Rugbyrama

Coupe du monde à 7 - David Courteix (France) : "Je suis fier des filles"

Courteix : "Je suis fier des filles"

Le 24/07/2018 à 09:31

La deuxième place des Bleues à la Coupe du monde à 7 disputée le week-end dernier à San Francisco, après la défaite en finale contre la Nouvelle-Zélande, prouve la progression de cette équipe de France. Son sélectionneur David Courteix se réjouit des avancées observées et espère que ces belles prestations aideront ses troupes à grandir encore.

Rugbyrama : Que retenez-vous de cette Coupe du monde à San Francisco pour votre équipe ?

David Courteix : C’est un beau week-end pour nous. Notre deuxième place finale concrétise notre belle saison sur le circuit. Il y a eu encore beaucoup d’avancées et de progrès dans notre équipe sur cette Coupe du monde, avec notamment deux matchs de grande qualité contre le Canada et l’Australie. Mais j’ai envie de dire que la finale était aussi d’une bonne qualité chez nous. Nous sommes simplement tombés sur une meilleure équipe, un peu plus technique, avec un peu plus de vitesse, un peu plus de maîtrise.

Cette défaite en finale contre les Blacks Ferns est-elle tout de même une déception ?

D.C. : Je n’ai pas honte d’avoir perdu contre une telle équipe. La fin de match est anecdotique et, pour moi, la compétition a sacré la meilleure formation mondiale, de très loin. Ces filles sont d’un extrême talent et d’une grande gentillesse humaine. J’aurais évidemment souhaité que la France l’emporte mais la Nouvelle-Zélande fait un formidable vainqueur. C’est bien pour le rugby à 7 qu’elles aient gagné. Elles le méritent. De mon côté, je suis fier des filles de l’équipe de France, de l’ensemble du staff et tous les gens autour qui ont réalisé un gros boulot durant toute l’année.

Cette compétition, et cette médaille d’argent, peuvent-elles changer l’histoire à venir de l’équipe de France féminine à 7 ?

D.C. : La Coupe du monde a mis nos filles en avant, comme nos garçons d’ailleurs, qui s’entraînent tous dur toute l’année. Ils et elles veulent faire exister cette discipline qui reste encore confidentielle en France. J’espère que ce week-end placera nos valeurs et tout notre investissement au premier plan, au-delà même des résultats. On a toujours l’occasion d’apprendre pour continuer à grandir, et on va apprendre de cette finale perdue par exemple. Nous sommes à notre niveau. J’ai l’habitude de dire que le rugby à 7, c’est comme un scénario de film. Quand on a la maîtrise du jeu, on tire les ficelles du film. Là, sur ce match, ça nous a échappés à un moment et on a perdu le fil du scénario. Mais cela va nous aider à nous construire encore.

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