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Grassineau : ''Les JO c’est assez mythique, tout le monde a envie d’y participer''

Grassineau : ''Les JO c’est assez mythique, tout le monde a envie d’y participer''
Par Rugbyrama

Le 15/06/2021 à 17:30Mis à jour

SEVENS - L'équipe de France féminine de rugby à VII jouera sa qualification pour les prochains Jeux Olympiques, ce week-end à Monaco. L'occasion pour l'expérimentée Camille Grassineau (30 ans) de revenir avec nous sur les ambitions du VII de France, à l'approche de l'évènement, mais aussi de revenir sur ses souvenirs olympiques.

Qu’est ce que représente les Jeux Olympiques pour vous ?

Les Jeux c’est une compétition qui est assez mythique. Tout le monde a envie d’y participer. Notre génération a beaucoup de chance avec le retour du rugby aux JO. On va essayer d’aller décrocher notre deuxième ticket aux Olympiades, ce week-end à Monaco.

Comment abordez vous ce tournoi de qualification olympique ?

Notre TQO on va l’aborder de manière à prendre du temps de jeu, pour mettre notre jeu en place. On a eu très peu d’opportunités de jouer cette saison donc on va le prendre du coté positif pour essayer d’atteindre nos objectifs.

Vous allez affronter des équipes que vous n’avez pas l’habitude de croiser, comment on se prépare à ces matches-là ?

Pour la plupart des équipes, on les a très peu joué. On a aussi très peu d’images sur elles. Au vu de notre expérience sur le circuit mondial, on va d’abord se concentrer sur nous et après on analysera au fur et à mesure les autres équipes. L’essentiel pour attaquer le tournoi ce sera de mettre les ingrédients qu’on a l’habitude de mettre habituellement.

Outre la Russie, qui occupe le statut de favorite, à vos cotés, de quelles autres équipes vous méfiez-vous ?

Si tout se passe bien et que la hiérarchie est respectée, que chacun fait le boulot en poule, on ne se croisera pas avec la Russie (il y aura deux équipes qualifiées). Dans notre poule, l’équipe qui va être la plus organisée, ça sera sûrement Hong-Kong. Une équipe que l’on a déjà affronté et surtout une vraie terre de rugby à VII. Ça a été la première équipe au monde à avoir des contrats professionnels chez les filles, donc on peut s’attendre à une organisation collective qui sera certainement supérieure à d’autres équipes de la poule.

SEVENS - Grassineau (France)

SEVENS - Grassineau (France)Icon Sport

Qu’est-ce qui peut empêcher l’équipe de France féminine à VII de décrocher son ticket pour Tokyo ?

Le Seven c’est très rapide, les matches sont très courts donc on aura pas le droit à l’erreur car les matches peuvent aller très vite. Toutes les équipes auront des individualités, il faudra qu’on se concentre sur notre force collective pour qu’ensuite nos individualités puissent prendre le dessus par la suite et nous permettre de nous qualifier.

Vous étiez déjà présente dans le groupe qui a participé aux JO de Rio en 2016, en quoi votre expérience personnelle peut aider le collectif ?

Cette expérience nous aidera forcément pour attaquer ce TQO, puis je l’espère, les Jeux Olympiques. Après, on ne se met pas trop la pression. On a la chance avec le rugby à VII de connaître des tournois tout au long de l’année qui sont assez relevés dans une organisation importante. Au final, à Rio, je n’ai pas eu une pression particulière, tout simplement car le format ne change pas beaucoup des World Series. On est habitué à ce genre d’ambiance et d’organisation. C’est à nous de prendre le TQO sérieusement pour essayer de se qualifier et de faire les choses dans l’ordre.

Pour en revenir aux JO de Rio en 2016, est-ce qu’il y a un moment qui vous a particulièrement marqué ?

La chose que j’ai le plus apprécié c’est le village olympique, le fait de croiser pleins de sportifs alors qu’on est tous issus de mondes différents. On a croisé Novak Djokovic, Usain Bolt, d’autres grands sportifs, c’est vraiment le coté génial des Jeux Olympiques.

Propos recueillis par Jules POQUET

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