mais ont quand même dû prendre la porte à la différence de points, laissant Australiens et États-Uniens se ruer vers les quarts. Là aussi, petit tremblement de terre en Nouvelle-Zélande, puisque c’est la première fois dans l’histoire du Sevens que les Blacks ne se qualifient pas pour les quarts de finale de Cup.

  • Le geste : l’essai controversé de l’Anglais Will Homer

L’action a fait le tour de la planète rugby. Non pas pour sa beauté, quoique la percée de Will Homer fut fulgurante, mais bien pour son caractère polémique. Lors du match de poule entre l’Angleterre et l’Argentine, les Britanniques étaient menés 19 à 0, à moins de trois minutes du terme. Virtuellement troisièmes, ces derniers pouvaient combler leur retard sur le Canada (2e) en glanant des points au goal-average, et ainsi se qualifier pour les quarts de finale.

Survenait alors la fameuse percée de Will Homer qui, d’une course de quasiment 100 mètres, s’en allait marquer l’essai de la qualif’ pour l’Angleterre. Mais au lieu d’aplatir directement, le septiste laissait le chronomètre tourner… pendant plus de 2 minutes ! Ainsi, les Anglais ne s’exposaient aucunement à un nouvel essai argentin, qui les aurait privé de phase finale. Assurés de terminer premiers de la poule, les partenaires de Marcos Moneta laissaient assez étonnamment le joueur anglais patienter entre les poteaux, le tout dans l’incompréhension générale.

Grâce à cet essai aussi long que controversé, l’Angleterre se qualifiait pour les quarts. Elle sera néanmoins éliminée par les Samoans (26-24).

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